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Petits Papiers Volants : Journal D'écriture 2003-2019- 11-02-2005-19-10-2009

Petits Papiers Volants : Journal D'écriture 2003-2019- 11-02-2005-19-10-2009

Publié le 25 févr. 2020 Mis à jour le 25 févr. 2020
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Petits Papiers Volants : Journal D'écriture 2003-2019- 11-02-2005-19-10-2009

journal écriture

Journal d'écriture 2005-2009

Vendredi 11 février 2005

Les pales du sommeil ne tournent plus autour de son corps... la voici qui s'éveille. Elle est si blanche... si translucide... comme prête à se briser sur le moindre souffle.

 

***

 

Il s'agirait de perpétuer la toile qu'effleurent ses mains.

Et puis se retourner... se retrouver comme aux premiers jours : indocile.

 

***

 

Cette marque, ce pli, cette pliure...

Une tension impalpable qui l'entoure.

 

Mercredi 30 mars 2005

 

Il n'y a qu'un reflet qu'elle contemple. Et l'on n'est pas très sûr que ce qu'elle entr'aperçoit soit alors ou non réel.

 

***

 

La ligne imperceptible des yeux déborde légèrement. C'est le signe de son sourire.

 

***

 

Ça déborde de toutes parts.

Un sentiment incroyable...

Comme un renouveau qui contiendrait une pure lumière.

 

***

 

Le désir simple de tout emmêler.

 

***

 

La recherche du mélange...

On sent bien que ça fuse de toutes parts et qu'il ne servira à rien de vouloir contenir tous ces flux...

 

***

 

Comme une autre énergie... Un lien qui se fait... On se retrouve enfin.

 

***

 

Une fatigue sans torture, sans aucune exaspération... rien qui ne menace de rompre, seulement un relâchement... comme si le corps se démettait de toutes tensions, torsions... quelque chose de fluide... qui coule.

 

***

 

Ces mots que je recherche toujours... les bornes qui jalonnent mon écriture.

 

Jeudi 31 mars 2005

 

L'inoubliable peu à peu, avec le temps, trouve d'autres résonances

 

***

 

Cette question de la sonorité. Ce qui résonne en soi... ce son propre à nous émouvoir... peut-être notre propre battement de cœur

 

***

 

L'interrogation subtile qu'engendrent en nous ces effluves de pensées en pleine efflorescence.

 

***

 

L'écriture qui s'était évaporée trouve désormais une consistance nouvelle... Il me semble à moi que sa parure est plus subtile, aérée et douce.

 

***

 

Il s'agit toujours du fragment. De cette partie que l'on sonde et que l'on s'efforce à chaque redécouverte de rassembler.

 

***

 

Et pourtant même dissociée chaque partie mène au tout.

 

***

 

Attrapée lors de son envol, la paupière soulevée légèrement dessinait sur son visage un arc interrogateur.

 

***

 

Cet instant si bref, cet éclat de lumière déjà assombrie... à peine le temps de le reconnaître qu'il a déjà disparu

 

***

 

Temps de la disparition : une autre absence.

 

Mercredi 13 juillet 2005

 

Son sourire éclairait la nuit dans laquelle elle s'enfonçait.

 

***

 

Ne plus s'épuiser vainement à poursuivre des chimères... Désormais, ce qui compte c'est ce que l'on tire de l'ombre pour le mettre en pleine lumière afin de reconnaître chaque chose dans ce qu'elle possède de plus solide.

 

***

 

Des parcelles que l'on jette autour de soi afin de retrouver une authentique profondeur.

 

6 juin 2009

 

Retrouver cet égotisme de l'écriture.

Un peu de ce plaisir solitaire qui, au fil de la plume, enfin retrouvé et jaillissant de soi, se projette en un jet spectaculaire et vivifiant, haut, tendu comme un arc

 

***

 

Du cercle arrondi que la bouche découvre, la voix s'éparpille aux quatre vents ; peut-être un peu esseulée mais sûre et fière comme hier.

***

Duplicité, dualité, double, double entente, arc subtil qui sous-tend l'esprit - la plume et la main, un dessin formé, une narration développée, un arc, un sourcil au-dessus d'un nez qui frémit et d'une bouche qui s'entrouvre.

Tout l'art de la découverte est là : dans la stupeur et l'étonnement de se retrouver soi-même.

 

***

 

Si l'on veut, il s'agit bien ici de tracer un trait affirmé, rectiligne, qui part d'un point et qui rejoint un autre. Ensuite, à partir de cette destination, consentir à créer un nouveau départ et ainsi donc parvenir subtilement à un autre point où l'arrivée est encore attendue mais sur le point de s'accomplir.

 

***

 

Cette solitude désirée est désormais le réceptacle idéal capable de contenir tout le champ spirituel et intellectuel qui tout au fond de soi a longtemps fermenté et est maintenant parvenu à une parfaite maturité. Un idéal en soi où la pensée s'étire avec souplesse (non sans une certaine rudesse, acérée comme autrefois dirais-je) et où elle se retrouve à former distinctement tant le sens que les signes qu'elle a si longtemps contenus en elle.

