Congratulations! Your support has been successfully sent to the author
Voyage dans Le Monde Perdu

Voyage dans Le Monde Perdu

Published Jun 2, 2022 Updated Jun 2, 2022 Culture Culture
time 3 min
0
Love
0
Solidarity
0
Wow
thumb 0 comment
lecture 71 to reads
0
reaction

On Panodyssey, you can read up to 30 publications per month without being logged in. Enjoy29 articles to discover this month.

To gain unlimited access, log in or create an account by clicking below. It's free! Log in

Voyage dans Le Monde Perdu

Lors de ces longues soirées d’hiver, j’aime m’installer confortablement dans mon fauteuil face à la cheminée qui crépite, un plaid sur les genoux et une tasse de thé bien chaud. Chaque nuit, je prends plaisir à relire un de mes classiques. Ne vous méprenez pas, nous n’avons certainement pas les mêmes… Mes chefs d’œuvres renferment magie, science-fiction, fantasy et horreur. Des histoires palpitantes sur fond de romance ou d’enquêtes policières.

Ce soir, mon choix s’est porté sur Le Monde Perdu de Michael Crichton. Les paupières lourdes de sommeil, je ne pouvais m’arracher à ma lecture. Je tournais les pages dévorant les lignes avec impatience. Encore quelques pages…, pour finir ce chapitre. Je savais pertinemment comment se termine ce livre. Je le connaissais par cœur. Mais impossible de le quitter. Le suspens était bien trop insoutenable…

L’air s’était soudainement rafraîchi. Un vent furieux jouait avec mes cheveux et l’humidité ambiante pénétrait mes vêtements refroidissant mon corps endolori. Une odeur douceâtre d’humus et de terre mouillait flottait tout autour de moi. J’avais encore oublié de fermer la fenêtre de la cuisine… Lorsque je me décidai enfin à lever les yeux, je m’aperçus que j’avais quitté la douceur de mon cocon. Je me trouvais au cœur d’une forêt sombre et effrayante. Habillée comme une aventurière. Assise sur le sol froid, recroquevillée sur moi-même. Comment diable avais-je atterri ici ? Était-ce un cauchemar ? La fatigue avait-elle eu raison de moi ? Je me souvenais parfaitement des derniers mots de Michael. Ils étaient pour Kelly, en sécurité sur le toit, alors qu'Eddy et Arby étaient en plein combat avec des raptors. Ensuite, tout était confus. J’avais dû m’assoupir.

Pour un simple rêve, tout paraissait si réel. Je pouvais sentir une présence. D’un pas discret, quelque chose s’approchait dangereusement de moi. Immobile, je guettai du coin de l’œil espérant que la créature passe son chemin. Mais elle m’avait prise pour cible… Un sifflement aigu me glaça le sang. Le cri féroce d’un raptor, il n’y avait aucun doute possible. Un frisson d’effroi me parcourut la colonne et me paralysa. J’étais incapable du moindre mouvement. Ma respiration était de plus en plus pénible, je suffoquais de sanglots muets.

J’essayai de toutes mes forces de me réveiller. D’ouvrir les yeux et de retrouver mon livre et la chaleur de mon foyer. En vain… Le monstre se tenait juste à côté de moi. Son haleine fétide me frappait le visage. Il m’observa, sans bouger. Me renifla, sans jamais me toucher. Et soudain, effrayé par une sonnerie stridente, celle de mon téléphone, il s’évapora me laissant seule dans cette nature hostile.

Je revins brusquement à moi, blottie dans mon fauteuil, le front brûlant de fièvre. Tout ceci n’était que le fruit de mon imagination… Tremblante, je tendis la main vers mon smartphone pour répondre à mon sauveur.

 

Texte de L.S.Martins (25 minutes chrono, sans relecture). 
Image par _freakwave_ de Pixabay : Raptor Photoshop Forêt - Photo gratuite sur Pixabay

lecture 71 lectures
thumb 0 comment
0
reaction
Share this publication
copylink copylink

Comments (0)

You can support your favorite independent writers by donating to them

Prolong your journey in the Panodyssey universe Culture
Afrikaanse Veltassistant (EN)
Afrikaanse Veltassistant (EN)

The repetitive ringing of the phone wakes me up. It is 4 a.m. Reluctantly I abandon the warmth of the blankets and sit on th...

Alessandro Perin
3 min
Afrikaanse Veltassistent
Afrikaanse Veltassistent

Il ripetitivo trillare del telefono mi sveglia. Sono le 4 del mattino. Controvoglia abbandono il tepore delle coperte e mi m...

Alessandro Perin
3 min

donate You can support your favorite writers