facebook Reprenons le contrôle de nos vies (Troisième partie)
Félicitations ! Ton soutien à bien été envoyé à l’auteur
Reprenons le contrôle de nos vies (Troisième partie)

Reprenons le contrôle de nos vies (Troisième partie)

Publié le 14 avr. 2021 Mis à jour le 26 avr. 2021
time 16 min

Reprenons le contrôle de nos vies (Troisième partie)

Alerte générale

Les Français dans leur plus grande majorité, avaient l’habitude de jardiner jusqu’aux années 1970. En cultivant le jardin de sa maison ou le « jardin ouvrier », chacun avait un lien avec la nature, son environnement direct et cuisinait sa production locale. Le développement de l’urbanisme lié à celui du secteur tertiaire a conduit à l’exode rural engendrant la concentration des habitations aux périphéries des villes et la naissance de mégapoles. Le prix du foncier a rapidement conduit les néo-citadins à vivre dans des appartements et des logements de plus en plus petits, sans espace extérieur, sans lien direct avec la nature. Faire pousser des fruits et des légumes n’est devenu qu’une activité réservée aux retraités et à ceux négligemment appelés « de la campagne ». Les vies se sont accélérées, faire les courses est devenu un sprint hebdomadaire après des semaines ultra remplies entre les horaires de bureaux, les responsabilités familiales et les transports bondés, mais chacun y trouvait jusqu’à présent son compte, pouvant choisir pendant ses courses au supermarché de déjeuner japonais, de dîner thaï ou mexicain.

 

 

Photo:  Vikash Dhorasso lors d'une conférence "Zoom" au sujet du projet Existence B en mai 2020 (voir Reprenons le contrôle de nos vies - Cinquième partie)

 

Comme nous le rappelait l’année dernière lors d’une conférence zoom l’ex-footballeur Vikash Dhorasso : « Lorsque nous étions enfants, nous mangions toujours la même chose, en fonction des saisons et de notre lieu d’habitation ».

Nous sommes aujourd’hui en 2021 et faisons tous nos courses de nourriture chez des commerçants, principalement en moyennes et grandes surfaces. Imaginez que demain, en arrivant à votre supermarché habituel pour faire vos courses familiales, les rayons d’alimentation soient vides. Faute d’approvisionnements ces derniers jours, les étagères et étales ont été pillées ! Vous décidez de vous rendre dans un magasin d’une autre enseigne : même constat. Horrifiés, vous appelez des amis, qui vous annoncent avoir fait la même constatation. Un film d’horreur inimaginable en France se déroule partout sur le territoire, relayé non-stop sur toutes les chaînes de télévisions : files d’attente, émeutes, forces de l’ordre débordées…

Pour quelle raison vous alerter sur ce film d’horreur ? L’Agence Nationale Sécurité des Systèmes informatiques alerte sur la fréquence des cyberattaques. Une cyberattaque massive qui toucherait la grande distribution est loin d'être impossible. Une autre raison ? Un nouveau variant du covid-19 pourrait neutraliser les transporteurs routiers, comme en début de crise en 2020.

 

La France affamée ? Comment ce cauchemar aurait-il pu être occulté ?

Certains travaillent pourtant à ce que ce manque alimentaire ne se produise jamais. Ont-ils été pris au sérieux, ont-ils été entendus ? Ainsi Stéphane Linou, pionner du mouvement Locavore, travaille sur le sujet depuis plus de vingt ans. Ayant parcouru les territoires français pendant des années, il a fait le constat qu’aucun d’entre nous ne pouvait se nourrir localement : diversité des cultures inexistante, dépendance aux approvisionnements étrangers, effondrement de la bio-diversité, catastrophes climatiques ou terroristes, dépendance extrême aux énergies fossiles, vulnérabilité des grandes surfaces et des plateformes de fret dues aux cyber-attaques… Le conseiller municipal de Castelnaudary estime que la résilience alimentaire est une question de sécurité nationale puisqu’en cas de force majeure, les populations ne seront pas capables de se nourrir, les magasins n’ayant en moyenne que trois jours de stocks.

Son travail a récemment inspiré un projet de résolution présenté en décembre 2020 par la sénatrice de la Haute-Garonne Françoise Laborde « Résilience alimentaire et sécurité des territoires » : malheureusement la proposition en application de l’article 34-1 de la Constitution sur la résilience alimentaire des territoires et la sécurité nationale, a été refusée.

