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Mado (Claude Sautet, 1976)

Mado (Claude Sautet, 1976)

Published Jan 8, 2021 Updated Jan 8, 2021
time 2 min

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Mado (Claude Sautet, 1976)

"Mado" est le quatrième et dernier film tourné par Michel PICCOLI pour Claude SAUTET. Comme dans les précédents, il interprète un bourgeois quinquagénaire qui a bien du mal à rester sur les rails. Certes, sa voiture ne part pas en vrille comme dans "Les Choses de la vie" (1969) mais elle s'enlise dans la boue, comme celles de ses amis. Et il n'en est pas réduit à décharger son révolver comme dans "Max et les ferrailleurs" (1970) mais il provoque un règlement de comptes sanglant dont la victime est un escroc plus estimé par celle qu'il aime que lui-même*. Celle qu'il aime est d'ailleurs un bien grand mot pour qualifier une relation vénale mâtinée de sa part de possessivité et de jalousie. Mais plus il s'accroche et plus elle se dérobe cette Mado prolétaire (Ottavia PICCOLO) qui arrondit ses fins de mois en vendant ses charmes aux vieux friqués tout en étant pas dupe que leur obsession du contrôle dissimule un grand vide intérieur. Et c'est toute la finesse de Michel PICCOLI et à travers lui, de Claude SAUTET de suggérer derrière la maîtrise apparente d'un homme capable lorsque sa survie est en jeu de méthodes aussi véreuses en affaires que celles des requins qui cherchent à le bouffer toute la détresse d'un visage défait après une nuit blanche sous la pluie et le froid. Ainsi, comme tous les Sautet, les portraits de groupe et l'instantané social d'une France en crise et fracturée sur les plans social et générationnel dissimulent un drame des plus intime. Drame qui se reflète également dans un autre visage défait, celui d'Hélène (Romy SCHNEIDER) qui ne fait qu'une brève mais marquante apparition en ex-compagne démolie par l'alcool et le mal d'aimer. Visage que Simon semble tout de même davantage capable de regarder en face à la fin du film.

* Le personnage de Mado est fascinant en ce qu'elle remet en cause bien des idées reçues. Par exemple en différenciant l'amour et la morale (des hommes crapuleux peuvent être davantage capables d'amour que des bourgeois "vertueux") et en donnant une définition toute personnelle du bien et du mal (vivre au crochet des autres lui faisant plus de mal que de se prostituer).

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