facebook Pension d'artistes (Stage Door, Gregory La Cava, 1937)
Congratulations! Your support has been sent to the author
Pension d'artistes (Stage Door, Gregory La Cava, 1937)

Pension d'artistes (Stage Door, Gregory La Cava, 1937)

CREATIVE ROOM

Cinépassion

Pension d'artistes (Stage Door, Gregory La Cava, 1937)

"Pension d'artistes" est comme l'année précédente "Mon homme Godfrey" (1936) un grand cru de Gregory LA CAVA. Il se distingue par son fabuleux casting d'actrices, ses dialogues brillants et sa grande résonnance contemporaine. En effet bien que réalisé en 1937, "Pension d'artistes" évoque l'ère "#Me Too" dans le monde du spectacle hollywoodien, sans doute parce qu'en 80 ans, la distribution inégalitaire des rôles sociaux n'a guère changé. Aux hommes, les postes de pouvoir, dont celui de faire et de défaire les carrières au gré de leur bon plaisir. Aux femmes, les postes de subordonnées contraintes de se soumettre à un mécénat qui ressemble furieusement à une promotion canapé. Les scènes entre le producteur Anthony Powell (Adolphe MENJOU) et les jeunes actrices sont extrêmement révélatrices, qu'il les fasse attendre pour rien ou qu'après avoir fait son "marché" il ne tente de les séduire avec de fallacieuses promesses tout en s'assurant de leur soumission (la censure l'empêche de leur sauter dessus comme Harvey Weinstein mais on y pense forcément d'autant que les poses devant le canapé sont suggestives).

A cet aspect d'inégalité des sexes, Gregory LA CAVA ajoute comme dans "Mon homme Godfrey" (1936) une dimension d'inégalités sociales. La riche héritière Terry Randall (Katharine HEPBURN) décroche un rôle convoité parce que son père a graissé quelques pattes alors qu'elle répète d'une manière désespérément atone et s'embrouille avec tout le monde. Bref, face à la concupiscence et à la corruption, le talent qui devrait être le seul critère du choix des actrices (avec la motivation) ne pèse pas bien lourd et les âmes trop fragiles comme celle de Kay Hamilton (Andrea LEEDS) le paieront au prix fort.

Mais le film de La Cava, en dehors d'une séquence franchement dramatique (et très émouvante) se tient constamment dans un entre-deux doux-amer comme pouvait l'être "La Garçonnière" (1960) de Billy WILDER qui était une féroce et drolatique satire sociale tout en étant tendre et mélancolique. Face au joug masculin, la pension de Mrs Orcutt où logent les aspirantes actrices est un espace de liberté où les énergies se libèrent et les personnalités s'expriment sans retenue, avec une verve d'enfer. Le personnage de Jean à la langue particulièrement acérée a ainsi été pour Ginger ROGERS une façon de montrer une autre facette de son talent.

2
Blow to the heart
I love this article
0
Stroke of genius
Brillant
0
Give a hand
This was useful to me
0
Publicity stunt
I wish to promote it
0
Hats off
The topic was very interesting
0
Not thrilled
Doesn’t fit Panodyssey’s standards
2
0
0
0
0
0
Share the article
copylink copylink
Collaborate
Extending the travel in the universe Culture
La porte du pénitencier !
La porte du pénitencier !

Le titre n'est pas totalement approprié à mon anecdote mais je souhaitais, en le choisissant vous offrir chers lecteurs, un instan...

Alain Zimmermann
4 min
Le sésame vers la liberté !
Le sésame vers la liberté !

Le 6 Septembre 1983 est une date aussi importante pour moi que le 12 juillet 1998. Pour la seconde date, tout le monde l'a reconnue, allez un pe...

Alain Zimmermann
4 min
Une matinée à la brigade...
Une matinée à la brigade...

Ce matin-là, je suis à l'intérieur d'une remorque pour effectuer le contrôle d'un véhicule de livraison. Le co...

Alain Zimmermann
5 min
Une simple formalité !
Une simple formalité !

L'histoire que je vais vous conter, maintenant, est une véritable tranche de vie vécue en commun avec un ancien collèg...

Alain Zimmermann
5 min
On a eu presque chaud !
On a eu presque chaud !

Voici mes chers lecteurs, le contexte d'un incident bien particulier. A l’entrée d'un village situé dans le Sud-Est d...

Alain Zimmermann
4 min

donate You can now support your favorite writers on Panodyssey!