Manifeste Panodyssey 2026 : Quand la musique retrouve ses mots
Manifeste Panodyssey 2026 : Quand la musique retrouve ses mots
Pour une musique qui se lit autant qu’elle s’écoute
La musique n’est pas qu’un flux.
La musique n’est pas qu’un algorithme.
La musique n’est pas qu’un chiffre de streams.
La musique est d’abord un texte.
Une intention.
Une pensée mise en mots, avant d’être mise en sons.
Et pourtant, depuis trop longtemps, les paroles ont été reléguées au second plan.
Les mots effacés par le bruit
L’industrie musicale moderne a gagné en puissance technologique.
Elle a perdu en profondeur culturelle.
Les plateformes de streaming ont perfectionné l’écoute, mais appauvri l’expérience.
Les maisons de disques ont mis en avant les artistes, mais trop rarement les auteurs.
Les sociétés de gestion collective protègent les droits, mais ne valorisent pas suffisamment les textes, les lettres musicales et leurs silences.
Les éditeurs eux-mêmes ont parfois oublié que le monde avait changé.
Qu’il est temps, à nouveau, de penser aux mots.
Les paroliers sont devenus invisibles,
Les textes ont été dissous dans le flux,
La musique a perdu une partie de sa mémoire.
Ce déséquilibre est une erreur historique.
Les mots ne valent pas moins que les notes.
Une conviction forgée par l’expérience
Cette conviction, je ne l’ai pas découverte hier. Je suis entrepreneur de la musique depuis plus de 25 ans. J’ai fondé Qobuz en 2006 pour défendre une autre idée de l’écoute : exigeante, qualitative, respectueuse des œuvres. J’ai enregistré des centaines de disques en studio, vendu des millions de disques à l’époque charnière entre le CD, le livret imprimé et la crise du support physique.
En tant que producteur et éditeur de musique avec Bee Jazz, j’ai toujours accordé une importance essentielle aux jaquettes, aux livrets, aux textes. À ce qui entoure la musique et lui donne du sens.
Avec Panodyssey, j’ai prolongé ce combat dans le champ littéraire : redonner du pouvoir aux auteurs, remettre les textes au centre, refuser l’exploitation aveugle des écrits, des données et des contenus, logique aujourd’hui dominante sur les plateformes américaines.
Aujourd’hui, ces deux trajectoires convergent. Et Panodyssey passe à l’acte.
Panodyssey entre dans la musique 🎶
Panodyssey n’est pas une plateforme littéraire de plus. C’est un espace numérique dédié au calme et à l'attention. Un lieu qui met en lumière la diversité créative et culturelle européenne en facilitant la rencontre entre auteurs, artistes et public. Panodyssey est un art de vivre. Une approche du monde différente de celles des réseaux et plateformes américaines - y compris dans l'écrit - souvent vides de sens. Et nous assumons le droit de l'écrire.
En ouvrant un espace dédié aux textes de chansons, Panodyssey pose un nouvel acte fondateur :
La chanson écrite est une forme de littérature,
Le parolier est un auteur à part entière,
Les paroles méritent un espace, une lecture, une reconnaissance.
Ce nouvel univers entièrement dédié aux histoires des textes de la musique n’est pas un supplément éditorial. C’est une pierre fondamentale et indispensable de Panodyssey. Panodyssey est né sur les braises et les injustices d'un monde musicale parfois sans pitié. Cet engagement prend aujourd’hui un sens nouveau : engagé, précieux, peut-être inattendu pour certains, mais profondément nécessaire. Car il faut parfois laisser le temps aux idées et aux blessures pour mieux rebondir, et aller à la rencontre de nouvelles expériences culturelles, au croisement de l’écoute et de la lecture.
Si vous voulez inviter les jeunes à lire, alors parlez-leur de leur musique, de leurs chansons et de leurs artistes. Ecoutez-les chanter les textes surtout si vous n'appréciez pas les mots et les notes de leurs vedettes. Après, ils vous suivront plus facilement pour lire, discuter, et peut-être écrire autour ce qui est important pour la construction de leur identité et de leur caractère. Alexandre Leforestier - fondateur de Bee Jazz, fondateur de Qobuz, cofondateur de Panodyssey
Redonner une existence aux textes de chansons
Sur Panodyssey, les paroles ne sont plus des métadonnées ni du simple karaoké. Elles deviennent des œuvres porteuses de sens. Les textes de chansons peuvent être publiés, lus, habillés de médias à écouter et à regarder et commentés. Les textes sont protégés, puis invités à voyager après avoir embarqué sur Panodyssey.
Ils racontent leur genèse.
Ils révèlent l’intention derrière la musique.
Ils redeviennent un patrimoine vivant.
Une nouvelle expérience musicale
Nous croyons à une évidence trop longtemps ignorée : on ne peut plus dissocier durablement l’écoute et la lecture.
Les passionnés de musique veulent comprendre ce qu’ils écoutent.
Les nouvelles générations veulent du sens, pas seulement du son.
Les créateurs veulent reprendre le contrôle de leurs œuvres.
