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Entretien avec un vampire (Interview with a vampire, Neil Jordan, 1994)

Entretien avec un vampire (Interview with a vampire, Neil Jordan, 1994)

Publié le 17 déc. 2020 Mis à jour le 17 déc. 2020
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Entretien avec un vampire (Interview with a vampire, Neil Jordan, 1994)

Entretien avec un vampire est adapté d'un roman d'Ann Rice. Ce n'est pas un grand classique comme Nosferatu, ni un flamboyant film de studio comme Dracula, ni un film de série B de référence comme le Cauchemar de Dracula de la Hammer ni une parodie géniale de ce même type de films de série B comme Le bal des vampires ni un film ambigu poétique et décalé comme Morse. C'est un film dont les principaux atouts sont l'élégance dans le choix des décors, costumes et photographie et un casting d'acteurs tous plus charismatiques les uns que les autres (Brad Pitt, Tom Cruise, Antonio Banderas et Kirsten Durst qui n'avait que 11 ans mais crevait déjà l'écran comme Nathalie Portman dans Léon à la même époque). En revanche le film est assez impersonnel dans sa forme. Il y a des longueurs et les passages humoristiques quoique très réussis sont trop rares: les "caprices" de Claudia et l'humour noir tordant de Lestat, surtout dans la scène finale face à un Louis dont les états d'âme finissent par lasser. Tom Cruise fait une prestation déjantée mémorable alors que Brad Pitt est plus proche de la statue de cire. On peut néanmoins relever une contradiction que l'on retrouve dans nombre de films de vampires à savoir le fait de prêter à ces morts-vivants, ces créatures inhumaines des sentiments humains comme de l'amour, du chagrin, de la mélancolie ou pour Claudia de la souffrance liée à la perte de sa mère et au fait qu'elle mûrit sans pouvoir grandir.

Mais si Entretien avec un vampire est devenu un film culte, c'est surtout à cause de son aspect crypto gay. La bonne vieille leçon d'Hitchcock "filmer les scènes d'amour comme des scènes de meurtres et les scènes de meurtres comme des scènes d'amour" n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd. Les morsures de Lestat à Louis baignent dans l'érotisme, Louis et Armand sont à deux doigts de s'embrasser, Lestat et Armand ne cachent pas qu'ils recherchent un compagnon et qu'ils désirent Louis, de même le journaliste Malloy est lui aussi complètement envoûté par Louis (quel tombeur ce Brad Pitt!). Claudia, devenue la fille adoptive de Louis et Lestat forme avec eux la parfaite petite famille homoparentale. La communauté de vampires parisiens dirigée par Armand se livre à des sacrifices humains qui ressemblent à des soirées libertines. Mais de façon plus générale, toutes les scènes de vampirisation sont très sexuelles, de nombreuses victimes étant des prostituées se faisant posséder à la faveur de la nuit. 

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Commentaires (3)

Oui, il y avait récemment une conférence sur la question de l'homosexualité et de l'homoparentalité dans ce film qui en ne le disant pas clairement s'inscrit dans une filiation qui remonte à Murnau et Whales. Aujourd'hui, l'intérêt de rester "crypto" est de parler à un public plus large. Je ne connais pas les autres films du réalisateur, merci pour la référence.
Au regard des suites du roman, des autres films du réal, je dirais que ce n'est pas si crypto, mais je comprends !
C'est plus que du crypto gay, dans le film c'est pas dit clairement, certes, mais dans les romans, il est clairement question d'amour et d'une relation toxique entre Lestat et Louis ! D'ailleurs le fait qu'ils "adoptent" Claudia et ce, pour que Louis reste auprès de lui, achève la thématique du couple en crise. Ce qui sera confirmé par les romans suivant d'ailleurs !

D'ailleurs y'a une scène littéraire lgbt à la Nouvelle Orléans si on tient compte des livres de Poppy Z. Brite.

Je voudrais te recommander aussi les autres films de Neil Jordan, notamment Breakfast at Pluto qui lui aussi est LGBTQ+ en bien plus assumé, et en Irlande !

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