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Nommer un problème pour le mal-traiter.

Nommer un problème pour le mal-traiter.

Publié le 18 janv. 2021 Mis à jour le 18 janv. 2021
time 2 min

Nommer un problème pour le mal-traiter.

Par réflexe, habitude ou commodité , un problème est vite affublé d’un nom. Dans les entreprises privées  ou publiques émergent pléthore de nominalisations : c’est un problème de motivation, c’est un problème de qualité, c’est un probleme commercial, c’est un problème d’organisation. Dans d’autres sphères, les problèmes sont sanitaires, environnementaux, familiaux, sociaux, identitaires....

Le nom d’un problème le classifie et donne ainsi l’illusion qu’il peut être sous contrôle. Circonscrit dans une case , les acteurs chargés de le traiter y restent enfermés. Ils s’engouffrent dans la brèche du nom, creusent les problèmes, et trouvent des solutions qui ne tiennent pas à long terme. 

Le nom attire notre attention sur les éléments constitutifs du problème et occulte les liens agissant dans l’écosystème. Il est plus beau confortable en effet de penser que le problème de motivation est du à la personnalité des acteurs, plutôt qu’au contexte engendrant ces démotivations. Il est plus facile aussi de décréter qu’un adolescent fugueur obéit à des pulsions d’évasions indépendantes de l’écheveau complexe des relations à l’intérieur de la famille et des scenarii trans-générationnels. 

Dans les entreprises, organisations , associations et familles, le nominalisation conduit à des attitudes séparatrices. Par exemple, au sein d’une équipe de direction, en cas de baisse des ventes, ses membres , sauf le directeur commercial estiment que c’est le problème de ce même directeur commercial. Avec un minimum d’intelligence systémique, cette équipe de direction devrait se dire : «  c’est notre problème à tous ». 

Au sein d’un couple, les blâmes peuvent très vite dégénérer : «  tu es trop laxiste ou tu es trop autoritaire ». 

En d’autres termes, celle ou celui qui nomme un problème s’en extrait et cherche des coupables autres que lui. Et pourtant lorsque l’on détecte un problème, nous devrions nous dire : «  je fais partie du problème et je fais aussi partie de la solution ». 

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