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Chapitre 9 Un premier pas

Chapitre 9 Un premier pas

Publié le 17 nov. 2021 Mis à jour le 17 nov. 2021
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Chapitre 9 Un premier pas

Valérie décide d'affronter ses parents, elle ne peut plus reculer. Revoir son père en priorité pour ses problèmes de santé récents à la suite d'un traumatisme crânien. Au-delà de ses craintes pour l'accueil qu'elle risque de recevoir, un geste de sa part peut raccommoder les liens perdus.
Rose tourne la clé dans la serrure et ouvre la porte. Elle pousse un soupir et se retient d'embrasser sa fille. Le regard froid et dur se plante dans les yeux de Valérie. Les traits de son visage avec les rides et les poches sous les yeux sont vieillissant Rose. Depuis la naissance de Matthieu, les deux femmes ne sont pas revues. Le choc réciproque se découvrir avec le temps passé et l'objet de la rupture entre elles. La porte claque et se referme. Sur le perron, désappointée, atteinte Valérie se transit.
Les pensées de Valérie ne lui dictent plus rien. Brisée et le cœur en marmelade, Valérie profite du jardin, sentir les odeurs dégagées par les fleurs épanouies. Certaines sont mortes, elles menacent de pourrir, elles se métamorphosent en fruit. Les chaises pliantes restent sur l'herbe.
Elle tourne autour de la maison, la fenêtre de sa chambre est ouverte. Son rayonnage garde cette colonne de livres avec son tableau noir écrit par la craie par Marjorie. En théorie, ce prénom peut-être sa nièce que Valérie n'a pas eu l'occasion de connaître. Des babioles amassées, rangées sur une étagère, des livres dans une bibliothèque et des posters accrochés sur la paroi, la pièce a son côté musée, ornée avec goût, l'ordre règne. Le garage avec son mur peint d'une fresque de chevaux, on voyait bien leurs croupes.
Sur son bureau, des cacahuètes dans une coupelle et des confetti sont éparpillés. Une banderole suspendue avec "Joyeux anniversaire " submerge de chagrin Valérie. Ses anciens carnets doivent être dans les tiroirs avec les écrits de poèmes qui servaient de défouloir. Sa mère serait ulcérée de les lire dont elle était souvent le sujet. Surtout qu'elle avait matière à rédiger sur elle. Valérie représentait l'âme impure depuis sa naissance sans savoir pourquoi. Le toboggan existe toujours mais abîmé. Valérie entend encore les cris d'Alizé enfant prodige, un peu volatile, dévalé dans l'allée avec son vélo. La chienne retriever Cannelle courrait avec elle. Adulée et auréolée par ses parents, toute petite, la grâce la conduit vers le sport dans les épreuves de patinage artistique. Une carrière réussite avec brio jusqu'au jour de son accident. Une mauvaise chute du genou met fin à sa profession.
Elle ne peut pas voyager dans le temps pour ressurgir à l'époque où sa vie s'est arrêtée avec sa famille.
Valérie vit comme un cauchemar et un dilemme de savoir si elle doit rester et attendre que sa mère revienne vers elle. La nausée lui remonte, elle crache un peu de la bile et devient écarlate. Elle brasse de l'air avec ses mains sur son visage. Cela ne sert à rien de forcer, c'est encore précoce pour recontacter ses parents. Elle a essayé. Amère, sa mère s'obstine, persiste et signe toujours ce rejet pour toujours.
—Je voulais y croire et tourner la page, c'est ma destinée. Je n'ai pas trouvé ce que je cherche. Je ne sais pas si j'ai eu raison de me laisser embobiner par ma sœur. Cela fait longtemps que j'ai jeté les dés pour conjecturer à ma chance. Je me construis cette muraille autour de moi depuis Matthieu. J'ai honoré ma mission, mes racines sont là, un court passage mais glacial qu'on ne vienne pas me faire la morale après ! Ce n'est pas demain qu'on réunira nos cousins. Je suis emballée un peu trop vite pour rien. J'abdique.
Un voisin martèle dans son atelier. Le bruit des tondeuses fonctionne à plein régime. Une petite fille joue au ballon dans la cour devant son garage et donne un coup de pied. Il rebondit sur le sol en béton pour ensuite taper contre la gouttière du toit. Ses cheveux blonds et longs volent au vent. Elle porte une jupe indigo et son tee-shirt blanc avec ses chaussures de sport. Ses yeux bleus en forme d'amande avec un nez fin et un visage ovale, elle est seule mais heureuse. Elle rit aux éclats, elle rattrape avec ses mains. Elle prend plaisir avec ce divertissement, elle attend que sa mère l'appelle pour manger son repas du soir. Son père n'est pas rentré de son travail et elle va pouvoir patienter pour le dîner. Valérie se voit en elle à l'âge de l'insouciance. Elle quitte le lieu familial, elle rejoint son hôtel pour repartir le lendemain.
La situation ne change pas et toujours conflictuelle, inefficace d'utiliser un flot mots, l'attitude explicite de Rose ne manifeste pas l'envie d'échanger avec sa fille.
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