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Chapitre 16 Rien ne sera plus jamais comme avant

Chapitre 16 Rien ne sera plus jamais comme avant

Publié le 3 janv. 2022 Mis à jour le 3 janv. 2022
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Chapitre 16 Rien ne sera plus jamais comme avant

La justesse des mots d'Adam pèse dans l'esprit de Valérie. Plutôt embêtée, cette indécision la ronge. Adam ne désire pas lui mettre la pression et lui propose également de travailler dans l'emmagasinage.
— Être au milieu des courgettes, pamplemousse , c'est une conversion différente qui me changerait aussi !
— Tu es imbu de ton passé.
Valérie soupire. L'espoir d'une inspiration pour la dénouer de cette angoisse qui l'accapare depuis des jours. Depuis son arrivée, son téléphone portable éteint, elle présage un message vocal de Didier. Elle sort son téléphone de son sac.
— Depuis mon départ, j'ai tout fermé, je suis ici et je ne veux plus savoir sur mon ancienne vie et là, je suis...
Adam la regarde.
— Tu ne peux pas couper les ponts définitivement avec ta famille. Tu as des enfants, un mari, tu ne les renies pas non plus. Ne les exclus pas de ton existence.
— J'ai tant tempêté après eux, j'ai besoin de me libérer de cela pour retrouver une sérénité au fond de moi et tant que ce sera ainsi, je resterai ici.
— Dans ce cas-là, cela ne devrait pas te perturber si tu reçois des messages de ta famille. Peut-être devrais-tu lire ou les écouter et cela t'aiderais à prendre une décision sur ton avenir.
Une étoile a toujours plané au-dessus de sa tête, quoiqu'elle décidait. Le discours d'Adam ne manque pas de sens et fait rebondir Valérie.
— Tu as raison, ils sont ma vie et mon sang.
Valérie colle son téléphone portable à son oreille. Un coup de fil de Didier particulièrement inquiétant la déstabilise :
— Valérie, je ne sais pas où tu es, j'espère que tu écouteras mon appel, car la situation est urgente. Pierre a eu une attaque, il va mieux, mais ce serait bien que tu ailles le voir. Je t'en prie, rentre vite à la maison, nous t'attendons . Matthieu semble avoir des griefs contre toi. Je ne parviens pas à lénifier. Je n'ai pas la faculté à résoudre le problème qui te lie à Matthieu , car cela le perturbe. La teneur doit être suffisamment grave, il attend tes explications. Nous avons créé des tracts pour te retrouver mais en vain. De grâce, reviens ! Je t'aime.
Valérie pâle comme un linge patiente pour la suite.
—Maman, c'est Matthieu. J'ai appris des choses par Pierre, je ne peux pas croire que tu as fait ça ! Tu ne t'imagines même pas dans quel état de colère je suis ! Il a eu qu'une tierce personne me dévoile ma véritable histoire, comment as-tu pu me cacher ça ? Il va falloir que tu m'éclaires. J'ai besoin de savoir si on ne m'a pas raconté des mensonges. Je deviens parano, je me crois entouré de menteurs et tout est faux.
Valérie a les larmes aux yeux et comprend. Pierre l'avait trahie. Matthieu sortait de ses gonds au téléphone avec un ton agressif, elle s'effondre. Adam avec sa mine désolante, posa sa main sur son épaule .
—Que se passe-t-il Valérie ?
— Un éventuel retour chez moi n'est pas très engageant. J'étais bien enracinée dans ma famille, mais là un séisme risque de me couper d'eux. Rien ne sera plus pareil comme avant, c'est certain.
—Pourrais-tu être moins énigmatique ?
Valérie se renâcle.
— Je ne suis pas assez intime avec toi pour m'exposer à des confidences dont aujourd'hui, je ne suis pas fière et je le paie désormais. J'ai honte. Je vais perdre ma famille.
— Dans ce cas-là, tu n'as plus le choix. Rentre. Tu peux peut-être encore sauver les meubles en étant ouverte et sincère.
 