Selon l'expert en risques systémiques Alexandre Boisson, depuis les mises en garde des Sénateurs Laborde et Marchand, respectivement en 2019 et 2020, rien de très déterminant n'aurait été fait pour stopper en urgence la vulnérabilité identifiée par Stéphane Linou : " Il existe des avancées au niveau étatique, mais elles sont à mon sens trop timides face aux menaces encourues ". Pour l'expert, " la crise sanitaire est actuelle, les cyberattaques quasi-quotidiennes et la création de production alimentaire locale mettra du temps (fertilité des sols, changement des habitudes de consommation des populations...). Avec une population non-conscientisée sur les risques majeurs, cette résilience voulue par le CNRA ne pourra pas se faire sans difficultés. Ce CNRA était le vœu de Stéphane Linou, il en parlait dès avril 2020 (comme en atteste cette vidéo) ". "Certes les Projets Alimentaires Territoriaux (PAT) existent. L'Etat les met en place. Ils ont pour objectif de relocaliser l'agriculture et l'alimentation dans les territoires en soutenant l'installation d'agriculteurs, les circuits courts ou les produits locaux dans les cantines. Toutefois, sans une conscience citoyenne de nature à les accepter, nous serons très longtemps confrontés à un manquement à une obligation de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement (article 121-3 du code pénal) de la part des personnes en charge de la paix publique. Pour rappel, Mme Christiane Lambert présidente de la FNSEA faisait remarquer au gouvernement en début de crise Covid-19 que la France n'avait pas de stocks alimentaires stratégiques ".

 

Les brigades DICRIM

La vulnérabilité n’est pas qu’alimentaire : lors d’une manifestation organisée par la Brigade DICRIM et la mairie de Bollène (autorisée par la préfecture du Vaucluse) le 28 mars 2021 à Bollène, il a été constaté que le continuum sécurité défense posait question. Cette manifestation appelée « dégustation DICRIM » était de nature à sensibiliser les citoyens en place publique sur le manque de résilience alimentaire. Était exposé un échantillon de produits locaux et des panneaux affichant les différents plans de sauvegarde des populations. Lors d’échanges avec les organisateurs de la manifestation, les primo-intervenants en cas de plan d’urgence que sont les gendarmes ont reconnu qu’ils seraient bien désemparés s’ils devaient intervenir sur une crise grave tout en manquant de nourriture. Ils ne connaissaient pas cette vulnérabilité alimentaire alors que les alertes exposées plus haut sont officielles. Ces citoyens en uniforme de gendarmes ont pu repartir de cette « dégustation DICRIM » avec des connaissances utiles à leurs missions.

Photo : Brigade DICRIM et gendarmes lors de la dégustation DICRIM de Bollène, mars 2021 - Photo : Collection personnelle

 

Les membres des brigades DICRIM lancent l’alerte sur l’insécurité alimentaire vers laquelle l’actualité nous confirme que nous courrons tous. Ayant vu le jour pour le deuxième anniversaire des Gilets Jaunes, cette association de fait ouverte à tous les citoyens militent pour que « les maires inscrivent le risque de pénurie alimentaire si les circuits alimentaires longs étaient neutralisés dans le Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs. Il faut également que cette crise des circuits alimentaires longs figure dans le Plan Communal de Sauvegarde, mais aussi que les élus, de l’échelle locale à l’échelle nationale, alliés aux citoyens, s’organisent dès que possible pour anticiper, éviter ou remédier à ce type de crise ».

 

 

 

Photo : Annonce de la "Dégustation DICRIM" par Pablo Servigne

 

S’appuyant sur le constat que la population française a manqué de masques – puis de vaccins – depuis le début de la période Covid, se rappelant que des alertes avaient déjà été faites l’an dernier avec des droits de retrait possibles des caissières des supermarchés et des transporteurs routiers, ces brigadières et brigadiers ont pris les devant en prenant contact avec le Ministère des Armées grâce au magazine Nexus, qui leur a bien confirmé que « non, il n’y a pas de greniers à blé en France ».  « Autrement dit, pas de stock stratégique pour nourrir les populations en cas de grave souci… », comme le souligne le magazine.

