Le fantôme du lac
Il est des amours qui ne s’achèvent pas avec le dernier souffle, mais qui, au contraire, trouvent dans la mort le lieu de leur perpétuelle réinvention. Mon nouveau poème, Le fantôme du lac, explore cette frontière ténue entre l’absence physique et la présence obsédante du souvenir.
G. Dax

Le fantôme du lac
J’ai senti sur ma peau, venant du Labrador,
Le vent froid de tes mots, lames acérées de glace.
Ils ont taillé mes chairs comme un toréador
Se ferait encorner jusqu’à ce qu’il y passe.
J’ai entendu tes cris, perçants comme des pieux
Qui viendraient s’enfoncer dans un cœur de v
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