Avant le malaise de Pierre

 
Depuis quinze jours que Matthieu, Stéphanie et Didier travaillent sur la disparition de Valérie. Ils pianotent sur internet pour la liste des hôtels, aéroports, ils utilisent beaucoup le téléphone. Pierre prend l'initiative de convoquer Matthieu chez lui. Pierre rangeait son bois sous son hangar, lorsque Matthieu se rend sur les lieux.
Pierre murmura :
— Il doit le savoir… Désolé, Valérie de te trahir !
Matthieu entre par le petit portail, le grincement alerte Pierre qui l'interpella. En tenue de travail avec une salopette en jean et avec une chemise à carreaux, Pierre ne voulait pas l'accueil avec un costume cravate.
Matthieu le connaissait depuis des années sans savoir le lien avec sa mère. Pierre cesse son activité et l'incite à introduire dans la maison.
Ils pénètrent dans la maison, Matthieu, toujours aussi émerveillé par cette maison s'exclame :
— Toujours aussi belle, ta demeure.
— Désires-tu boire quelque chose.
— Non merci, je n'ai pas soif.
— Assis-toi, je t'en prie.
Tous les deux s'installent sur un fauteuil différent, mais face à face.
— Ton enquête avance.
— Non, pas vraiment.
— Crois-tu que tu puisses la revoir un jour ?
— Aucune idée, seul l'avenir le dira.
Pierre se racle la gorge , assez mal à l'aise de trahir son ancienne femme se lance :
— Je dois te dire quelque chose de très important, bien que je n’aie pas l'accord de ta mère.
— Ceci me donne l'eau à la bouche, de quoi s'agit-il ?
Pierre marque une pause. Il observe le jeune homme, il ressemblait à sa mère. Il n'avait pas préparé à l'avance avant de lui transmettre une révélation qui risquait le déboussoler. Ce n'était pas le genre à être diplomate, ni prendre des gants lorsqu'il avait une chose déterminante à dire.
— Autrefois, ta mère et moi… Nous sommes mariés, notre couple dura trois ans et … Pendant cette union, tu es né.
L'information fut balancée. Matthieu ne réalise pas sur le coup.
— Ma mère et toi, vous avez eu un enfant ?
— Oui, c'est toi mon fils !
— Je ne vous crois pas… C'est un mensonge !
Matthieu se lève d'un bond, se progresse vers la fenêtre et se retourne :
— Tu ne peux pas avancer de tels arguments, il me faut des preuves ! Comment aurait-elle pu aimer un homme de votre âge ? Je considérais que tu étais un ami de ma mère !
— Je ne permettrais pas d'annoncer un tel mensonge, je possède l'acte de mariage et de naissance et des photos de toi.
Pierre se déplace jusqu'à son bureau et les sortit de son tiroir. Il lui présente les documents, Matthieu les examine, le nom de Valérie et de Pierre étaient liés ensemble. Aucun doute, Pierre disait la vérité. Matthieu n’advient pas à imaginer que le vieillard de soixante-douze ans est son père. Pierre attend un signe d'affection de son fils, un fils qu'il adorait. Matthieu ne réplique rien, trop honteux, cette révélation atteint un sacré coup sur l'orgueil. La nouvelle lui tombe comme un couperet. La différence était si flagrante, comment s'était-il passé pour qu'une chose pareille arrivât ?
— Mon père le sait-il ?
—Oui
— Et Stéphanie ?
— Elle n'est pas ma fille.
Bouleversé , il abrège sa visite, Matthieu se retira. Les mots ne sortent pas, il éprouve de la colère et du dégoût. Pierre ne peut le retenir, il n'était pas de nature loquace. Il ne racontera rien à son père ni à sa sœur. C'était insupportable d'apprendre que dans le passé, sa mère partageait sa vie avec un homme beaucoup plus âgé que lui qui avait l'âge d'être son père.
— Je te promets maman qu'à ton retour, ça va être la guerre !
Matthieu se déverse un verre de bière et s'enferme dans sa chambre avec des bouteilles d'alcool. Il s'enivre avec un fond de musique assez bruyante. Il perdait ses repères. Il prenait sa mère pour une cocotte. Comment sa mère avait-il pu coucher avec cet homme ? L'aurait-il baratiné ? Qui avait séduit l'autre ? Comment a-t-elle pu être en extase et pavoiser pour lui ? Il se posait mille interrogations, cela tournait en boucle dans sa tête. Il préférait questionner sa mère directement en l'affrontant. Il a un tel rejet qu'il recracha ce qu'il buvait par la fenêtre. Le choc n'était pas encore amorti.
