Félicitations ! Ton soutien à bien été envoyé à l’auteur
SONT-ILS VRAIMENT MORTS?

SONT-ILS VRAIMENT MORTS?

Publié le 11 nov. 2024 Mis à jour le 11 nov. 2024 Société
time 2 min
0
J'adore
0
Solidaire
0
Waouh
thumb 2 commentaires
lecture 52 lectures
5
réactions

Sur Panodyssey, tu peux lire 10 publications par mois sans être connecté. Profite encore de 9 articles à découvrir ce mois-ci.

Pour ne pas être limité, connecte-toi ou créé un compte en cliquant ci-dessous, c’est gratuit ! Se connecter

SONT-ILS VRAIMENT MORTS?

Autant je me souviens de la plus grande partie des dates de naissance de mes proches, autant il m’est impossible de mémoriser les dates de décès.

Je viens d’intellectualiser ce fait.

J’ai oublié, même, les années.

Lorsque ce sujet m’est venu à l’esprit, ce matin, je me suis interrogé sur les éventuelles raisons de ce blocage.

Il ne peut s’agir d’une question de mémoire, puisque les dates de naissance sont bien intégrées.

S’agirait-il d’un manque d’importance ?

Il s’agit de proches pour lesquels je ressentais des sentiments. Et je me souviens des années de naissance, alors que le jour est le seul vraiment utile pour fêter un anniversaire.

S’agirait-il d’un manque d’intérêt ?

Peut-être…

A moins qu’une raison psychologique n’en soit la cause.

Ce sont des personnes auxquelles je pense régulièrement et même souvent.

Ces sont des êtres dont la présence est constante, dont les préceptes, les expériences, les discussions, l’amour, m’ont guidé parfois et font partie de moi, tout le temps.

La date de naissance est un point de départ.

La date de décès est une date de fin !

Si la ligne d’arrivée est atteinte, cela signifie la fin de chemin, la fin du voyage.

Fixer, visuellement ou intellectuellement, le point final vous indique que vous avez terminé ce trajet.

En fusionnant les deux, le refus psychologique de mémoriser la date de fin et le souvenir constant des gens physiquement décédés, je m’explique qu’ils sont toujours présents en moi.

C’est l’essence de la permanence, que de rejeter la fin.

Je ne sais plus qui disait que l’oubli était la mort définitive de l’être, mais, inconsciemment, j’ai intégré cette sensation et mon cerveau refuse de mettre un point final.

Certains demandent une intention de messe, d’autres se déplacent sur la tombe du disparu, le jour anniversaire, d’autres se réunissent.

D’autres, encore, fêtent le jour des morts, ou; dans d’autres sociétés, déplacent les ossements, ou portent des masques et font la fête.

Jusqu’au jour où la mémoire fait défaut ou lorsque plus personne ne l’a connu.

Le jour de la disparition définitive.

lecture 52 lectures
thumb 2 commentaires
5
réactions

Commentaires (2)

avatar

Cedric Simon il y a 1 mois

Sincèrement je ne crois pas à un refus. Ni de celle des proches ni pour moi-même.
La vie n'a d'intérêt que par sa finitude. J'ai mené de nombreuses vies qui ont rendu mon temps de présence suffisamment rempli.
Mais cela n'interdit pas de vouloir laisser une trace. Sans que cela soit contradictoire, me semble-t-il.
L'immortalité par son œuvre, donc...
C'est le refus de l'oubli. D'où notre besoin d'écrire, peut-être.
Je me sens assez proche de la spiritualité grecque avec sa conviction de la fusion dans un grand tout, de la perte de l'individualité, après le décès.
Bonne soirée.

avatar

Jackie H il y a 1 mois

Je pense pour ma part qu'il s'agit simplement du refus de la mort. L'être humain rêve d'immortalité depuis la nuit des temps, et les textes sacrés de toutes les religions parlent d'un paradis perdu où il était immortel, du jour où il l'a perdu et de la raison pour laquelle c'est arrivé, et parfois du jour où ils le retrouveront et où les morts revivront, parfois plutôt du jour oü les morts se retrouveront sous forme d'esprits dans un séjour bien à eux... "Le désir des jours sans fin, je l'ai inscrit au fond de leurs cœurs". Alors, la mortalité, on s'y résigne sans trop de problèmes tant que ce n'est qu'une vue de l'esprit ou de gens qui nous sont si éloignés que c'est à peine si nous connaissons leur existence, mais quand il s'agit de nous-mêmes ou de gens que nous aimons, ou que nous avons aimés, c'est tout à fait autre chose...

Tu aimes les publications Panodyssey ?
Soutiens leurs auteurs indépendants !

Prolonger le voyage dans l'univers Société
Jour 30
Jour 30

Si on mettait le torero dans l'arène à poil, sans ses copains à cheval, avec des piques dans les côtes, deux doses...

Franck Labat
1 min
Jour 29
Jour 29

Entendre la voix de Dieu n'a plus le même sens: Jésus, Mahomet, Bernadette, tous des messies, des prophètes ou des...

Franck Labat
1 min
Jour 28
Jour 28

Pas la peine d'amener le cirage, je porte des baskets. — Franck Labat

Franck Labat
1 min
Jour 27
Jour 27

Comment s'évader lorsque la prison n'a ni barreau ni gardien? — Franck Labat...

Franck Labat
1 min
Jour 26
Jour 26

Je déteste l'Humanité, mais les individus m'épatent. — Franck Labat

Franck Labat
1 min
Jour 24
Jour 24

J'étais vieux, moche et riche, elle était jeune belle et fauchée: Ce fut le coup de foudre quoi !

Franck Labat
1 min

donate Tu peux soutenir les auteurs qui te tiennent à coeur

promo

Télécharge l'application mobile Panodyssey