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Dans la peau d'une blonde (Switch, Blake Edwards, 1991)

Dans la peau d'une blonde (Switch, Blake Edwards, 1991)

Publié le 4 sept. 2020 Mis à jour le 4 sept. 2020
time 1 min

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Dans la peau d'une blonde (Switch, Blake Edwards, 1991)

La fin de la carrière de Blake Edwards recèle de belles pépites. Dans la peau d'une blonde n'a pas le cachet visuel de Victor/Victoria avec ses tenues vestimentaires et coupes de cheveux ringardes et sa photographie proche de la telenovela. Mais peu importe le flacon pourvu que l'on ait l'ivresse et de ce point de vue on est comblé. Blake Edwards réalise une comédie solide, maîtrisée de bout en bout, débridée et joyeusement satirique sur les rapports hommes-femmes. Mais surtout le film est un époustouflant numéro d'actrice. Ellen Barkin porte le film sur ses épaules et réalise une performance absolument prodigieuse. Avec un abattage phénoménal, elle campe un homme macho dans la peau d'une femme plus vrai(e) que nature. La discordance entre le corps et le comportement est une source majeure de situations comiques. Outre une vulgarité masculine portée à des sommets de drôlerie et de mauvais goût, le personnage nous fait ressentir à chaque instant à quel point il est mal dans sa nouvelle peau. Il ne supporte pas ses cheveux, est gêné par ses vêtements trop serrés et ne parvient pas à marcher avec des talons qui sont pour lui une torture perpétuelle. De même, il est dans une confusion sexuelle totale, ne se sentant à l'aise ni avec les femmes, ni avec les hommes. Il a bien conscience de son pouvoir de séduction sur les deux sexes mais il est bloqué par son sexisme et son homophobie. Soit il passe pour une lesbienne soit il vit la situation de la femme abusée. La seule chose qui au final l'apaise et le réconcilie avec lui-même c'est la maternité. Lui dont la rédemption passe par l'amour sincère d'une femme doit donner la vie pour pouvoir enfin rencontrer cet amour et reposer en paix. La comédie fantasque s'achève sur une quête de sens qui n'est pas dénuée de gravité.

 

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