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10/01/2022 : Métonymie

10/01/2022 : Métonymie

Publié le 10 janv. 2022 Mis à jour le 10 janv. 2022
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10/01/2022 : Métonymie

Cette histoire n'est que pure fiction. 

 

10/01/2022 : Métonymie

 

La place du marché était bondée. Entre les ventes à la hurlée, les personnes qui affluaient de part et autre, impossible de s’entendre parler. Mais, dans une petite rue annexe, un conteur avait pris possession des lieux, le temps d’une histoire. Son public était certes moins conséquent, mais de qualité. Que des enfants, voire des adolescents qui semblaient pendus à ces lèvres. Un adulte quelque peu curieux observa la scène à bonne distance.

— Jeune garçon et jeune demoiselle, aujourd’hui nous allons nous balader dans le monde impitoyable de monsieur Arhcros.

Les enfants, sur ces quelques mots, étaient déjà scotchés et attentifs à chaque parole. Leurs mirettes brillaient de mille feux. Quels plus beaux cadeaux peut-on offrir que le rêve, de l’imaginaire, qui sort du quotidien triste et insipide. Un « ohhh » général se fit entendre. Le conteur continua sur une voix de murmure.

— Savez-vous, jeunes enfants, que monsieur Arhcros sévit toutes les nuits ? Il entre dans chaque foyer pour distribuer les punitions. Saviez-vous que, à l’instar du père Noël qui se charge des cadeaux le 25 décembre, tel un postier, mais d’horizon mondial, monsieur Arhcros, lui, s’occupe d’influencer les parents pour vous punir ? Quand vous mangez trop de sucreries alors qu’on vous l’interdit, que vous vous battez à l’école, alors qu’on vous rabâche qu’il ne le faut pas, toutes bêtises que vous commettez se voient inscrites dans le petit carnet de monsieur Arhcros. À la fin de la journée, quand vos parents vous demandent d’aller dans vos chambres pour qu’ils réfléchissent à votre punition, monsieur Arhcros prend note des délits et visite les maisons des condamnés. Il insuffle à vos parents la punition que vous méritez et repart aussitôt pour un autre foyer. Quand vos parents vous disent qu’ils n’aiment pas vous punir, ils ont raison. Sans s’en rendre compte, il confie cette tâche à monsieur Arhcros.

Mais, il fut un jour où la punition fut trop lourde. Elle choqua le père qui ne voulait en résoudre. Il ne voulait pas user de son ceinturon pour réprimander son chérubin comme il en était coutumes. Il décida alors de ne pas appliquer cette punition et alla contre la décision de M. Arhcros. Celui-ci ne le prit pas fort aise. Il se pointa à leur domicile sous sa forme la plus belliqueuse. Un serpent, de grande taille, aussi noir que de l’ébène. En sa présence, toute la maison hurla de peur. Le Père, qui voulut au premier abord en débattre, à la vue des crocs si acérés qu’ils en brillaient, en perdit sa langue. Mais, en voyant la peur gagner le cœur de son enfant, il prit le courage de l’affronter. Il se rappela soudainement que le feu n’était point aimé par ce genre de vile créature. Il flamba un bout de tissu qu’il enroula autour d’un morceau de bois et fit fuir le monstre hors de sa maison. La morale, mes chers enfants, c’est que même si vos actions ne sont pas condamnables par vos proches, elles peuvent tout de même risquer d’en faire payer le prix cher.

À la fin de ce récit aussi incroyable qu’effrayant, les enfants l’applaudirent et le gratifièrent de quelques pièces de monnaies ou de morceaux de pain. Ils partirent ensuite à leur maison, leurs têtes remplies d’images.

L’adulte, qui observait de loin, se rapprocha du conteur.

— Monsieur, quelle belle histoire que voilà ! Empli de métaphore et usant à loisir de métonymie, mais, elle représente bien ce que la société devrait être.

À la prononciation de métonymie, le jeune homme qui se dressait devant lui eut un air curieux. Pour explication, il cita des passages de son récit.

— La maison hurla de peur… Il en perdit sa langue…, ces deux phrases sont des figures de style. Elles expriment toutes deux un sens en employant des mots qui en ont un autre, mais ils sont liés pour autant. Nous savons bien, par exemple, que ce sont les habitants de la maison qui hurlèrent, et que nous perdons la parole, qui n’est possible qu’avec sa langue.

Le jeune homme semblait avoir compris et apprécia cet échange. Il remercia l’inconnu d’un simple sourire.

— Vous savez, jeune homme, j’aimerais vous proposer de travailler ensemble. Je suis le patron de cette maison d’édition et j’aimerais que vous écriviez vos divers récits, telles des fables. Mais, avant toute chose, puis-je savoir comment on vous nomme ?

— Je porte le nom de l’endroit où l’on m’a trouvé

Il pointa de son doigt une fontaine, non loin d’eux.

— Et bien, monsieur De La Fontaine, nous allons marquer l’histoire, je vous en fais la promesse

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