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Mam'zelle Charlot (A Woman, Charles Chaplin, 1915) et Charlot Grande Coquette (The Masquerader, Charles Chaplin, 1914)

Mam'zelle Charlot (A Woman, Charles Chaplin, 1915) et Charlot Grande Coquette (The Masquerader, Charles Chaplin, 1914)

Publié le 19 déc. 2020 Mis à jour le 19 déc. 2020 Culture
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Mam'zelle Charlot (A Woman, Charles Chaplin, 1915) et Charlot Grande Coquette (The Masquerader, Charles Chaplin, 1914)

Mam'zelle Charlot

Un court-métrage burlesque à la trame conventionnelle et aux effets comiques peu originaux (chutes et torgnoles) qui aurait sombré dans l'oubli sans le moment où Charlot se travestit après avoir rasé sa moustache. Sa composition délicate est plus vraie que nature et réussit à jeter le trouble. Son numéro tout en minauderies et oeillades coquines est tout simplement époustouflant et confirme si besoin était son talent exceptionnel d'acteur.

Charlot grande coquette

Bien que le slapstick soit présent dans cette comédie (coups de pieds, lancer de briques, fin au fond d'un puits...), celle-ci offre une intrigue plus élaborée où se côtoient la mise en abyme et le travestissement. Chaplin interprète en effet... Chaplin devant les studios Keystone puis dans la loge où on le voit se maquiller et devenir le Vagabond en compagnie de Roscoe Fatty Arbuckle qui se prépare également pour sa scène. Un peu trop distrait par les jolies filles, Charlot rate son entrée puis gâche deux fois de suite le tournage. Il est renvoyé mais il a plus d'un tour dans son sac. Voilà qu'il revient travesti en ravissante jeune femme pour se faire réengager. Il en profite pour prendre sa revanche en se lançant dans un petit jeu de séduction avec le réalisateur (celui-là même qui l'avait renvoyé!)

The Masquerader est la deuxième des trois comédies où Chaplin apparaît travesti après Madame Charlot (A Busy Day) en mai 1914 et avant Mam'zelle Charlot (A Woman) pour la Essanay en 1915. Dans Madame Charlot, le travestissement était grossier et la femme interprétée par Chaplin était une mégère qui n'avait rien de séduisant. Dans the Masquerader comme dans Mam'zelle Charlot en revanche, le travestissement est tellement bluffant qu'il suscite le trouble tant Chaplin sait se muer en créature douce, féminine et séduisante.

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