Félicitations ! Ton soutien à bien été envoyé à l’auteur
Trente minutes de sursis (The Slender Thread, Sydney Pollack, 1965)

Trente minutes de sursis (The Slender Thread, Sydney Pollack, 1965)

Publié le 13 janv. 2022 Mis à jour le 13 janv. 2022
time 2 min
0
J'adore
0
Solidaire
0
Waouh
thumb 0 commentaire
lecture 47 lectures
0 réaction

Sur Panodyssey, tu peux lire 10 publications par mois sans être connecté. Profite encore de 9 articles à découvrir ce mois-ci.

Pour ne pas être limité, connecte-toi ou créé un compte en cliquant ci-dessous, c’est gratuit ! Se connecter

Trente minutes de sursis (The Slender Thread, Sydney Pollack, 1965)

Le premier film de Sydney Pollack devait entièrement reposer à l'origine sur le dialogue téléphonique d'un étudiant en médecine exerçant une mission de bénévolat au centre d'aide aux désespérés et d'une mère de famille ayant entrepris de se suicider. Deux genres se superposaient ainsi: un thriller avec le compte à rebours pour localiser la jeune femme et la sauver avant qu'il ne soit trop tard et une romance par téléphone interposé qui aurait été impossible de montrer frontalement en 1965 dans un film hollywoodien classique. On voit ainsi comment "Trente minutes de sursis" a ouvert la voie deux ans plus tard à "Le Lauréat", film-phare du nouvel Hollywood qui allait faire tomber le tabou de la différence d'âge et de statut social avec en plus la même actrice, Anne Bancroft dans le rôle de l'épouse bourgeoise insatisfaite. D'autre part, la relation téléphonique s'avère également être un excellent moyen de contourner la barrière de la couleur de peau dans un pays marqué par un profond racisme et une phobie non moins profonde du métissage. Comme le montre ironiquement Spike Lee dans "BlacKkKklansman", les membres du KKK se font berner par un policier noir parce qu'ils ne parviennent pas à le démasquer au téléphone. Il en est de même évidemment dans "Trente minutes de sursis" où jamais la question raciale ne se pose alors qu'il n'en aurait pas été de même si Alan (Sidney Poitier) et Inga (Anne Bancroft) s'étaient réellement rencontrés.

Cependant Sydney Pollack qui exécutait une commande n'a pas pu réaliser le film qu'il voulait si bien que le film est affaibli par les flashbacks expliquant pourquoi Inga en est arrivé là. Ceux-ci cassent la tension du compte à rebours et du huis-clos alors que de nombreux personnages viennent interférer avec Alan dans la cellule de crise où il était de garde ce qui détruit l'aspect intimiste de la relation qu'il avait pu instaurer avec son interlocutrice.

lecture 47 lectures
thumb 0 commentaire
0 réaction
Partager la publication
copylink copylink

Commentaire (0)

Tu peux soutenir les auteurs indépendants qui te tiennent à coeur en leur faisant un don

Prolonger le voyage dans l'univers Culture

donate Tu peux soutenir les auteurs qui te tiennent à coeur