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Chapitre XIII : "Proposition Forcée"

Chapitre XIII : "Proposition Forcée"

Publié le 14 mai 2022 Mis à jour le 14 mai 2022
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Chapitre XIII : "Proposition Forcée"

Deux jours après le nouvel attentat de la Capitale, déjoué par les forces armées militaires et un groupe de Maraichers... Arya revient de sa mission de reconnaissance. Elle doit rejoindre le Lieutenant Clericot, mais d'abord, elle préfère voir les nouveautés en observant le journal. Après avoir appris ce qu'il s'est produit, elle fonce au bureau du Lieutenant puis ouvre la porte sans frapper ! 

- Où est-il ?! Demande-t-elle. 

- De retour dans sa cellule, explique le Lieutenant, il n'en sortira pas, cette fois. 

- Mais il est innocent ! 

- Klaus Eichman est innocent? Il va falloir vous expliquer, et vite. 

- Hein...? Euh... Non... Non, pas lui, je parle d'Isaac Curtis ! Un Divergent qui peut lancer des jets de flammes ! Je suis sûre qu'il s'est encore fait arrêter. 

- Oh, lui? Nos hommes sont en train de le cuisiner un peu. 

- Quoi ?! Mais il est..!

Innocent, je sais. Mais il a vu un Sniper qui aurait pu vouloir s'en prendre au Président ou à son opposante politique. Il a tenté de l'arrêter mais n'a pas réussi. 

- Mais ni le Président ni l'Opposante n'ont été blessé? 

- Il faut croire qu'il a raté son coup. Et vous? Qu'a donnée votre mission de reconnaissance précipitée? 

- Le bâtiment est calme, et je n'ai rien vu d'étrange autour du train servant aux livraisons. Que mettent-ils dedans, au fait? 

- Des armes, des sodas, des vêtements... Un peu de tout. Mais la dernière fois, ils ont ciblé les vêtements, ce qui a posé problème aux associations fournissant des vêtements aux sans-abris. En tout cas, le Lieutenant Fowler m'intrigue de plus en plus. Une Divergente nous a attaqué, au Palais Présidentiel. Elle n'a pas vraiment visé Fowler. Si le bâtiment est bien sous ses ordres, il faudra enquêter. 

- Vous voulez que je m'y rende? 

- Pas tout de suite. Reposez vous. Occupez vous de l'interrogation du lanceur de feu, tiens, vous obtiendrez peut-être plus d'informations. 

- P-Pas de problème ! J'aurai ce qu'il vous faut ! 

Elle se dirige vers les salles d'interrogatoire... Puis entre dans celle où je suis. 

- Ah-heum, ça vous dérange si je prend le relais? Demande-t-elle. Le... Le Lieutenant Clericot est d'accord. 

L'enquêteur quitte la pièce... Arya s'assoit en face de moi. 

- H... Hey ! Lance-t-elle.

- Hey ! Répliquais-je. 

- . . . 

- . . . 

- Comment va? 

- Impec' et toi ? 

- La forme, la forme ! Je vois que tu t'es encore retrouvé au beau milieu des ennuis. 

- O... Ouais, m-mais... J'ai quand même aidé à empêcher un attentat ! 

- Oui ! Oui... 

- Euuummm... Et... Et toi, tu as fait quoi, récemment? 

- Oh, euh, mission de reconnaissance, des vadrouilles basiques... Pas... Pas grand chose d'héroïque, ha ha... 

- Ha ha... Ha...

- . . . 

- . . .

Un silence assez gênant se forme... En voyant son carnet et son stylo, Arya trouve de quoi briser ce silence. 

- Ah, euh, le... Le Sniper ! Lance-t-elle. Tu... As une idée de ce à quoi il ressemblait? 

- Ah ! Euh, oui, oui, répliquais-je, il était du genre... Fatigué? Une mine aussi fatiguée que la sienne se reconnait facilement. Cheveux noirs, relativement courts, à peu près ma taille? Je crois. 

- Tu... Sais si c'était un Divergent? 

- Je n'en ai aucune idée, il m'a tiré dessus avec des pistolets et m'a même lancé une grenade. S'il avait une aptitude, il ne l'a pas utilisée. 

- Waow, une grenade ! Mais comment t'as fait pour pas morfler? 

- J'ai bondis en arrière ! On était dans un escalier, je te dis pas les douleurs... 

- Aie... 

Elle prend des notes... Mais nous ne savons absolument pas quoi dire pour continuer la conversation, bien que nous ayons tout les deux envie qu'elle continue le plus longtemps possible. 

- Et... Tu auras... Un peu de temps libre, prochainement...? Demandais-je de façon timide. 

- O... Oui, réplique-t-elle de la même manière. Enfin... Je ferais quelques révisions sur mon engin, donc je serais un peu... Prise... Mais tu peux toujours passer faire un coucou...? 