Cela jaillit désormais.

 

***

 

Ne plus refermer de parenthèses. Laisser le champ ouvert à tous les possibles.

 

***

 

Tout ce contenu qui ne demande qu'à jaillir.

 

***

 

Et oui, monter et descendre, frotter, élimer, caresser, se tendre et tendre l'os, l'arc, la plume, la chair...

 

***

 

Ces métaphores où l'érotisme retrouve son élan et son mordant. Un coup de dent où le cri se prononce... Et la morsure alors qui découvre une autre trace laisse jaillir le sang blanc, si vivifiant du désir tendu et blême

 

***

 

Se projeter- Se découvrir -

                S'envoûter.

S'animer - S'envenimer.

Se développer S'épanouir.

S'éblouir - S'entendre.

Se surprendre.

                Et puis attendre.

 

***

 

Du blanc, de l'éblouissement.

De l'attente et de la stupeur survenue brutalement.

                L'œil s'ouvre et dessine

                Sur l'horizon révélé

                Une autre ligne

                Par où l'ombre se déplace

                Evacuant toute lumière

 

***

 

Une variation lente.

Une autre mélodie...

Qui survient si soudaine

Et qui entame alors

Son ascension

Vers d'autres fulgurances

Et d'autres sommets.

***

 

Une révolution. Une

Courbe qui se déplace

Si brutalement qu'alors

On n'entrevoit plus que

Le bout d'un sein

Suspendu autour de son

Aréole.

 

Lundi 19 octobre 2009

 

Une parole comme une autre qui entraîne derrière soi une corolle enluminée de blanc, si blafarde peut-être, mais qui n'en serait pas moins, dans sa nudité stupéfaite, aveuglante

 

***

 

Toujours à rechercher des vides à combler.

 

***

 

Suivre les traits qui nous prolongent pour redessiner les contours qui auparavant s'étaient évaporés

 

***

 

Toujours la pêche aux mots.

Tendre sa perche, y accrocher l'hameçon afin que ça morde.

 

***

 

Attention à l'élan. Il ne faut pas être trop brusque. Ne pas avoir peur d'être persévérant, malgré tout. Donc, de la patience avant toute chose

 

***

 

Le poids du corps qui creuse le cœur, et pourtant toujours pas d'essoufflement.

 

***

 

Un rond. Une caresse.

Une attente qui s'élargit encore jusqu' à ce que j'aperçoive enfin son ombre.

 

***

 

Une silhouette blême. Un visage qui se noircit. Mais est-ce de la cendre ou de la poussière sous ses yeux?

 

***

 

Une stupeur difficile à retrouver.

Il faut pouvoir malgré tout se surprendre encore

 

***

 

L'élan et le signe.

 

***

 

Le monde qui efface toutes traces derrière soi.

Une malice comme une autre.

 

***

 

L'éblouissement est-il encore possible?

 

***

 

Tant de témoins de notre histoire qui ne sont plus présents, c'en devient abrutissant, car ces pertes innombrables emportent toute une part de notre existence.

 

***

 

L'absence toujours qui creuse au fond du corps sa marque indélébile.

 

***

 

Des traces, des signes, tous ces morceaux épars que l'on s'efforce de repêcher afin de les rassembler.

 

***

 

La condensation des mots forme un agrégat solide qui permet à la phrase naissante de posséder enfin un squelette à sa mesure.

 

***

 

L'écarquillement de sa prunelle ne cessait de me surprendre.

Comme si, en cette ouverture, résidait toute l'essence de son être.

 

***

 

 

Ça vient, se dit-on alors que le doigt déjà est parvenu à pénétrer la corolle.

 

***

 

Ce mot que l'on goûte et qui contient en soi chaque substance.

 

***

 

Le recueillement qui entraîne un certain balbutiement.

 

***

 

L'ombre de sa paupière

Qui s'accole à l'ourlet que

Dessine l'iris bleuté.

 

***

 

Une lueur sans pareille qui s'agite au creux de sa bouche.

 

***

 

Ce sourire qui me ravit m'emporte au-delà de toutes mesures

 

***

 

De mémoire, dessiner chaque parcelle de sa peau. Ainsi, être le cartographe qui révèlera sa géographie intime jusqu'aux plus infimes replis.

 

***

 

Nudité retrouvée dans la transparence que révèle son sourire.

 

***

 

De la danse fébrile de son corps sur la surface plane du plancher nait une x autre chorégraphie.

Celle-ci alors, dans ces mesures lancinantes que son corps renvoie contre les murs, entraîne (à revoir).

 

journal écriture

 

J'ai repris cette dernière entrée pour ma reprise de l'écriture en 2017 et écrire le premier texte que j'ai posté ici "La danseuse écarlate" avec désormais peu de temps après des dessins qui me permirent d'élancer à la fois les traits du stylo et ceux des formes qui s'enroulent autour des mots.

Pour lire la danseuse écarlate suivre ce lien :

https://panodyssey.com/fr/article/sans-categorie/la-danseuse-ecarlate-fdsjmq6uwwdw

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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