Congratulations! Your support has been successfully sent to the author
Le Rideau déchiré (Torn Curtain, Alfred Hitchcock, 1966)

Le Rideau déchiré (Torn Curtain, Alfred Hitchcock, 1966)

Published Feb 20, 2022 Updated Feb 20, 2022 Culture
time 2 min
0
Love
0
Solidarity
0
Wow
thumb 0 comment
lecture 119 readss
0
reaction

On Panodyssey, you can read up to 30 publications per month without being logged in. Enjoy29 articles to discover this month.

To gain unlimited access, log in or create an account by clicking below. It's free! Log in

Le Rideau déchiré (Torn Curtain, Alfred Hitchcock, 1966)

Je n'avais jamais vu "Le Rideau déchiré" qui fait partie des films de la fin de carrière de Alfred HITCHCOCK soit une période de relatif déclin (si on excepte "Frenzy") (1972). Et puis je suis peu friande d'intrigues d'espionnages sur fond de guerre froide. Néanmoins si "Le Rideau déchiré" est nettement plus bancal que ses films les plus célèbres, on est loin de l'oeuvre insignifiante. La preuve: dans "Lust, Caution" (2007) de Ang LEE il y a une scène qui fait directement écho à la plus emblématique de "Le Rideau déchiré" (1966). Il s'agit d'un meurtre qui s'avère particulièrement laborieux, nécessitant de s'y reprendre à plusieurs fois et de plusieurs façons. L'intention est la même dans les deux films: montrer que tuer un homme n'a rien d'évident quand on est inexpérimenté."Les Amants sacrifiés" (2020) de Kiyoshi KUROSAWA sorti récemment repose également sur une intrigue qui reprend celle du "Le Rideau déchiré": une femme découvre l'inquiétante opacité de l'homme qui partage sa vie dans un contexte de guerre au point d'être rejetée par lui. Preuve que Alfred HITCHCOCK savait encore surprendre, innover et inspirer, même dans ses films mineurs. On peut aussi citer une autre scène expérimentale très réussie de poursuite dans un musée et deux morceaux de bravoure dans un bus puis un théâtre (une séquence qui rappelle fortement "L Homme qui en savait trop") (1956).

Néanmoins après l'échec de "Pas de printemps pour Marnie" (1964)Alfred HITCHCOCK n'avait plus les coudées aussi franches pour réaliser les films qu'il voulait et a perdu la plupart de ses collaborateurs les plus emblématiques. Surtout il s'est vu imposer les acteurs principaux avec lesquels il n'avait guère d'affinités. Et cela se ressent, particulièrement avec Paul NEWMAN qui a l'air de traverser le film complètement anesthésié alors qu'il est censé prendre des risques déments et sacrifier sa fiancée. J'aime beaucoup Julie ANDREWS mais le fait est que Alfred HITCHCOCK ne savait pas trop quoi faire d'elle. Par conséquent, elle est sous-exploitée. Cette faiblesse au niveau de l'interprétation dessert le film qui souffre inévitablement de passages à vide entre les moments réussis.

lecture 119 readings
thumb 0 comment
0
reaction

Comments (0)

You can support your favorite independent writers by donating to them

Prolong your journey in this universe Culture
Coco
Coco

Depuis déjà plusieurs générations, la musique est bannie dans la famille de Miguel. Un vrai d&ea...

Valentine Simon
1 min
COME IN ! 
COME IN ! 

  Light each day enters, and political stage is coming to be clearer : no Deep State, a fantasy

Cecile Voisset
3 min

donate You can support your favorite writers