Congratulations! Your support has been sent to the author
Pension d'artistes (Stage Door, Gregory La Cava, 1937)

Pension d'artistes (Stage Door, Gregory La Cava, 1937)

Published Jan 27, 2020 Updated Jan 27, 2020
time 2 min
2
Love
0
Care
0
Wow
thumb 0 comment
lecture 85 lectures
2 reactions

On Panodyssey, you can read up to 10 articles per month without being logged in.
Enjoy 9 articles more articles to discover this month.

To have unlimited access, log in or create an account by clicking below, it's free! Sign in

Pension d'artistes (Stage Door, Gregory La Cava, 1937)

"Pension d'artistes" est comme l'année précédente "Mon homme Godfrey" (1936) un grand cru de Gregory LA CAVA. Il se distingue par son fabuleux casting d'actrices, ses dialogues brillants et sa grande résonnance contemporaine. En effet bien que réalisé en 1937, "Pension d'artistes" évoque l'ère "#Me Too" dans le monde du spectacle hollywoodien, sans doute parce qu'en 80 ans, la distribution inégalitaire des rôles sociaux n'a guère changé. Aux hommes, les postes de pouvoir, dont celui de faire et de défaire les carrières au gré de leur bon plaisir. Aux femmes, les postes de subordonnées contraintes de se soumettre à un mécénat qui ressemble furieusement à une promotion canapé. Les scènes entre le producteur Anthony Powell (Adolphe MENJOU) et les jeunes actrices sont extrêmement révélatrices, qu'il les fasse attendre pour rien ou qu'après avoir fait son "marché" il ne tente de les séduire avec de fallacieuses promesses tout en s'assurant de leur soumission (la censure l'empêche de leur sauter dessus comme Harvey Weinstein mais on y pense forcément d'autant que les poses devant le canapé sont suggestives).

A cet aspect d'inégalité des sexes, Gregory LA CAVA ajoute comme dans "Mon homme Godfrey" (1936) une dimension d'inégalités sociales. La riche héritière Terry Randall (Katharine HEPBURN) décroche un rôle convoité parce que son père a graissé quelques pattes alors qu'elle répète d'une manière désespérément atone et s'embrouille avec tout le monde. Bref, face à la concupiscence et à la corruption, le talent qui devrait être le seul critère du choix des actrices (avec la motivation) ne pèse pas bien lourd et les âmes trop fragiles comme celle de Kay Hamilton (Andrea LEEDS) le paieront au prix fort.

Mais le film de La Cava, en dehors d'une séquence franchement dramatique (et très émouvante) se tient constamment dans un entre-deux doux-amer comme pouvait l'être "La Garçonnière" (1960) de Billy WILDER qui était une féroce et drolatique satire sociale tout en étant tendre et mélancolique. Face au joug masculin, la pension de Mrs Orcutt où logent les aspirantes actrices est un espace de liberté où les énergies se libèrent et les personnalités s'expriment sans retenue, avec une verve d'enfer. Le personnage de Jean à la langue particulièrement acérée a ainsi été pour Ginger ROGERS une façon de montrer une autre facette de son talent.

lecture 85 lectures
thumb 0 comment
2 reactions
Share the article
copylink copylink

Comment (0)

You can support the independent writers you care about by making a donation to them

Extending the travel in the universe Culture
THE CONSPIRACY OF CRIME
THE CONSPIRACY OF CRIME

Meet the Press (23 juin 2022) publiait cette image en ligne (FB) dans ses "News" avec pour titre : "The Supreme Court...

Cecile Voisset
4 min
Dare to Do Nothing
Dare to Do Nothing

Listen to the interview with the author here Author: Amy Minty...

The Authors Show
1 min
Les coulisses de Davos #10
Les coulisses de Davos #10

Fuir en s’imaginant dans un jeu, soit, mais la fuite est-elle possible dans un jeu ?Un jeu se déroule inexorablement. Il se d...

Lorenzo Soccavo
3 min

donate You can now support your favorite writers on Panodyssey!