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L'Homme de Rio (Philippe de Broca, 1964)

L'Homme de Rio (Philippe de Broca, 1964)

Publié le 15 janv. 2022 Mis à jour le 15 janv. 2022
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L'Homme de Rio (Philippe de Broca, 1964)

L'Homme de Rio, deuxième collaboration entre Philippe de Broca et Jean-Paul Belmondo (après "Cartouche") c'est le film qui fait la liaison entre les aventures de Tintin et la saga Indiana Jones. Les emprunts aux albums du célèbre reporter sont légion et rappellent que L'Homme de Rio est issu d'un projet d'adaptation de l'oeuvre de Hergé: les statuettes dissimulant un secret? "L'Oreille Cassée". Les enlèvements d'ethnologues? "Les Sept boules de cristal". La superposition des trois parchemins? "Le Secret de la Licorne". Le héros suspendu juste au-dessus d'un crocodile affamé? "Tintin au Congo". Ou cascadeur le long d'un immeuble? "Tintin en Amérique". Les fléchettes empoisonnées? "Les Cigares du pharaon". Cette ligne claire par son extrême précision se combine avec une vitesse d'exécution sans pareille, d'immenses espaces à défricher (la jungle), ou à investir (Brasilia), les qualités athlétiques de Jean-Paul Belmondo qui ne cesse de courir, sauter, grimper, nager, se bagarrer du début à la fin du film à pied, en vélo, en voiture, en avion ou de liane en liane (mais toujours en ligne droite, de case en case!) et un zeste du rire unique de Françoise Dorléac. La dynamique de leur couple rappelle les meilleures comédies américaines, les séquences de saloon font penser au western, celle où le héros grimpe le long d'un mur et les bagarres où le décor est détruit aux burlesques muets et juste retour des choses, le film sera à son tour une source d'inspiration majeure pour Spielberg (qui découvrira ensuite par ricochet l'oeuvre belge d'origine et lui rendra hommage en 2011). L'ensemble défie les lois de l'apesanteur dans une esthétique bariolée proche de son modèle original, la BD mais aussi de la légèreté de la Nouvelle Vague (décors naturels, faux raccords privilégiant le rythme à la cohérence).

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Commentaires (2)

C'est lié au fait que les personnages sont très différents, beaucoup plus réalistes. En revanche, quand je l'ai revu (la première fois j'étais trop jeune pour capter), ça m'a sauté aux yeux, surtout les trois statuettes avec leurs papiers à superposer: j'ai pensé aussitôt aux trois maquettes de la Licorne dans le mât desquelles se trouve un bout de la carte au trésor!
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Laetitia Gand 8 mois

Bonjour,
merci pour votre article sur ce film. Je ne savais pas qu'il était issu d'un projet lié à Hergé sincèrement. En regardant d'ailleurs, le film on y pense même pas.

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