Congratulations! Your support has been sent to the author
Des hommes (Lucas Belvaux, 2020)

Des hommes (Lucas Belvaux, 2020)

Published Mar 5, 2022 Updated Mar 5, 2022
time 2 min
0
Love
0
Care
0
Wow
thumb 2 comments
lecture 15 lectures
1 reaction

On Panodyssey, you can read up to 10 articles per month without being logged in.
Enjoy 9 articles more articles to discover this month.

To have unlimited access, log in or create an account by clicking below, it's free! Sign in

Des hommes (Lucas Belvaux, 2020)

Les films français traitant de la sale guerre d'Algérie sont plus nombreux qu'on ne le pense mais beaucoup ont traité la question de façon allusive ou indirecte (notamment dans les films de la nouvelle vague contemporains des "événements", je pense à "Le Petit soldat" (1960), "Cléo de 5 à 7" (1961), "Les Parapluies de Cherbourg" (1964), "Muriel ou le temps d un retour" (1962), "Adieu Philippine" (1963). Il existe également un certain nombre de documentaires assez remarquables. En revanche les films de fiction récents sont peu nombreux ("L Ennemi intime" (2007), "Hors La Loi") (2010) et se situent à l'époque des événements. Bien peu à ma connaissance évoquent les conséquences à long terme de cette guerre qui n'a pas voulu dire son nom jusqu'en 1999 alors qu'elle pèse de tout son poids sur notre société post-coloniale qui fait cohabiter soixante ans après d'anciens appelés, pieds-noirs, harkis, indépendantistes et toute leur descendance (thème qui imprègne par exemple "Parlez-moi de la pluie") (2007). C'est donc tout l'intérêt de "Des hommes", l'adaptation cinématographique du roman de Laurent Mauvignier que de faire des allers-retours spatio-temporels et d'offrir une pluralité de points de vue pour montrer comment un passé non digéré continue à faire des ravages dans le présent. Malheureusement, Lucas BELVAUX n'est pas Alain RESNAIS. Ce dernier pouvait manier des dispositifs narratifs aussi complexes que celui de "Hiroshima mon amour" (1958) qui m'a fait penser à "Des hommes". Mais Lucas Belvaux ne maîtrise pas aussi bien la polyphonie et le patchwork. En résulte un film assez confus dont les pièces et les morceaux ne s'ajustent pas bien. Si le début est assez saisissant avec la métaphore du monstre (incarné par le Gargantua Gérard DEPARDIEU) qui incarne toute la mauvaise conscience "d'un village français", la suite est nettement plus laborieuse avec des personnages d'appelés que l'on a du mal à distinguer les uns des autres, des destins trop vite laissés de côté et un Jean-Pierre DARROUSSIN plus ectoplasmique que véritablement douloureux tout comme sa cousine Solange (Catherine FROT). Le film ne tranche pas assez dans le vif. Il aurait gagné à se concentrer davantage sur l'histoire familiale de Bernard et à développer le présent tant l'écart de talent est grand entre les acteurs expérimentés nommés ci-dessus et leurs avatars censés les incarner jeunes.

lecture 15 lectures
thumb 2 comments
1 reaction
Share the article
copylink copylink

Comments (2)

j'entends de l'écho...des échos pour être plus précise.

You can support the independent writers you care about by making a donation to them

Extending the travel in the universe Culture
THE CONSPIRACY OF CRIME
THE CONSPIRACY OF CRIME

Meet the Press (23 juin 2022) publiait cette image en ligne (FB) dans ses "News" avec pour titre : "The Supreme Court...

Cecile Voisset
4 min
Dare to Do Nothing
Dare to Do Nothing

Listen to the interview with the author here Author: Amy Minty...

The Authors Show
1 min
Les coulisses de Davos #10
Les coulisses de Davos #10

Fuir en s’imaginant dans un jeu, soit, mais la fuite est-elle possible dans un jeu ?Un jeu se déroule inexorablement. Il se d...

Lorenzo Soccavo
3 min

donate You can now support your favorite writers on Panodyssey!