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Le marécage

Le marécage

Publié le 18 déc. 2025 Mis à jour le 18 déc. 2025 Poésie et chanson
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J’avance dans un sol qui me retient les jambes,

Chaque pas s’enfonce, chaque effort me cambre.

La terre me boit, m’aspire sans bruit,

Juste vouloir rester debout… et déjà je paie le prix.


L’air est lourd, moite et collant comme une guêtre,

Même respirer demande d’y mettre tout mon être.

Droit devant moi, je vise un point fixe,

Je rêve d’un bond salvateur, mais j’vis pas dans un comics.


J’suis dans un marécage, embourbé jusqu’aux hanches,

Chaque pensée pèse plus lourd que l’sermon du dimanche.

Je progresse lentement, mais je progresse quand même,

Juste un type debout qui refuse le grand blasphème.

Y a rien de glorieux dans ce lent mouvement,

Juste la certitude qu’être encore là… c’est suffisant.


Parfois je m’arrête, le souffle court,

Ni repos, ni chute… juste un détour.

Y a des jours où avancer, c’est juste ne pas reculer,

Rien à perdre, rien à gagner. Ma victoire, c’est de durer.


Le monde continue sans me demander mon avis,

Alors je fais semblant de participer à leurs vies.

L’atmosphère m’étouffe, la vase m’emprisonne sous la surface,

Mais je remets un pas devant l’autre, pour sauver la face.


J’suis dans un marécage, embourbé jusqu’aux hanches,

Chaque pensée pèse plus lourd que l’sermon du dimanche.

Je progresse lentement, mais je progresse quand même,

Juste un type debout qui refuse le grand blasphème.

Y a rien de glorieux dans ce lent mouvement,

Juste la certitude qu’être encore là… c’est suffisant.


Les genoux dans la boue, je frôle crapauds et escargots,

J’avance aussi lentement qu’eux, lesté par mes mots.

Mais mon point fixe devient fuyant,

J’ai beau avancer… il reste distant.


J’suis dans un marécage, embourbé jusqu’aux hanches,

Chaque pensée pèse plus lourd que l’sermon du dimanche.

Je progresse lentement, mais je progresse quand même,

Juste un type debout qui refuse le grand blasphème.

Y a rien de glorieux dans ce lent mouvement,

Juste la certitude qu’être encore là… c’est suffisant.


Et si un jour je rejoins enfin la rive opposée,

Ce sera sans victoire… juste pour respirer.


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