Glückwunsch! Deine Unterstützung wurde an den Autor gesendet
avatar
Le procès (1962) Orson Welles

Le procès (1962) Orson Welles

Veröffentlicht am 7, Feb., 2021 Aktualisiert am 7, Feb., 2021 Kultur
time 3 min
1
Liebe ich
0
Solidarität
0
Wow
thumb Kommentar
lecture Lesezeit
1
Reaktion

Le procès (1962) Orson Welles

Absurde, vous avez dit absurde ? Comme c'est absurde...

Avec le recul, qui d’autre qu'Orson Welles aurait bien pu adapter Le procès ? Quel autre réalisateur aurait eu ce mélange de maîtrise et de folie pour mettre en images l’univers oppressant de Franz Kafka ? Bien peu sans doute. D’autant qu’en 1962, Welles est dans une situation délicate : son talent n’est pas reconnu par le public américain, les studios ne lui font plus confiance et il s’embourbe dans le tournage d’un Don Quichotte qui restera inachevé. Paranoïa, sentiment d’injustice, rébellion : sa vie privée semble alimenter le processus créatif.

Ce qui est drôle c’est qu'Orson Welles aborde avec circonspection le tournage du Procès : il n’adhère pas forcément à l’ensemble du propos de Franz Kafka et n’apprécie pas tellement cet antihéros qu’est Joseph K. Pourtant, il est d’une fidélité consciencieuse à la narration du roman, même s’il adapte quelques détails (le sublime prologue réalisé par Alexandre Alexeïeff par exemple, judicieusement avancé par rapport au roman). Il apporte aussi un traitement moderne et glisse quelques autoréférences amusantes, notamment à Citizen Kane ou à La dame de Shangaï.

On est à la fois frappés par la froide construction des décors du Procès (le contexte de la guerre froide est tout proche) et leur surréalité oppressante qui confère une dimension cauchemardesque au film. Anthony Perkins colle parfaitement à un personnage principal complexe, à la fois pétri de culpabilité et épris de liberté. De la profusion de second rôles se détachent Orson Welles dans un rôle démesuré taillé … sur mesure et Romy Schneider en séductrice ambiguë.

Le trop plein de personnages et d’intrigues renforce le côté baroque du Procès mais peut exaspérer plus d'un spectateur/acteur, que la mise en scène au cordeau d'Orson Welles met à contribution tout au long du film. On sort de la projection knockout tant les aventures du personnage principal, K., trouvent des échos en nos propres expériences, en nos propres vies ; mais n’est-ce pas un des intérêts des plus grands films que de faire réfléchir sur le sens de notre existence ?

lecture 411 Aufrufe
thumb Kommentar
1
Reaktion

Kommentar (0)

Du musst dich einloggen, um kommentieren zu können. Einloggen

Dir gefallen die Artikel von Panodyssey?
Unterstütze die freien Autoren!

Die Reise durch dieses Themengebiet verlängern Kultur
Petite Philosophie du Gland
Petite Philosophie du Gland

Petite philosophie du flan - Alexis Le Rossignol Jeunes adultes, nous occupions nos mercredis aprè...

Eric Linard Mosca
5 min
Jérusalem (5/5)
Jérusalem (5/5)

Une claque émotionnelle ! A voir absolument ! (5/5)Shahid doit quitter sa maison à Jérusalem.

Elodie Vircolls
1 min
Ce que Harry Potter m'a appris
Ce que Harry Potter m'a appris

En tant qu’écrivain, il me paraît indéniable de dire que je suis constamment à la recherche du livre qui saura m’éblouir, et...

Axelle Branco
15 min
Le P'Tit Atelier - programme 2026
Le P'Tit Atelier - programme 2026

Programme 2026Vous ne l'avez peut-être pas encore découvert, vous savez écrire. Moi, je suis juste là pour faire le...

Daniel Muriot
1 min
Cervoise
Cervoise

Un mot d'un dictionnaire, ma définition, votre sourire, ma joieVieille ex pression ; quand on p...

Bernard Ducosson
1 min

donate Du kannst deine Lieblingsautoren unterstützen

promo

Download the Panodyssey mobile app