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American Beauty (Sam Mendes, 1999)

American Beauty (Sam Mendes, 1999)

Publié le 14 avr. 2021 Mis à jour le 14 avr. 2021
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American Beauty (Sam Mendes, 1999)

C'est un film jouissif, beau, profond et mélancolique. Culte aussi. Et le phénoménal numéro de Kevin Spacey n'y est pas étranger. Looser léthargique piqué au vif par un démon de midi en forme de Lolita, le voilà qui rajeunit jusqu'à faire une crise d'adolescence carabinée, envoyant valdinguer au passage tous les faux-semblants de sa vie de salary man de l'upper middle class vivant dans ces interminables suburbs aseptisés symboles du "rêve américain". Un rêve qui se réduit à un empilement de choses mortes alors que c'est le désir qui réveille, qui enflamme, qui fait vibrer. Et ce désir, Sam Mendès le filme fichtrement bien. Soit à travers les rêves de Lester où les pétales de rose écarlate, symboles d'une passion brûlante pleuvent du corps de la belle Angela. Soit à travers l'image granuleuse d'un caméscope, celui de Ricky, le fils des voisins épris de l'étrange beauté de Jane, la fille de Lester mais qui noue également une amitié complice avec son père. Un père qu'il filme donc également en train de travailler avec rage son corps pour le rendre de nouveau désirable.

A ces trois freaks totalement marginaux s'opposent du moins en apparence des personnages américains modèle: Angela, la barbie de service; Frank, le militaire facho-réac, brute épaisse collectionnant les armes et élevant son fils à coups de poing et Carolyn, la femme de Lester, une femme d'affaires castratrice et psychorigide qui ne peut éprouver du désir que pour le winner qui la domine (coïncidence ou pas, son amant Buddy est joué par Peter Gallagher, un rôle très proche de celui qu'il interprétait dans "Sexe, mensonges et vidéos" le premier film de Soderbergh et ce n'est pas le seul point commun entre les deux films.) Sauf que le film met en pièces leur façade et que derrière, c'est un gouffre béant de solitude, d'angoisse, de misère affective et sexuelle, de mauvaise image de soi. Un gouffre d'impuissance qui ne peut s'exprimer que par la violence principalement dirigée contre Lester, véritable pyromane de l'histoire. Alors on se rend compte que les vrais freaks de l'histoire ce sont eux.

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