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Et pour quelques dollars de plus (1965) Sergio Leone

Et pour quelques dollars de plus (1965) Sergio Leone

Publié le 6 nov. 2021 Mis à jour le 6 nov. 2021
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Et pour quelques dollars de plus (1965) Sergio Leone

Règlements de comptes à El Paso

Avec la « trilogie du dollar » , Sergio Leone a créé un genre et a ouvert la voie à bon nombre de productions dont la qualité ne fut pas systématiquement au rendez-vous. Et pour quelques dollars de plus est le deuxième volet de cette trilogie, qui tient pour acteur principal l'inégalable Clint Eastwood. Ils ne tourneront par la suite plus ensemble, les deux fortes personnalités trouvant le moyen de se brouiller lors de la préparation d'Il était une fois dans l'Ouest, où Leone n'avait proposé à Eastwood qu'une apparition. Moins efficace que Pour une poignée de dollars, moins profond que Le bon, la brute et le truand, le film souffre d’un manque de rythme et d’un scénario pas très conséquent.

Au sud des États-Unis sévissent deux chasseurs de primes partent chercher des criminels recherchés. Au mexique, un bandit sans pitié, que l'on surnomme « El Indio », s'évade de prison, occasionnant une spectaculaire effusion de sang. Le hors-la-loi s'empresse alors de capturer celui qui l'a fait emprisonner, tuant sa famille au passage. Puis il prévoie de braquer la banque ultra sécurisée d'El Paso, son ancien compagnon de cellule lui ayant confié que l'argent y était caché, non pas dans un coffre, mais dans un simple meuble. C'est sans compter deux mercenaires, attirés par la rançon promise à qui attrapera l'ancien prisionner pour le rendre aux autorités.

Ce qui a de bien avec les films de Sergio Leone c’est qu’on est quasiment sûr de passer un bon moment sans avoir besoin de réfléchir. Les scènes de violence immédiate s’enchaînent avec les vengeances et autres duels au soleil pour notre plus grand plaisir de spectateur. Dans Et pour quelques dollars de plus, le scénario se résume à ces deux chasseurs de primes qui essayent de capturer un bandit, celui-ci s’apprêtant à effectuer un braquage. Sur deux heures de film on peut admettre que c’est un peu léger… d’où les multiples rebondissements et autres ficelles un peu faciles qui plombent souvent un long-métrage où les retours en arrière se succèdent.

Les fondamentaux du western spaghetti sont heureusement au rendez vous dans Et pour quelques dollars de plus. On peut y entendre la, reconnaissable entre toutes, musique d’Ennio Morricone, on peut se régaler de plusieurs gros plans sur les yeux et les visages, de duels qui n’en finissent pas, ou de répliques qui fusent. En bref, on a affaire à du bon avec un Sergio Leone qui peut compter sur ses afficionados. Mais à regarder la trilogie de plus près, on a l’impression qu’il a du mal avec ce deuxième opus à renouveler la fraîcheur du premier. On s’ennuie presque à suivre des retournements de situations tellement évidents qu’ils ne nous touchent même pas.

Le flash-back sur l’histoire du colonel (Lee Van Cleef génial en bonhomme droit dans ses bottes) est mal exploité et arrive comme un cheveu sur la soupe. Par contre la complicité qui unit le manchot (ah… Clint Eastwood et son légendaire poncho…) avec ce même colonel fonctionne très bien et apporte une dose d’humour qui allège un peu le tout. Le rôle du « bad guy » échoit impeccablement à Gian Maria Volonte qui s’offre pour compères des seconds rôles de luxe comme Luigi Pistilli et Klaus Kinski. Tout ce casting quatre étoiles est réunit dans Et pour quelques dollars de plus, soit un western de qualité mais parfois un peu trop mou du genou pour être totalement jouissif. 

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