Je suis venu trop tard
Je suis venu trop tard
Je suis venu trop tard

Je suis venu trop tard
Mon corps est un tombeau ; je suis venu trop tard.
Prisonnier en ce lieu qui tel un solfatare
Soufre mon quotidien de ce jaune poison,
Je souffre à respirer ces viles exhalaisons.
Je suis venu trop tard d’au moins cent cinquante ans.
Et, tandis que j’épuise le sable à mon temps,
Sans craindre ce moment d’en être recouvert,
Je rêve d’un ailleurs, un portail entrouvert.
Où sont ces écorchés, aux exquises blessures,
Capables de coucher ces mots que l’on pressure
En de somptueux vers, et de rimes et de prose ?
Où sont ces Baudelaire, Verlaine, Apollinaire,
Rimbaud, Mallarmé, Debordes-Valmore et Corbière ?
Leur poésie se fane et je me décompose.
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Je suis Gabriel Dax, poète et nouvelliste. Ce texte est une création humaine. Toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existé serait purement fortuite et ne pourrait être que le fruit d'une pure coïncidence.
Ce poème n’est pas destiné à alimenter l’intelligence artificielle et bénéficie de son empreinte horodatée que certifie Panodyssey. Le droit français s’applique et par là même la notion de copyright anglo-saxon comme stipulé par la Convention de Berne de 1886, complétée à Paris en 1896.
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Bernard Ducosson hace 2 meses
Corbière, Tristan, fils de son père ; auteur méconnu de moi, mais plus désormais. Grand merci JC...
Gabriel Dax hace 2 meses
Avec plaisir, merci à toi.