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CORTICOSURRÉNALE - 01/01/2022

CORTICOSURRÉNALE - 01/01/2022

Publié le 2 janv. 2021 Mis à jour le 2 janv. 2021
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CORTICOSURRÉNALE - 01/01/2022

Commentaire avant de lire cette histoire : 

Le récit ci-dessous n'est que pure fiction. 

 

01/01/2022 – CORTICOSURRÉNALE

Toute mon enfance, on m’avait rabâché de faire attention. Pas d’excès de sel, de sucre, de gras. Que de manger, on ne sait comment, sans prendre garde, j’aurais des problèmes de santé ! Tout ceci, bien sûr, quand on est jeune, on écoute puis on oublie. Des paroles de vieux, se dit-on. Les adolescents ont bien d’autres soucis à gérer que de constamment regarder leur alimentation. Et c’était le cas. Sorti tous frais de mes 18 ans, il me fallait de l’argent, ou comme on aime à le dire à cet âge, du fric, de l’oseille, du blé. Bref, de quoi vivre. Ma famille en manquait cruellement et on était sous la constante menace d’être délogé. J’ai sauté sur l’occasion, malgré moi, sur une offre d’emploi pour travailler en plein centre de la centrale nucléaire de la région. Il manquait d’hommes. Et quand on en connait la véritable raison, on ne se demande plus pourquoi. Frais, du haut de mes 1m80, j’eus le poste de contrôleur de maintenance du cœur, sans même passer d’entretien. Le but de la mission était simple en même temps, je devais juste vérifier que les aiguilles ne passent jamais dans le rouge. Et si par malheur cela arrivait, une succession de vannes seraient à ouvrir et l’alarme à déclencher. Au bout de 6 mois de travail, de jour comme de nuit, de repos d’un seul jour quand il y avait personne pour assumer le poste, j’avais tellement ramené d’argent à la maison, que j’étais devenu le héros de la famille. Après de brefs calculs, j’envisageais même d’acheter une maison. Pour que ce rêve se réalise, j’avais gardé jusqu’aux moindres sous. Pas un seul n’était dépensé inutilement. Pas de loisir. Pas de sortie. J’ai trimé ainsi durant 10 ans et j’y suis parvenu. J’avais réuni assez pour une petite maison, avec un jardin de taille modeste, comme nos misérables vies. Mais, le sourire aux lèvres de ma famille m’avait convaincu que ce sacrifice valait le coup. Malgré la fatigue, qui pesait de plus en plus, la prise de poids qui commençait à me gêner au quotidien, alors que bizarrement je mangeais peu, je continuais à travailler. Mes réveils en pleine nuit dus à des soifs excessives, suivis de crampes douloureuses m’ont tout de même amené à voir le médecin. Je me rappellerais toujours ces mots :

« Vous souffrez d’hypertension, de fatigue importante, de manque d’eau, votre pilosité est imposante et vous prenez du poids. Il semble que vous ayez un dérèglement des glandes surrénales. La corticosurrénale, qui est la couche extérieure de la glande, ne fabrique plus assez d’hormones. Tel que le cortisol, qui gère le métabolisme des glucides, lipides et calcium. Ceci doit entraîner votre fatigue. L’aldostérone, qui contrôle le sodium et l’eau qui circule dans vos reins. Ceci doit intervenir sur votre soif. Et enfin, l’androgène, qui agit sur la pilosité. »

Après divers examens, on en avait conclu que mes diverses expositions aux rayonnements nucléaires avaient déréglé mon organisme, et que ce serait irréversible. Je dus quitter ce métier pour ne pas risquer d’aggraver mon état. Après un procès remporté à l’amiable, je pus vivre sur l’argent versé. J’appris bien plus tard que mes anciens collègues de travail n’avaient pas eu autant de chance. La plupart moururent d’un cancer. D’autre finir en clinique sans remettre les pieds chez eux.

Quand j’y pense actuellement, à ces moments où on me rabâchait de bien manger, équilibré, pour rester en bonne santé, je me dis maintenant que, oui, ceci est valable, mais seulement quand le cadre de vie le permet. Dans un environnement sain, entouré d’un cadre serein, ceci serait applicable. Mais dans un milieu pollué, en perpétuelle stresse, manger sainement ne serait pas suffisant.

Merci au source suivante : 

https://www.docteurclic.com/encyclopedie/corticosurrenale.aspx

Et toujours un grand merci au logiciel Antidote de chez Druide

 

 

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