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Toujours tout pour la musique

Toujours tout pour la musique

Published Nov 12, 2021 Updated Nov 12, 2021
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Toujours tout pour la musique

Le temps des métamorphoses (5)

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L'une de ses sœurs raconte :

 

« De toute façon il n'y a que la musique qui comptait pour lui, il n'arrêtait pas d'en écouter toute la journée. Il adorait Jacques Brel. On peut même dire qu'il l'admirait. Il appréciait aussi Brassens tout en écoutant les Beatles, Led Zeppelin ou Jimi Hendrix. » (livret Parabolèr).

 

Là encore : combien d'adolescents ont passé des journées entières à écouter les mêmes albums en boucle, comme si rien d'autre n'existait, quelle que soit la musique d'ailleurs, pas uniquement du rock ? Ce n'est pas vraiment de la rébellion, mais plutôt un moyen de s'échapper. Il ne faut pas surinvestir des propos probablement calqués après coup su r une réalité passée, ne pas surinterpréter. Il ne faut pas faire de ce genre d'anecdotes des indices mais les considérer pour ce qu'elles sont : des souvenirs, ni plus, ni moins. Les souvenirs ne sont la preuve de rien. Ils sont là, tout simplement.

Jouer d'oreille, c'est déjà jouer avec son cœur

Ce qui est tangible en revanche, et avéré, c'est qu'Alain Péters va très vite aller au-delà des clichés. Oui, il est le petit garçon qui échappe à la surveillance de ses parents pour aller voir les musiciens et danser. Il est ce bambin sautillant. Il est aussi l'adolescent enfermé dans sa chambre avec ses disques et sa guitare, mais il se sent déjà musicien, comme son père. Il apprend alors à jouer de la guitare, mais sans solfège et sans professeur. Il le raconte dans une autre interview, à la télévision cette fois, avouant qu'il n'a pas de technique musicale, qu'il joue « comme créole i dit d'oreille ». Il écoute des groupes de rock et essaie de reproduire les solos, de retrouver la rythmique. Jouer d'oreille, c'est déjà jouer avec son cœur plutôt qu'avec sa tête, s'est laisser la musique couler en soi. Fort de cet apprentissage balbutiant, il décide d'aller plus loin dans ce domaine. A l'âge de treize ans, il intègre l'orchestre de Jules Arlanda.

Comme Chane Kane, Jules Arlanda est un musicien réunionnais qui a monté son orchestre pour tourner sur l'île dans le circuit des bals. Alain Péters va se perfectionner à son contact, et élargir son champ d'expérimentation. Jusqu'à présent dans son parcours, on peut dire qu'il règle son pas sur celui de son père, il emprunte les mêmes chemins. Mais cela ne va durer qu'un temps. Très vite, il faudra aller plus loin. Très vite, il ne peut plus se contenter de jouer de la musique sur son temps libre, en amateur. Il veut devenir professionnel. Il veut vivre de la musique, sans filet, sans plan B, sans travail alimentaire à côté. Il faut que la musique soit son seul univers. De toute façon, elle représente déjà tout pour lui, autant que cela se traduise dans les faits.

Eric Ausseil est l'enlumineur attitré de cette place, merci.

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