- Oui ! Oui, b-bien sûr, le... Le Lamellé Léger, oui, faut... Faut bien vérifier. Histoire que... Qu'il... Explose... Pas. 

- O... Ouais... 

Je tousse.

- Tu veux un verre d'eau? Demande-t-elle aussitôt. 

- Non, non, t'en fais pas, ça ira ! Répliquais-je. 

- Si besoin, n'hésite pas ! Eum... Euh, oui, le tireur, eum, il a dit quelque chose de spécial? 

- Il a dit qu'il faisait ça pour les gens comme moi, puis m'a lancé une grenade... Il disait qu'il avait une mission, ou un truc du genre. 

- Hm, peut-être un lien avec le groupe d'Armand... 

- Ils n'ont toujours pas été retrouvés? 

- Non, ils sont doués pour se cacher... Le Lieutenant Clericot a une piste à propos d'un endroit, mais en le survolant je n'ai rien repéré d'anormal... 

- Peut-être que le survoler ne sert à rien? Si ça se trouve, tu auras des réponses à l'intérieur? 

- Hum, probable. C'est une bonne idée. Bon, et bien... Je... Je te raccompagne, ou...? 

- Tu as ta voiture? 

- Bien sûr ! 

- Pourquoi ne pas défier les probabilités une fois de plus, alors? 

Nous sortons du bâtiment, Arya me conduit jusqu'à mon lieu de travail. 

(du coté d'Aaron et des Maraichers.)

Le Président vient les voir dans une salle de réunion. Evelynn porte un masque l'empêchant d'ouvrir la bouche. 

- Est-ce vraiment nécessaire? Demande Caden. Otez lui donc cette muselière, elle nous a tous sauvé la vie ! 

- Tant qu'elle sera proche du Président, elle gardera ce masque, explique un militaire. 

- Navré de devoir vous l'annoncer comme ça, Monsieur le Président, mais c'est exactement pour ça qu'une bonne partie du Pays commence à vous détester, lance Aaron. 

- Venant d'un soldat qui a désobéit à un ordre direct, c'est un peu dur, réplique le Président. Je ne souhaite que le bien de mon peuple ! 

- En nous jetant aux Eskhamniens? Demande Wyatt. Arrêtez vos mensonges de politique ! Vous ne pouvez pas blairer les Divergents, c'est tout ! 

- Un Exterminateur vient tout juste de déverser de la Lave en pleine Capitale ! L'une d'elle a voulu faire mieux, elle a lancé des ondes sonores qui ont fracassé le moindre morceau de verre à des kilomètres à la ronde ! 

- Vous osez appeler une membre de mon équipe "exterminatrice" ?! S'insurge Caden. 

- Vous êtes des fugitifs, vous et vos Maraichers. 

- Plus pour longtemps, lance sereinement Vivienne. 

- Ah oui? 

- Oui. A vrai dire, après ce qu'il s'est passé, vous ne pouvez pas vraiment nous arrêter. Un homme tue un enfant, un inconnu l'arrête. L'inconnu sera-t-il jugé coupable? Non. Il pourrait, si le système était corrompu. 

- Notre système n'est pas corrompu. 

- Non, mais il reste pourri. Toute cette manifestation a eu lieu à cause des déplacements forcés des Divergents. L'attaque a lieu, les militaires sont impuissants... Et des Divergents viennent à la rescousse. Ils repoussent l'assaut. Arrêter ce groupe de Divergents ne serait que mettre le feu au Pays tout entier. 

- Et d'où tenez vous cette idée? 

- Je réfléchis juste. 

- Justement, j'ai entendu parler de vous. C'est pourquoi je vais vous proposer à tous un marché. Vous voulez retourner à vos activités de maraichage, je veux quelqu'un d'aussi intelligent qu'elle. Vous comprenez? 

- Vivienne n'est pas échangeable, lance Caden. 

- C'est ça ou le front. 

- C'est bon, ça ira, explique Vivienne. J'accepte. 

- Bon sang, Vivienne, tu ne peux pas accepter comme ça? Demande Caden. 

- La plantation des oignons doit bientôt se faire, et je pense que la Mâche est fichue. On ne peut pas perdre plus de temps. Libérez les, je ferais ce que vous voulez. 

- Bien ! Lance le Président. Très bien. Vous voici désormais secrétaire personnelle du Président. 

Vivienne reste surprise. Pourquoi diable a-t-il besoin d'elle au point de faire un chantage pareil? 

(Plus tard, le soir, dans un entrepôt désaffecté...)

Il s'approche avec prudence... Un fusil dans son sac et un pistolet prêt à être dégainé. Ses yeux brillent dans l'ombre apportée par la nuit. 

- Je vois que tu es venu armé, lance une voix dans l'obscurité. 

- La dernière fois que quelqu'un a échoué, tu n'a pas hésité à t'en débarrasser, justifie Baptiste sans savoir où est son interlocuteur. 