Au moment de dîner, Didier envoie sa fille pour appeler son frère. En entendant une bouteille tombée, Stéphanie cogne avec ses deux points.
— À table Matthieu !!!
Une voix lointaine lui répondit :
— Va-t’en Stéphanie ! Laisse-moi en paix !
Stéphanie rejoint son père.
— Il n'est pas en état pour descendre.
— Que veux-tu dire ?
— Il se saoule.
— Dans ce cas-là, je te défends aller le voir, je vais voir ce qui se passe.
— Bien papa.
Pendant ce temps-là, Matthieu buvait à gogo. L'alcool se sentait jusqu'au palier. Didier frappe à son tour pour discuter.
— Matthieu ! Je t'ordonne d'ouvrir cette porte ! Baisse cette musique qu'on puisse parler ensemble !
Didier remua la poignée, il était enfermé à clé. Matthieu tapa du pied dans la porte.
— Calme-toi Matthieu ! Pourquoi te mets-tu dans cet état ?
Didier élève la voix à s'égosiller. Il finit par lâcher prise, Matthieu s'évertuait à répondre par l'agressivité en insultant Valérie.
— Ma mère est une catin, elle a eu un fils avec un proxénète. Mon père est un vieux. Tu n'es pas mon père, alors laisse-moi.
— Je t'interdis d'injurier ta mère, elle te racontera sa version à son retour.
— Il n'a pas l'air d'un appolon, ni d'un crooner mon père. Comment as-tu accepté ce genre de femme ? Sais-tu ce qui se cache par-derrière, c'est peut-être encore plus sale que j'imagine. agression ? Inceste ?
—Tu dis n'importe quoi Matthieu. Ta mère n'aurait pas épousé un violeur.
— Donc, c'est l'inceste, ça me becquette.
— Je n'ai pas dit ça !
— En réalité, le sais-tu ?
Didier soupira.
— Je ne peux pas répondre à la place de ta mère.
— Donc, tu sais quelque chose et tu ne veux pas me le dire ?
Le vide.
Le silence.
Didier baisse la garde et démissionnaire. Aucune parole ne pouvait le réconforter. Ce n'était pas à lui qui incomba la responsabilité de lui narrer sur son passé. Ne désirant pas créer un lapsus avec la susceptibilité de Matthieu, cela pouvait s'envenimer. Très remonté contre sa mère, Didier marche sur des œufs. Il préfère le laisser mariner. C'était inutile de chauffer les esprits davantage. Il lui aurait bien proposé un deal, mais il était dans une phase où la communication ne passait pas entre eux. Sa plus grande désolation était l'absence de Valérie. Il aurait bien fait le tour du globe pour la ramener à la maison. Avec les enfants, ils avaient appelé plusieurs hôtels. C'était cherché une aiguille dans une botte de foin. Didier se dispersait dans diverses activités depuis le départ de Valérie. Il n'éprouvait plus cette sérénité d'autrefois. L'entente parfaite avec Matthieu se rompait. Le soir, il n'avait pas la tête à lire des romans. Il se penchait vers ses encyclopédies à les feuilleter. Cela devenait obsessionnel, car il gambergeait sur le lieu où elle pourrait être. Matthieu n'était pas un abruti, il comprenait que Didier ne connaissait pas tout. Sinon, pourquoi ne partagerait-il pas sur la réalité de l'histoire ? Didier et Stéphanie mangent ensemble, un blanc total entre eux . Le bruit des mâchoires qui mastiquait étouffé par la musique , Didier planait alors qu'il était vert de colère et d'amertume. Cette vie stable jusqu'ici basculait dans un sentiment incertain. Didier ne souhaitait pas s'ingérer entre Matthieu et Valérie. C'était inapproprié de sa part d'intervenir, mais à Valérie de reprendre les rênes. Lorsqu'il avait connu Valérie, il acceptait son passé sans porter de jugement.
 
Le lendemain, Matthieu se réveille étourdi. Le réveil fut difficile.
—Maman… J'espère que tu répondras à mes questions !
Matthieu se replonge dans ses recherches, un côté positif dans sa fureur qui renforça dans son enquête pour confronter sa mère.

sincère

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