Félicitations ! Ton soutien à bien été envoyé à l’auteur
Les Bas-fonds (Jean Renoir, 1936)

Les Bas-fonds (Jean Renoir, 1936)

Publié le 30 mars 2022 Mis à jour le 30 mars 2022
time 1 min
0
J'adore
0
Solidaire
0
Waouh
thumb 0 commentaire
lecture 48 lectures
0 réaction

Sur Panodyssey, tu peux lire 10 publications par mois sans être connecté. Profite encore de 9 articles à découvrir ce mois-ci.

Pour ne pas être limité, connecte-toi ou créé un compte en cliquant ci-dessous, c’est gratuit ! Se connecter

Les Bas-fonds (Jean Renoir, 1936)

Quand j'étais étudiante, je fréquentais un cinéma art et essai (fermé depuis) qui faisait des cycles de cinq films sur les grands cinéastes. Et dans celui qui était consacré à Jean RENOIR, il y avait "Les Bas-fonds" (1936) qui est d'ailleurs le seul des cinq que je n'ai pas vu à l'époque. Mais le titre m'est resté en mémoire.

Le film est assez fascinant, de par son mélange assez détonnant de convention et de naturel. Les idées politiques de gauche de Jean RENOIR y transparaissent. Le film se déroule en effet dans le Paris du Front Populaire mais tous les personnages portent des noms russes (le film est financé par les producteurs d'origine russe de la société Albatros qui ont refusé toute francisation des noms des personnages de la pièce de Maxime Gorki et les communistes français ont également fait pression en ce sens), vivent dans un dortoir collectif et payent en roubles. La déchéance de l'aristocratie et l'émancipation des classes populaires avec un très beau plan final qui cite directement "Les Temps modernes" (1934) de Charles CHAPLIN célèbre la fraternité de la société sans classes.

Pourtant, le naturel parvient à surpasser la convention. Pas seulement parce qu'on y célèbre le bonheur de la sieste sur l'herbe et que les échappées bucoliques chez Jean RENOIR ont un relief saisissant. Mais parce que jamais Jean GABIN n'a paru aussi vrai que dans ce film. A deux reprises, lorsqu'il exprime ses aspirations, devant le commissaire puis devant Natacha, cela sort comme un cri du coeur, un cri du coeur sur lequel le temps n'a pas de prise. Son duo avec un Louis JOUVET impérial est savoureux (outre l'interprétation, les qualités d'écriture du film, co-scénarisé et dialogué par Charles SPAAK ont été justement soulignées). Et puis le film est porté par un tel élan d'espoir qu'il triomphe de tout ce que l'histoire originale pouvait porter de sordide.

lecture 48 lectures
thumb 0 commentaire
0 réaction
Partager la publication
copylink copylink

Commentaire (0)

Tu peux soutenir les auteurs indépendants qui te tiennent à coeur en leur faisant un don

Prolonger le voyage dans l'univers Culture
24.2 – Petit gibier des mythes... 
24.2 – Petit gibier des mythes... 

Nous sommes Ulysse. Nous sommes Don Quichotte. Nous sommes Jean Valjean.Nous nous racontons des histoires au-delà des histoires &ea...

Lorenzo Soccavo
2 min
Les gourous du pouce
Les gourous du pouce

Cette société est bancale tout comme ce poème. Lorsque je l’ai publié dans cette construction il a enthous...

Jean-Christophe Mojard
1 min
3, 6, 9…
3, 6, 9…

Mon téléphone portable coula comme une masse dans l’eau trouble du canal, il n’y eu même pas un glouglou ou un r...

Hervé Fuchs
3 min

donate Tu peux soutenir les auteurs qui te tiennent à coeur