A ce jour, trop peu de communes ont pris le problème en considération. Ainsi la commune de Mouans-Sartoux dans les Alpes-Maritimes est-elle par exemple l'une des seules communes (soit quelques dizaines en France, sur 35.000 communes) reconnue pour avoir relocalisé son agriculture. Notre dépendance aux produits frais, importés et lointains perdure. L’association SOS Maires alertait de son côté depuis des années : le problème serait résolu en appliquant simplement la loi, de concert avec les autorités administratives (loi 2004-811 de modernisation de la sécurité civile), de police et le Maire de la communeEn cas d’émeutes faute d’alimentation suffisante lors d’une crise systémique, les Maires et Préfets, qui ne sauraient faire aux violences, seraient potentiellement coupables à l’article 121-3 du Code Pénal « manquement à une obligation de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement ». 

 

Gouverner, c'est prévoir et ne rien prévoir, c'est courir à sa perte.

Emile de Girardin

 

Il y a fort à parier que l’Etat, devant le fait accompli, les drames, ne voulant se faire accuser par les citoyens du manque d’anticipation voudrait faire tomber des têtes locales… 

Chacun ayant la nécessité de s’alimenter, chacun est donc concerné par les problématiques soulevées par les brigades DICRIM. Depuis une année, les citoyens prennent conscience des dysfonctionnements flagrants de notre Etat : amendes pour les oublis de port des masques, pour le non-respect des couvre-feux ou pour le non-respect des distanciations sociales, licenciements et fermetures de bars, cafés, restaurants, discothèques, bowlings, salles de sport, petits commerces. Ils constatent en revanche que le cours de bourse des multinationales flambe, totalement décorrélé de l’économie réelle « et en même temps », malgré leurs bénéfices, ces dernières préparent de nombreux plans sociaux.

Pour préparer une re-localisation de l’agriculture sur les territoires de l’hexagone, les citoyens ne comprennent pas d’où pourraient provenir les budgets. Et pourtant...

 

La femme qui valait 418 milliards

Le pays qui taxe le plus au monde n’aurait plus d’argent, nous répète t’on. Ainsi a t’on pu entendre qu’ « il n’y a pas d’argent magique ». Un dossier comme le mien  prouve que la fraude fiscale est l’un des fléaux à combattre sans relâche, permettant à certains de s’exclure des lois obligatoires pour tous les autres. Les montants annuels atteindraient jusque 80 à 100 milliards pour la France et 1.000 milliards pour l’Europe. Le silence durant le procès en appel de la banque UBS en mars dernier montre que le sujet est loin d’être prioritaire pour la classe politique et médiatique, voire associativePire, la liste des 44.000 noms de comptes offshore UBS, transmises l’an dernier par la Suisse à Bercy, n’a pas pu être exploitée par la justice de notre pays. Si cette liste, qui représenterait une enveloppe de 15 milliards d’euros, protégée par le Ministère des Finances, était amenée à être hackée, les révélations pourraient sérieusement mettre notre pays en dangerCela étant, les personnes de cette liste ont-elles été soumises à des redressements fiscaux, profitables à toute la communauté française ? Pourquoi ce silence de la part de nos dirigeants politiques ?

Le dossier UBS n’est pourtant pas un cas isolé puisque Martine Donnette rejoint mon combat. Cette retraitée et son conjoint Claude Diot viennent de publier leur deuxième ouvrage (418 milliards – La fraude de la grande distribution avec la complicité des élus et de l’administration, Talma).

En effet, l’État pourrait réclamer 418 milliards d’euros aux hypermarchés qui enfreignent la législation française. Leurs victimes ne sont pas que les petits commerçants des villes et villages ayant fermé les uns après les autres ces dernières décennies pour problématique de concurrence.

L’association « En toute franchise » gérée par Martine Donnette et Claude Diot a pour vocation de lutter contre les pratiques abusives et déloyales, les abus de position dominante des grandes enseignes et super / hypermarchés. Bien que les extensions illégales des surfaces soient strictement encadrées par la loi (articles L-7201-1 à 7201-11 du Code du Commerce) et sévèrement réprimées, l’association explique qu’elles ne sont jamais sanctionnées en pratique, alors qu’elles portent atteinte à l’équilibre des territoires et la survie des petits commerces.