- Les conséquences ont failli être désastreuses. Des paysans ont mieux servi notre cause que toi, nous pouvons remercier le ciel qu'ils étaient là pour arrêter Klaus. 

- Je t'avais prévenu que Klaus ne serait pas manipulable, Samuel ! 

Baptiste remarque une lampe par terre, dans l'ombre... La lampe... Se met à flotter? Elle s'allume ! Ses pupilles sont agressées par la lumière, il n'y voit plus rien ! Quelque chose lui fait une clé de bras suivie d'un balayage, il va au sol ! Une femme se rend visible et récupère son pistolet. Elle le pointe en direction de son crâne. 

- Alors quoi, Adèle ?! Demande Baptiste. Tu veux tirer ?! TIRE !! 

- Try me, réplique-t-elle. 

- Du calme, lance Samuel en s'approchant. 

- You stay right where you are ! 

Adèle pointe désormais le pistolet envers Samuel... Ce dernier s'arrête en levant légèrement les mains en l'air, toujours aussi serein. 

- Now, what the heck is going on ?! Why have you come here with a gun?!

- Pour la même raison qu'il t'a demandé de me maitriser ! Réplique Baptiste. On ne peut pas lui faire confiance, c'est lui qui a demandé à ce qu'Aurore soit emmenée en prison ! 

- Samuel, is that true? 

- Oui, répond Samuel. Elle n'était plus utile et ne voulait plus être mêlée à nos affaires, j'ai donc décidé de la mettre à l'abris. Mais cet imbécile l'a fait s'évader une fois de plus, et donc elle doit encore être pourchassée, à l'heure qu'il est ! 

- Shit ! For god's sake, i did not wasted months of infiltration for that ! 

- . . . 

- Samuel ! You better find Aurore before she disappears for good ! And you... You better not miss, next time. 

Elle relève Baptiste... Adèle est au milieu des deux. 

- I didn't wanted to see you again in those circumstances. 

- Humpf. Qu'est-ce que ça donne, du coté d'Eskhamn? Demande Samuel. 

- It's bad. They're creating something. Someone. 

- Comment ça? 

- It's hard to explain... 

Malgré leur mauvaise entente, Baptiste et Samuel sont d'accords sur une chose, ils ne veulent pas que le Pays d'Eskhamn gagne. Ils écoutent attentivement Adèle. 

(Loin de là, au Pays d'Eskhamn. Dans une pièce sous-terraine.)

Deux scientifiques posent une adolescente sur une chaise, face à un mur. 

- Last time, you knew what those soldiers had on them, explique un scientifique. Now, we want you to see the metal even if it's not possible for your eyes. 

- Will it be useful? Demande l'adolescente. 

- Yes. Yes, it will. 

L'adolescente regarde le mur... Un bruit de métal se fait entendre. Comme si une structure se pliait. Les scientifiques regardent autours d'eux... 

- There is no metal in front of me... Only on my sides. There is 157 soldiers in that base, all armed. I can sense their medals. All this iron. 

Le bruit métallique se fait à nouveau entendre... Quelque chose se fait broyer... 

- What is that sound? Demande un scientifique. 

- I want to be useful, réplique l'adolescente. NOW. 

- You... You will, do not worry. You will be useful, very soon. 

Le bruit s'arrête... La séance d'entrainement est terminée. Les deux scientifiques amènent l'adolescente à sa chambre, puis ressortent du sous-terrain... Pour constater d'où venait le bruit. Trois Lamellés Lourds ont été broyés et mis en boule comme s'ils n'étaient que du papier. L'un des Scientifiques observe... Puis prend des notes. 

(De mon coté, le lendemain.)

Je reviens enfin à mon poste après tout ce bazar. Elise me donne un cookie pour saluer mon retour. 

- Merci bien, lançais-je. Bon sang, c'était l'enfer. 

- Il parait, réplique-t-elle. Et tu... Attends. Ils reviennent. 

L'ascenseur est appelé. Lorsqu'il arrive à notre étage, des militaires arrivent. Ils déposent un papier à Elise, en indiquant que c'est pour Nixon. Ils repartent aussitôt sans le moindre mot. 

- Q... Qu'est-ce que c'est? Demandais-je. 

- Ils... Nous saisissent nos véhicules? Nos plans, nos créations, ils réquisitionnent même les employés nécessaires au fonctionnement de l'entreprise...! 

- Hein? Mais pourquoi? 

- Ils veulent les faire travailler pour l'armée plutôt que pour une entreprise privée ! Et nos véhicules sont saisis comme "effort de guerre" ! Nous sommes... Ruinés? 

Elle observe à nouveau le papier pour être sûre de bien avoir lu. De mon coté, je sais exactement pourquoi cela arrive. J'ai refusé son offre, il fait pression. Ce maudit Président. 

 

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