Félicitations ! Ton soutien à bien été envoyé à l’auteur
avatar
Radioactive (Marjane Satrapi, 2019)

Radioactive (Marjane Satrapi, 2019)

Publié le 15 mars 2021 Mis à jour le 15 mars 2021 Culture
time 3 min
0
J'adore
0
Solidaire
0
Waouh
thumb 0 commentaire
lecture 449 lectures
0
réaction

Radioactive (Marjane Satrapi, 2019)

"Radioactive" n'est pas le premier film consacré à Marie Curie, il y avait déjà eu "Les Palmes de M. Schutz" (1996), adaptation d'une pièce de théâtre par Claude PINOTEAU avec un beau casting (Isabelle HUPPERTCharles BERLING et Philippe NOIRET). Le film était modeste mais m'avait paru vivant, joyeux, sympathique. La version de Marjane SATRAPI est évidemment beaucoup plus ambitieuse car elle ne joue pas dans la même catégorie que le réalisateur de "La Boum" (1980) mais paradoxalement elle se plante en beauté. Comme quoi la modestie voire la légèreté a du bon quand on veut narrer la vie et l'oeuvre de figures aussi écrasantes que celles des époux Curie. Parce que "Radioactive" allie lourdeur, prétention et inconsistance. Le scénario est aussi scolaire que celui de n'importe quel biopic lambda avec tous les passages obligés racontés dans l'ordre. L'écriture des personnages ne brille pas non plus par sa finesse. Par exemple Marie Curie est présentée sous un angle antipathique de femme arrogante et égocentrique ce qui fait déjà cliché (faut-il être une virago pour réussir dans un monde patriarcal?) mais ce n'est même pas cohérent avec ce qu'elle devient ensuite, une sorte de martyre de la cause scientifique (elle devient une veuve éplorée qui crache du sang) et féministe (elle subit l'opprobre pour avoir eu une liaison et avoir parlé publiquement de plaisir féminin). Mais ce qui m'a le plus consterné, c'est la juxtaposition de l'histoire d'une femme d'exception racontée sous un angle voyeuriste extrêmement irrespectueux (pour ne pas dire putassier) et de flashs grandiloquents sur la postérité apocalyptique de ses découvertes. Comme si Marie Curie était responsable d'Hiroshima et de Tchernobyl! Alors pour tenter de rattraper le coup, on glisse un élément positif sur le traitement du cancer (avec un enfant dans le rôle du cancéreux of course), c'est dire à quel point tout cela est grotesque. Je préfère définitivement le "petit" film de Claude PINOTEAU à ce gros barnum parfaitement obscène.

lecture 449 lectures
thumb 0 commentaire
0
réaction

Commentaire (0)

Tu dois être connecté pour pouvoir commenter Se connecter

Tu aimes les publications Panodyssey ?
Soutiens leurs auteurs indépendants !

Prolonger le voyage dans l'univers Culture
Marivaudage
Marivaudage

Un mot d'un dictionnaire, ma définition, votre sourire, ma joiePour Marivaux, une satire "de l'...

Bernard Ducosson
1 min
Melancolia Japonica
Melancolia Japonica

La FailleLa fiasque était tombée là il y a combien de temps, je ne sais plus. Trois jours pe...

Pascal Ducrey
157 min
Taishuengeki theatre ambulant
Taishuengeki theatre ambulant

Définir précisément le théâtre populaire constituerait en soi un sujet complexe. La présente étude adopte une déf...

Pascal Ducrey
56 min
Petite Philosophie du Gland
Petite Philosophie du Gland

Petite philosophie du flan - Alexis Le Rossignol Jeunes adultes, nous occupions nos mercredis aprè...

Eric Linard Mosca
5 min
Jérusalem (5/5)
Jérusalem (5/5)

Une claque émotionnelle ! A voir absolument ! (5/5)Shahid doit quitter sa maison à Jérusalem.

Elodie Vircolls
1 min
Ce que Harry Potter m'a appris
Ce que Harry Potter m'a appris

En tant qu’écrivain, il me paraît indéniable de dire que je suis constamment à la recherche du livre qui saura m’éblouir, et...

Axelle Branco
15 min

donate Tu peux soutenir les auteurs qui te tiennent à coeur

promo

Télécharge l'application mobile Panodyssey