Congratulations! Your support has been successfully sent to the author
Le Docteur Jivago (Doctor Zhivago, David Lean, 1965)

Le Docteur Jivago (Doctor Zhivago, David Lean, 1965)

Published Aug 15, 2021 Updated Aug 15, 2021 Culture
time 2 min
0
Love
0
Solidarity
0
Wow
thumb 0 comments
lecture 475 readings
0
reactions

This is the last article you can read this month without being logged in.

To enjoy unlimited access and take full advantage of new features, log in or create an account by clicking below. It's free! Log in

Le Docteur Jivago (Doctor Zhivago, David Lean, 1965)

S'il ne fallait retenir qu'un seul film de David LEAN, ce serait celui-là. Il contient en effet la quintessence de son art. On y retrouve à la fois sa sensibilité littéraire, le mélodrame intimiste de "Brève rencontre" (1945) (un homme déchiré entre bonheur conjugal et passion amoureuse) mêlée au souffle romanesque d'une grande fresque épique et historico-politique dont il s'est fait une spécialité depuis "Le Pont de la rivière Kwaï" (1957). On y retrouve également l'un de ses acteurs fétiches depuis les adaptations des romans de Charles DICKENS (Alec GUINNESS) et la célèbre musique de Maurice JARRE qui avec son "Lara's theme" a suffit à elle seule à immortaliser le film. C'est aussi l'un de ceux qui a imposé David LEAN comme un maître de la couleur. La partie moscovite du film joue sur un contraste entre le rouge, le noir et le blanc qui a à la fois une dimension politique (tsarisme contre communisme) et individuelle (l'initiation brutale de Lara par Komarovsky se manifeste par les changements de couleur de sa robe). La partie campagnarde se coule dans le cycle des saisons avec des hivers glaciaux suivis de la renaissance du printemps et ses champs couverts de jonquilles. La fleur jaune est associée à ce que représente Lara pour Jivago dès l'époque de la guerre avec le bouquet de tournesols sur fond noir qui perd ses pétales quand Lara s'en va. Il existe d'autres aspects symboliques dans le film. Par exemple les trois hommes de la vie de Lara représentent chacun une facette de l'être humain pris dans la tourmente révolutionnaire. Jivago c'est l'humaniste rêveur et idéaliste qui ne vit que pour la beauté c'est à dire l'amour et l'art et tente de faire du bien à son prochain sans tenir compte des enjeux partisans. Komarovsky, c'est le chancre corrupteur opportuniste et cynique qui parvient à survivre dans toutes les situations et ressurgit régulièrement comme un cauchemar dans la vie de Lara. Pavel Antipov enfin est l'idéologue psycho-rigide qui sacrifie tout (à commencer par l'humanité, la sienne et celle des autres) à sa cause. On peut également souligner l'opposition des deux femmes de Jivago, Tonya la brune et Lara la blonde.

Enfin la réussite du docteur Jivago doit aussi beaucoup à sa distribution. Omar SHARIF l'oriental qui a dû à David LEAN sa notoriété mondiale (pour sa participation à "Lawrence d Arabie") (1962) est absolument parfait dans le rôle de Jivago alors que l'on retrouve avec un immense plaisir les acteurs de la nouvelle vague britannique, Julie CHRISTIE et Tom COURTENAY (qui avaient joué ensemble dans "Billy le menteur" (1963) de John SCHLESINGER). Enfin c'est le premier grand rôle d'une débutante illustre: Geraldine CHAPLIN.

lecture 475 readings
thumb 0 comments
0
reactions

Comments (0)

You must be logged in to comment Sign in

Are you enjoying reading on Panodyssey?
Support their independent writers!

Prolong your journey in this universe Culture
Membré - bis
Membré - bis

Un mot pour tant bien dans les dictionnaires, ma définition, votre fou-rire, ma foi"...

Bernard Ducosson
1 min
Haiku du printemps
Haiku du printemps

J"ai écrit des haïkus que j'ai mis en couleur par l'aquarelle en revenant de ma résidence au Japon dont certains seront dans...

Julie Espiau
1 min
RIP Val
RIP Val

La première fois que j'ai vu Val Kilmer, c'était dans Top Gun. Il n'avait pas encore le rôle principal mais...

Gand Laetitia
1 min

donate You can support your favorite writers

promo

Download the Panodyssey mobile app