facebook Call me by your name (Luca Guadagnino, 2017)
Call me by your name (Luca Guadagnino, 2017)

Call me by your name (Luca Guadagnino, 2017)

CREATIVE ROOM

LGBTQ et cinéma

Call me by your name (Luca Guadagnino, 2017)

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"Call me by your name" est un beau film dans lequel on reconnaît la finesse d'écriture de James IVORY (qui a reçu à 89 ans un Oscar et un BAFTA du meilleur scénario) et qui bénéficie d'une très belle photographie et d'une très bonne interprétation. Un bel objet d'art raffiné qui réussit à dépeindre avec beaucoup de nuances les émois qu'un adolescent (Timothée CHALAMET) éprouve pour un jeune adulte (Armie HAMMER) venu passer quelques semaines dans la maison secondaire de ses parents. Le discours du père (sans doute double du réalisateur) à son fils est sans doute le moment le plus fort du film. Le contexte rétro (l'histoire se déroule en 1983) teinte d'emblée de nostalgie l'atmosphère hédoniste dans laquelle baigne le film avant que celle-ci ne l'emporte dans la scène finale.

Des qualités donc mais également des longueurs, un traitement inégal des personnages (Oliver est survolé) et une (grosse) réserve qui est le fait d'associer à ce point la beauté au capital culturel et économique de la bourgeoisie. Au XIX° passe encore que l'on montre des vacances dans des châteaux en Italie, celles-ci étaient effectivement réservées à l'élite mais on dirait que la démocratisation du XX° n'est pas parvenue jusqu'aux oreilles du réalisateur (qui n'est pas Luchino VISCONTI non plus). Tous ces gens beaux comme des dieux, riches comme Crésus, pratiquant les belles-lettres, l'archéologie gréco-romaine, la pédérastie et l'art de la composition musicale sont si amoureux de leur reflet qu'ils ne savent que pratiquer l'entre-soi et pensent que forcément ça va en mettre plein la vue aux autres. Sauf que ce sont les dinosaures d'une époque révolue que le réalisateur contemple avec une complaisance quelque peu navrante. Forcément, ça met la grande majorité des spectateurs à distance car le message subliminal qui passe est que jamais ils ne pourront en faire partie. Sur un thème proche, je préfère "Le Secret de Brokeback Mountain" (2005) et "Moonlight" (2016) beaucoup plus universels et modernes dans leur approche.

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