Psychépopée
Mon garçon, que tu grandis vite,
trop d'ailleurs, pour tes ressentis tragiques,
Mon enfant au cœur en fuite,
Que la raison d’adulte poursuis sans suite,
Ils courent toujours dans ton petit cirque.
Le vide des Hommes est un châtiment si cruel,
Pour toi qui le ressens, plus fort qu’ils ne s’aiment.
Tu vagabondes dans ta forêt sensorielle,
Te brises sur l’indifférence et exaltes l’exceptionnel,
Mais pour partager ceci, tu ne trouves que toi-même.
Mon enfant, qui se voyais conquérant,
Mon noble et bel chevalier errant.
Renverser le monde et y établir ta loi,
Comprends que ce n’est pas cela,
Qui te fera plus aimer de ceux-là.
Grandes sont les murailles des esprits,
Et leurs gardes guettent sans répit.
Leurs tyrans tremblent du haut de leurs tours,
À ta venue les voici devenus sourds.
Tu t’agites alors, devant ces colosses de pierre,
L’épée toisant le ciel, et la foi noyée en terre.
« Si seulement ils voyaient ! La lumière du soleil,
et ses sagesses sans pareil ! »
Ô mon fils que la bonté anime,
chaque tyran est un ignorant qui s’incline,
Lorsque l’hubris seule chemine.
Patience mon enfant, Sagesse prend son temps,
Toi aussi tu l’attends, tout comme le tyran.
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