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Épisode 55 : Réactions
Fiction
Conte
calendar Publié le 31 déc. 2024
calendar Mis à jour le 6 avr. 2026
time 7 min
Label de transparence créative
15+
Image / Image co-créée avec IA
Texte / Création humaine

Épisode 55 : Réactions

🎧 Musique : Fearless Motivation – Revival

Pour profiter pleinement de l'expérience de lecture en musique, si vous n'avez pas d'abonnement YouTube Premium, je vous conseille de lire ce texte sur ordinateur et d'ouvrir le lien musical dans un nouvel onglet. Ça marche tout aussi bien et ça a l'avantage d'être gratuit 🙂

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Les deux hommes que Siegfried a tenus en respect n'en reviennent pas encore quand ils s'éloignent vers leurs montures. Le compagnon de voyage est celui qui a le mieux conservé l'usage de la parole.


— Eh bien, le vieux, il a encore de la réserve.


L'homme à tête de poisson, qui se remet à peine de la surprise et du choc, arrive à peine à bredouiller.


— Oui, on n'aurait pas cru ça.

— Et surtout, on ne le dirait pas. Tout le monde croyait qu'il s'était calmé. Enfin... Qu'il s'était assagi.

— Ouais... ben ce n'est pas le cas.

— Il faut encore se méfier de lui.

— Oui. Et il est surtout fou à lier...


Ils atteignent leurs montures, se ceignent à leur tour de leurs épées qu'ils avaient laissées à l'extérieur selon la coutume, se hissent à cheval, aperçoivent du coin de l'œil Siegfried en train de rengainer brutalement la sienne. Ils sentent la flamme de son regard hostile qui les poursuit alors qu'ils s'éloignent, et ce n'est qu'une fois qu'ils sont hors de vue et à une certaine distance du château que l'homme à tête de poisson se hasarde à poser une question.


— Le croyez-vous encore capable de grand-chose ? Je veux dire... en dehors de se battre à l'épée. Et encore : nous n'avions pas les nôtres sous la main !

— Au combat, je me méfierais de lui. Il sait prendre les gens par surprise, il vient de le prouver, et il a encore des réflexes. Mais réflexe n'est pas réflexion. Lucilinburhuc reste toujours un grand impulsif.


L'homme à tête de poisson hésite.


— Oui, mais... je veux dire... en dehors du combat. Enfin, je veux dire... dans une autre sorte de combat...


Le compagnon de voyage se met à rire.


— Je vois où vous voulez en venir. Ça, ma foi, ce n'est pas nous qui pourrions répondre à cette question. Il faudrait la poser à la comtesse – si elle accepte d'y répondre, évidemment. Après tout, ce sont leurs affaires.

— Oui, mais... vous, qu'en pensez-vous ?


Le compagnon de voyage lui glisse un regard oblique.


— Sommes-nous vraiment obligés d'en penser quelque chose ?... Et vous, cher ami, puisqu'apparemment ce sujet vous tient à cœur, avez-vous une opinion là-dessus ?

— Eh bien... j'avoue avoir du mal à l'imaginer encore capable de grand-chose. Ni surtout disposé à grand-chose, notamment avec la réputation qu'il s'est taillée ces dernières années. On murmure que s'il n'était pas lié par les liens sacrés du mariage, il se ferait moine séance tenante. En tout cas il paraît qu'il a la ferveur monacale. Je ne sais pas ce que cette pauvre comtesse doit en penser, mais moi, si j'étais à sa place, je ne verrais pas cela d'un très bon œil. Et puis... quoi qu'on en dise, il se fait vieux. Ceci expliquant sans doute cela. La comtesse est... comment dire... superbe. Elle est encore jeune. Ça ne doit pas lui faire plaisir tous les jours de se retrouver coincée avec ce vieux barbon qui apparemment a décidé de se faire moine pour Dieu sait quelle raison – ou peut-être à cause de l'âge, tout simplement. Elle mérite un homme... comment dire... encore capable de la rendre heureuse.

— Hum... Il faut se méfier des on-dit. Seules les personnes concernées savent vraiment ce qu'il se passe.

— Lucilinburhuc se fait vieux, quand même. Ça se voit. Et il n'est ni un vieux beau ni un bon vivant. Même s'il a été l'un et l'autre dans sa folle jeunesse. Cela fait tout de même quelques années déjà qu'il n'a plus la fringance d'autrefois.

— Hmm... Il faut parfois se méfier des apparences. Il peut y avoir beaucoup de neige sur le toit d'une maison sans que cela empêche le feu de crépiter dans la cheminée...

— Ma foi, si vous le dites...


À la Petite Forteresse, les derniers invités s'attardent encore et s'affairent à leurs derniers préparatifs avant de reprendre la route. Certains d'entre eux ont assisté à l'altercation entre Siegfried, l'homme à tête de poisson et son compagnon de voyage. Parmi eux, les uns sont surpris, choqués, fascinés, sidérés, consternés, et se demandent comment de telles choses peuvent se produire dans une réunion comme la leur, entre gens de bonne compagnie. Les autres, plus anciens, sont moins surpris et retrouvent plutôt le Siegfried du bon vieux temps.


— Lucilinburhuc a toujours été un peu bagarreur, surtout quand on a le malheur de vouloir s'en prendre à sa femme. La comtesse est tabou, tous les anciens le savent. Il devient farouche et sauvage une fois qu'il s'agit d'elle. Ça fait quand même plaisir de savoir qu'au cours du temps, certaines choses ne changent pas.


Les plus jeunes sont surpris :


— Ah, parce que ce genre de choses vous fait plaisir ?

— Une bagarre entre les nôtres lors de nos réunions, non. Que l'un d'entre nous fasse un esclandre et se donne en spectacle, non. Mais qu'un homme sache se lever pour défendre sa femme, ses enfants, sa famille et l'honneur de son nom, oui.


Épisode 56 : Maturation


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