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Les Galettes de Pont-Aven

Les Galettes de Pont-Aven

Publié le 17 déc. 2024 Mis à jour le 17 déc. 2024 Culture
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Les Galettes de Pont-Aven


Titre original : Les Galettes de Pont-Aven


Année : 1975


Réalisateur : Joël Séria


Pays : France


Casting : Jean-Pierre Marielle, Bernard Fresson, Jeanne Goupil, Andréa Ferréol, Claude Piéplu, Dolorès McDonough, Romain Bouteille, Dominique Lavanant, Gisèle Grimm


Résumé : Henri Serin, marié, père de deux enfants, est représentant en parapluies. Pour fuir sa morne existence, Henri s’adonne à la peinture et prend la route le plus régulièrement possible. Au cours d’une tournée en Bretagne, il est victime d’un accident de la route. En attendant que l’on répare sa voiture, il se retrouve coincé à Pont-Aven. (source : Senscritique.com)


Avis vite dit : De temps en temps, se faire ou se refaire un film culte, quel bonheur... Avec Les Galettes de Pont-Aven, on touche au film étendard, celui qui surnage la filmographie de son réalisateur, Joël Séria, mais aussi certainement celui qui a donné l'un des rôles les plus emblématiques et mémorables aux yeux du grand public à Jean-Pierre Marielle. Il incarne Henri Serin, comme le serin, représentant de commerce en parapluies de qualité,

qui souffre en silence dans sa vie de famille, dans son boulot alimentaire alors qu'il se rêve en Gauguin, en artiste peintre. Un homme mûr qui se sent incompris, engoncé dans un carcan social et familial qui l'étouffe, certains parleraient de crise de la quarantaine, d'autres de rébellion à l'ordre établi, d'autres encore de recherche de sens à son existence morne et sans relief... Ce film, qui est généralement taxé de comédie par son outrance, son langage fleuri, la légèreté avec laquelle les personnages féminins sont vêtus tout au long du récit, n'en est en fin de compte pas tellement une. J'y vois beaucoup de noirceur, de tristesse, de désespoir, dans ce film. Il est certes truculent, surtout en ce qui concerne les dialogues savoureux, mais en réalité son personnage central ne cesse de se débattre, comme il le peut, contre le sort, le système en place, la frustration, les désillusions, la fatalité... sans forcément toujours y parvenir du reste. Plutôt un constat implacable et lucide qu'une cure d'optimisme, ce film garde un aspect sympathique par son rapport très direct au monde réel, toujours à hauteur de quidam, toujours sur un ton de sincérité, presque de naïveté, et surtout il véhicule et revendique du début à la fin une forme de tendresse inaltérable, vraie, pleine. Rien n'y est tout blanc ni tout noir, des personnages aux situations, des liens qui se font ou se défont. Si à sa sortie, le film était volontiers qualifié de provocateur et dérangeant, aujourd'hui je le perçois beaucoup plus comme un cri du cœur, d'une sincérité folle, et comme une fenêtre mélancolique sur un monde passé et perdu où l'humain prévalait encore sur tout le reste. Un mot sur Jean-Pierre Marielle : grandiose. Et je n'oublie pas non plus la qualité des seconds rôles délicieux à la pelle. Un film emblématique du cinéma français des années 1970, au même titre que Les Valseuses selon moi. À voir et revoir sans modération (surtout pas !).


Tous mes avis vite dits ont été initialement publiés sur mon blog : www.moleskine-et-moi.com


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