Même si l’association a récemment gagné quelques procès, le combat mené par le couple est une véritable guerre. Ainsi, ils se déplacent partout sur notre territoire à la rencontre d’élus pour leur expliquer « les conséquences de la suppression du certificat d'urbanisme, la violation des règlements des PLU, PPRI, la non transposition de la Directive Européennes Service de 2006-123 du décembre 2006, les magouilles des permis à moins de 1000 m², les conséquences sur l'environnement et les emplois (EN TOUTE FRANCHISE - DES TERRES, PAS D'HYPERS) »

L’association En Toute Franchise explique que les millions de mètres carrés construits illégalement amèneraient à des condamnations à hauteur de 418 milliards d’Euros manquants, pour la seule région PACA, s’ils étaient réclamés. « La France a mis en place ce système de prédation en faveur de la grosse distribution qui s'est enrichie illégalement sur des mètres carrés illégaux et lui a permis de détruire et d'éliminer les petits concurrents par abus de position dominante qui devrait être condamnée par des amendes et des astreintes, si les article 101, 102 et 103 du Traité de Fonctionnement de l'Union Européenne étaient appliqués par la France ». Le non-respect des directives européennes a conduit à la vulnérabilité de nos territoires.

 

Photo : Martine Donnette et Stéphanie Gibaud à Valence - Présentation du livre de Levent Acar : "A vos marques, prêts, boycottez !" - Collection personnelle

Puisque l’État ne semble pas manifester une volonté d’agir, les citoyens pourront rejoindre l’analyse de l’association I-boycott : « Avant tout, un citoyen est considéré comme un consommateur. Avec le boycott, il devient un consom’acteur, c’est-à-dire un acteur du changement. À tout moment, chacun peut se demander dans quelle poche va l’euro ou le dollar qu’il dépense ».

 

Cet article n'est pas un appel à dire : "tous pourris !"

Dans l'article de la Nouvelle République du 13 mars 2020 intitulé "Corruption des élus : la Smacl prend les devants", il est toutefois rappelé l'intérêt de responsabiliser les élus comme souhaite continuer à le faire la Brigade DICRIM : "Les maires ne sont pas plus malhonnêtes que les autres Français. Le taux de condamnation des élus reste marginal, mais statistiquement, ça progresse. Le rôle de l'Etat est d'édicter des règles. Le nôtre est de responsabiliser les élus", explique Jean-Luc de Boissieu, président de Smacl Assurances, qui ajoute : "On élit des maires qui n'ont aucune formation administrative, et heureusement : c'est la démocratie. Mais on les place dans une situation qui pour la plupart est inédite. Le danger, c'est que les nouveaux élus abordent leurs fonctions avec trop de certitudes".

 

" La corruption est partout "

Alors que les générations Y est Z sont en quête de sens, j'ai souhaité m'entretenir avec l’expert en risques systémiques Alexandre Boisson.

Ce dernier analyse que " la corruption est partout, l’humanité est physiologiquement corrompue, son homéostasie est sa priorité. Dans le monde moderne, le court-termisme est son modèle de fonctionnement principal. Avec ce monde aux énergies fossiles et faciles, reposant sur la technologie quasiment pour tout, l’anticipation de crise est considérée comme archaïque. A notre différence, nos ancêtres, les chasseurs cueilleurs savaient anticiper puisque leur métabolisme était à rude épreuve – les prédateurs étaient nombreux, la nourriture venait à manquer… Très souvent confrontés au danger, sans technologie qui protège, leur cerveau était en alerte plus fréquemment que celui de l’homme moderne. Anticiper leur était vital, anticiper faisait partie de leur nature.

Politiquement, comment se traduit cet exposé physiologique ? " L’article 3 de notre Constitution française : La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Mais est-ce un peuple qui a envie de décider ou un peuple qui laisse décider et râle ensuite ? Comme l’écrivait Nicolas Machiavel : "La meilleure forteresse des tyrans, c'est l'inertie des peuples ".

Qu’est-ce qu’un peuple ? "C’est une somme d'individualités individualistes. La physiologie de chacune de ces individualités cherche son équilibre dopamine - sérotonine. Au-delà de cet équilibre physiologique, l'intellect de l’individualité qui appellerait à l'intérêt général cache souvent un agenda d'intérêts personnels cachés, celui d’avoir plus de confort. Cette individualité veut le pouvoir qui donne accès au confort. L’esprit dépend du bon fonctionnement physiologique qui l’accueille, le corps humain. Une fois l’agenda personnel réalisé, l’individu ayant pris une position sociétale le rendant confortable, sa physiologie s'en gavant, arrive alors le phénomène d’Hubris de l’esprit, la démesure, la déraison ".