Panodyssey travaille à l’union entre plateforme de streaming musical et plateforme de streaming littéraire. Pas pour remplacer. Mais pour enrichir. Pour augmenter l’expérience musicale et la dimension culturelle des édifices créatifs.
Protéger les auteurs à l’ère de l’IA
À l’heure où les intelligences artificielles se nourrissent massivement de textes et de catalogues musicaux, une chose est non négociable : les auteurs doivent rester maîtres de leurs mots. Panodyssey développera et déploiera des outils inédits pour :
Protéger les textes de chansons,
Garantir la transparence des usages,
Assurer la traçabilité des œuvres,
Valoriser la création humaine.
La musique de demain ne peut pas être construite sur l’effacement des auteurs d’hier, de Bach aux Beatles. Ne les oublions pas. Écoutons-les vraiment.
Un appel aux paroliers et aux institutions
Panodyssey invite tous les paroliers français et européens à venir faire vivre leurs textes sur la plateforme. Mais ce projet dépasse Panodyssey. Nous appelons également :
Les institutions culturelles,
Les sociétés de gestion collective,
Les acteurs publics et privés de la musique,
à repenser ensemble la place du texte dans l’écosystème musical.
Un acte stratégique européen
Ce manifeste est culturel. Mais il est aussi stratégique pour la santé économique des secteurs culturels et le renforcement de notre Soft Power menacé à l'ère des IA qui se nourrissent de textes de qualité sans rien ne demander. L’Europe ne peut pas laisser :
Sa musique,
Ses textes,
Son patrimoine culturel,
être absorbés par des plateformes et des IA qui ne partagent ni nos valeurs, ni notre vision de la création. Panodyssey ambitionne de devenir un acteur central de cette reconquête culturelle. Et cette ambition passera aussi par des rapprochements, des acquisitions, et des investissements structurants dans le secteur musical européen.
La musique mérite mieux que le flux
Nous refusons une musique sans mémoire.
Nous refusons une culture sans auteurs.
Nous refusons un avenir où les mots seraient accessoires.
Les mots sont musique.
La musique est langage.
Et il est temps de les réunir à nouveau.
Panodyssey s’engage.

Nous remercions l'agence de presse EFE pour leur créativité, soutien, confiance fidélité. Publication 2026 CREA Trust AI. x Panodyssey. Nous remercions le travail artistique de leur équipe de création.
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Gabriel Dax il y a 1 heure
Trop souvent, les paroles sont traitées comme un “supplément” dispensable, alors qu’en droit français, dès lors qu’elles sont originales et fixées, ce sont des œuvres protégées au même titre qu’un poème, une nouvelle, ou toute création issue de l’esprit. Les auteurs de textes méritent donc d’être vus, reconnus, et rémunérés comme tels.
J’ajoute une expérience très concrète : quand on écrit de la poésie, on l’écrit forcément en musique, pour la sonorité des rimes et les variations de rythme à la lecture, en silence comme à voix haute. Selon moi, « Écrire de la poésie, c’est écrire une chanson qui ne se sait pas. » Et, au fond, les mots sont des sons qui attendent qu’on les invoque.
Alexandre Leforestier il y a 1 heure
Tellement bien dit, c’est merveilleux cette pédagogie ! Et oui, nous les plumes, nous sommes des artistes lyriques ! 🎶 Vive les voix des plumes 😍
Pascaln il y a 1 heure
CQFD😇😋
Pascaln il y a 2 heures
Encore une fort belle idée presentée et expliquée dans ce manifeste culturel.
Un manifeste qui me parle bien fort, puisque je transforme dejà tout seul dans mon petit coin, nombre de mes textes en chansons de différents styles en fonction du texte lui-même.
Et si aujourd'hui je ne peux faire autrement que d'utiliser l'ia pour la création de la musique, le montage et tout ce va autour, je ne te dis le pied que je prendrai si d'aventure demain, cette partie artificielle pouvait être réalisée par de vrais zicos en studio...🤩😊
Bien sûr, nous parlons ici de vraies chansons dites à textes. Des chansons à ecouter non seulement chanter, mais aussi et surtour parler...
Donc bravo Alexandre et hâte de voir la suite.
Jackie H il y a 2 heures
On peut très bien faire de la musique sans texte, j'en écoute et même pas mal 🎶 mais tant qu'à faire des chansons, autant que leurs textes soient bien construits et qu'ils aient du sens 🙂
Et il ne faut pas s'y tromper : pas mal de chansons anglo-saxonnes ont bel et bien du sens et ne se résument pas à des borborygmes incompréhensibles 🙂 donc nous aussi, défendons nos cultures diverses et variées, nous aussi nous avons quelque chose à apporter au monde et nous n'avons certainement pas à en rougir 🙂👍🏻
Bernard Ducosson il y a 2 heures
Le retour aux sources tant espéré
Daniel Muriot il y a 2 heures
Je suis solidaire en tant qu'auteur et en tant qu'amateur de musique bien faite aux textes biens écrits.
Je me souviens encore de l'époque où je me jetais sur les livrets qui accompagnaient les cd de mes groupes préférés pour m'imprègner des paroles.
Jackie H il y a 2 heures
Pareil pour moi !