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La Maudite

La Maudite

Publié le 18 juin 2024 Mis à jour le 18 juin 2024 Musique
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La Maudite

Véronique Sanson Le Maudit

 

Véronique Sanson, Le Maudit (Véronique Sanson), WEA, 1975.

 

(ou la peine inconsolable de Véronique Sanson)

 

à écouter ici.

 

 

Les premières années américaines

 

1974 : troisième album studio, après Amoureuse et De l’autre côté de mon rêve, et premier enregistré aux États-Unis avec les musiciens du groupe de son nouveau mari Stephen Stills, pour qui elle a quitté la France et Michel Berger. Beau joueur, ce dernier n’hésita jamais à saluer la qualité de cet album.

Véronique Sanson Le maudit

 

Une chanson en forme d’autobiographie

 

Dans le single du même nom, Le Maudit donc, Véronique Sanson brouille les codes de l’énonciation, s’adressant à elle-même à la deuxième personne et au masculin. C’est bien LE maudit dont il est question, et non pas LA mauditE, pourtant…

 

Comment ne pas lire les traces de sa propre histoire dans ces lignes : l’exil, la douleur, la tristesse infinie alors qu’en apparence tout va bien : elle a nouveau mari et elle attend un enfant au moment de l’enregistrement (Christopher, pour qui elle a écrit une chanson).

Elle remonte le cours d’un passé douloureux parce que pas encore tout à fait digéré :

 

« Quelque part dans la ville

Tu marches

Sans savoir réellement où tu vas

Tu repenses à ta vie

déjà

Tu comptes combien de gens tu as déjà trahis

Combien de gens à qui tu as déjà menti

Combien de gens tu as déjà fais souffrir

et du fond de ton remords

Tu l’aimes encore

Et tu es prisonnier de ton secret

Mais ta douleur efface ta faute »

 

Quelque chose doit être expié, c’est presque biblique.

 

Même quand tout va bien, rien ne va, c’est la dialectique de la douleur, et on n’est jamais autant accablé que par soi-même.

 

Consolation

 

« Notre besoin de consolation est impossible à rassasier », comme le chantait aussi Miossec, reprenant le titre d’un essai de Stig Dagerman.

 

 

C’est la même histoire pour Véronique Sanson :

 

« tu es mal dans ta peau

Tu pleures

Sans pour autant être jamais consolé »

(J’aurais peut-être dû te prévenir qu’on allait pas forcément rigoler aujourd’hui…)

 

Rien à faire devant ce mur de larmes que de chanter.

Véronique Sanson Le maudit

 

 

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