Nous avions effectivement étudié ce phénomène quant à la problématique des lanceurs d’alerte qui se sont répandus comme une traînée de poudre ces dernières années, notamment – et étonnamment - en France : quelles seraient les réelles motivations des uns et des autres ? Que se cacherait t’il derrière des motivations verbales et médiatiques ? Comment reconnaître un véritable lanceur d’alerte, qui se lève dans l’intérêt général de celle – ou celui – qui prétend la même chose mais n’agirait que pour son compte personnel  et/ou pour un agenda quelconque ?

"L’alerte et l’anticipation sont bannies du monde moderne, celui où le 'business as usual’ permet les grandes carrières dans la fonction publique ou le secteur privé. Les véritables lanceurs d'alerte sont précarisés, tués économiquement. Ils dérangent avec leur appel à la raison, leur appel au changement et leurs préconisationsLe cerveau n’aime pas la charge mentale. Notre physiologie dispose de ressources limitées pour réfléchir. Une étude démontrque la sévérité ou la tolérance de juges dépendent de la capacité de leur physiologie avoir assez de ressources : la charge mentale ne doit pas excéder les ressources en énergie disponibles dans le corps humain.

Pour le citoyen lambda comme pour l'Etat, considérer un vrai lanceur d'alerte, c'est reconnaitre que le "système" est corrompu, ce qui sous-tend qu'il faudrait inventer un système plus vertueux. Cela implique de changer ses habitudes, donc réfléchir, user de l'énergie cérébrale. C’est une charge mentale trop lourde quand l'obéissance aveugle exonère de toute réflexion ".

Qu’est-ce que le système ? "Etre dans le système signifie être et penser comme les autres, c’est subir la pression de conformité additionnée au fait qu'un responsable (hiérarchique, politique) utilise sa charge mentale pour soi. C’est facile et simple : ‘Yaka suivre !’

Être un vrai lanceur d'alerte avec des individualités vénérant un tel système auto-destructeur, c'est être Cassandre, c'est sacrificiel. Mais Cassandre avait raison !

Non seulement l’État n’a pas protégé ni aidé les Cassandre que sont Martine Donnette et Stéphanie Gibaud qui militent pour l’éthique aux niveaux financier, politique, économique, mais il les a isolées et mises en danger. Mais les estomacs citoyens risquent de donner tort à l’Etat avec perte et fracas.

Les variants de la covid-19 et les cyber-attaques nous menacent. Si soudain supérettes et supermarchés étaient vides, nous aurions à vivre des émeutes ingérables…

Chacun a le choix et peut décider de faire démocratie par le ventre, en décidant de se nourrir chez l’agriculteur ou le paysan localement et en organisant les solidarités pour que les personnes les plus modestes aient accès à cette sécurité alimentaire locale. Son acte d’achat politique favoriserait de facto une protection alimentaire pour tous, des emplois d’avenir, permettrait le boycott des mauvaises entreprises et irait naturellement vers le buy-cott, c’est-à-dire acheter parce que c’est éthique, sain… Les citoyens sont-ils prêts à cela ?"

 

A suivre : Reprenons le contrôle de nos vies (Quatrième partie)

 

Photo de couverture : Brigadières Dicrim - Collection personnelle



 

 

 

1
Coup de coeur
J'adore cet article
0
Coup de génie
Brillant
0
Coup de main
Cet article m'a été utile
0
Coup de pub
Je souhaite promouvoir cet article
0
Coup de chapeau
Un sujet très intéressant
0
Coup de balai
Ne correspond pas aux standards Panodyssey
1
0
0
0
0
0
Partager l'article
copylink copylink

Commentaire (0)

Tu peux soutenir les auteurs indépendants qui te tiennent à coeur en leur faisant un don

Prolonger le voyage dans l'univers Politique
L'incohérence totale 
L'incohérence totale 

L'ensemble des Fédérations sportives sont unanime concernant le protocole envisagé par le Ministère des Spo...

Julien Guaquier
1 min
ETHIQUE ET POLITIQUE
ETHIQUE ET POLITIQUE

Successivement en 2010 puis en 2013, les lanceurs d’alerte...

Stephanie Gibaud
18 min

donate Tu peux soutenir les auteurs qui te tiennent à coeur