Félicitations ! Ton soutien à bien été envoyé à l’auteur
avatar
The Rocky Horror Picture Show (Jim Sharman, 1975)

The Rocky Horror Picture Show (Jim Sharman, 1975)

Publié le 26 juin 2020 Mis à jour le 26 juin 2020 Culture
time 3 min
0
J'adore
0
Solidaire
0
Waouh
thumb 0 commentaire
lecture 457 lectures
0
réaction

The Rocky Horror Picture Show (Jim Sharman, 1975)

Film défouloir kitschissime entre glam rock et movida tout entier polarisé sur Frank, sa star transgenre charismatique et l’hallucinante performance de celui qui l’incarne, Tim (MER)CURRY ^^. Bien que bourré de références de toutes sortes, notamment aux films hollywoodiens de monstres souvent détournés ou parodiés (J’aime particulièrement la créature de Frankenstein new look bodybuildée et bronzée sortant d’un cercueil arc en ciel et puis tel King-Kong, faisant l’ascension de la tour RKO avec Frank évanoui), le film est profondément ancré dans les seventies (dimension contestataire et libertaire, paranoïa). Face au couple aseptisé joué par Susan SARANDON et Barry BOSTWICK, Frank apparaît par antithèse comme un vampire sexuel affamé de chair fraîche. Les chansons et même certaines chorégraphies ont encore de la gueule aujourd’hui. Mais il manque à ce film une vraie mise en scène (on est davantage dans un enchaînement de numéros dans des décors statiques) et un vrai scénario. Voir tous ces pantins sans consistance s’agiter frénétiquement sans but véritable finit par lasser. Quant à l’hédonisme débridé du film, il n’est que l’envers de la médaille du puritanisme du début, une autre forme d’aliénation phallocrate symbolisée par l’emprise que Frank a sur ses créatures déshabillées et utilisées comme des poupées gonflables à usage unique, puis transformées en statues puis en pantins transformistes décalquées sur leur modèle. L’affichage transgenre dissimule en réalité un sexisme tout ce qu’il y a de plus traditionnel. Janet passe ainsi du statut de sainte-nitouche à celui de salope (comme un air de déjà vu). Quant à Frank, une fois ses méfaits accomplis, il repart dans l’espace et n’aura constitué qu’une parenthèse de carnaval servant au final à conforter l’ordre établi.

lecture 457 lectures
thumb 0 commentaire
0
réaction

Commentaire (0)

Tu dois être connecté pour pouvoir commenter Se connecter

Tu aimes les publications Panodyssey ?
Soutiens leurs auteurs indépendants !

Prolonger le voyage dans l'univers Culture
Ce que Harry Potter m'a appris
Ce que Harry Potter m'a appris

En tant qu’écrivain, il me paraît indéniable de dire que je suis constamment à la recherche du livre qui saura m’éblouir, et...

Axelle Branco
15 min
Le P'Tit Atelier - programme 2026
Le P'Tit Atelier - programme 2026

Programme 2026Vous ne l'avez peut-être pas encore découvert, vous savez écrire. Moi, je suis juste là pour faire le...

Daniel Muriot
1 min
Cervoise
Cervoise

Un mot d'un dictionnaire, ma définition, votre sourire, ma joieVieille ex pression ; quand on p...

Bernard Ducosson
1 min
On a Publisher’s Refusal
On a Publisher’s Refusal

An Ode to DoubtsThere was a day in my life, a kind of point of no return, when I lost everything: an apart...

Anastasia Tsarkova
12 min
The Loop (4/5)
The Loop (4/5)

Très bon spectacle, je recommande ! (4/5)Sale affaire…Le maire Mitc...

Elodie Vircolls
1 min

donate Tu peux soutenir les auteurs qui te tiennent à coeur

promo

Télécharge l'application mobile Panodyssey