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Épisode 24 - Stop !

Épisode 24 - Stop !

Publié le 17 janv. 2026 Mis à jour le 17 janv. 2026 New Romance
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POV Lili


Deux jours. Deux jours que Logan jouait le parfait petit ami auprès de Morgan, sans daigner m’accorder un regard. Deux jours que j’attendais, anxieuse, l’irréversible sentence pour ce baiser volé à la bibliothèque, vendredi dernier.


Lundi matin, je pensais que Morgan allait m’accueillir avec ses groupies, prête à déverser son venin sur moi. J’étais convaincue de trouver des photos de moi placardées dans les WC du lycée, accompagnées de commentaires haineux. Mais rien. Absolument rien. Comme si elle attendait le moment parfait pour me détruire.


Je croyais que Charlène était vicieuse, perverse même, mais sa cousine la surpassait largement. Son indifférence était d’une cruauté inégalée, bien plus dévastatrices que sa méchanceté. L’attente, plus agonisante que la douleur elle-même. Une angoisse constante. Suffocante. Un silence visant à me briser. Chaque murmure, chaque regard en coin, chaque sourire moqueur pesaient sur moi, rendant le quotidien insupportable.


Pourtant, debout au milieu du chaos ambiant de la cafétéria, je ne ressentais pas simplement de la détresse. C’était plus sombre. Une colère insidieuse qui rampait, gonflait… sourde et dangereuse. Présente depuis que j’avais décidé de me battre. De résister. Depuis que j’avais réalisé que je n’étais plus seule et que, cette fois, je gagnerais non seulement cette bataille, mais aussi la guerre.


― Allô, Lili, ricana Anny en secouant la main devant mes yeux. Tout va bien ?


Mon regard se reporta sur ma meilleure amie qui me scrutait avec inquiétude. Mon corps était rigide. Mes poings fermés. Mes mâchoires serrées et mes épaules tendues. Je m’étais perdue dans mes pensées. Encore.


J’expirai doucement par le nez, offrant un sourire timide, tandis que la tension dans mes muscles se relâchait peu à peu.


― Oui… juste un peu fatiguée.

― Oui, soupira Anny peu convaincue.


Elle me considéra quelques minutes, espérant probablement que je finisse par lui révéler ce qui me rongeait, mais je choisis de détourner la conversation vers un sujet moins risquer. Moins douloureux. Je n’étais pas encore prête à me confier.


― Ethan t’a déjà donné les clés de chez lui ?


Elle brandit un trousseau devant elle en souriant, une lueur de malice dans les yeux.


― Yep ! Et j’ai bien l’intention de profiter de son tout nouveau home cinema. Vendredi, soirée horreur entre filles, ça te dit ?


Je ris, incapable de m’en empêcher.


― Je crois pas qu’il te les a donnés pour ça, la taquinai-je. Nous sommes juste censées préparer sa maison avant leur arrivée pour la fête.


Elle soupira de manière dramatique en rangeant les clés dans son sac.


― Quelle rabat-joie… Où est le plaisir ? Ils rentrent pas avant samedi aprem. Et tant qu’on fouille pas et qu’on casse rien, Ethan s’en fout complètement. Ce soir, toi, moi et sa nouvelle installation high-tech. On pourra même passer la nuit là-bas, dans l’une des chambres d’amis.

― Je…


Un impact brutal dans l’épaule me fit tomber sur le sol. Anny se précipita aussitôt à mes côtés pour m’aider à me relever.


― Qu’est-ce qui va pas chez toi ? lança mon amie.


Une douleur lancinante pulsait dans mon poignet gauche. La chaleur envahissait ma main qui changeait déjà de couleur.


― Oups. Je t’avais pas vu, railla Morgan. Faut dire que t’es plutôt invisible quand tu fais pas la pute.


Je levai les yeux vers elle quand une vague de haine et de colère me submergea. Il me fallut toute ma retenue pour ne pas lui sauter dessus et lui faire avaler son sourire suffisant.


Elle prit mon mutisme pour de la faiblesse et pouffa, se tournant vers ses amies. Sa voix stridente résonnant à travers la cafétéria.


Le spectacle commençait.


Mon humiliation était prévue pour aujourd’hui. Bientôt, tous sauraient.


Tous verraient.


Quelque chose se brisa en moi. Ma peau me sembla soudainement trop serrée. Mon corps trop lourd. Comme si je n’étais plus moi-même. La rage embrasa tout mon être.


Toujours recroquevillée sur le carrelage froid, je tremblais, les larmes menaçant de déborder.


― Pathétique, siffla la cheffe des pom-pom girls.


Mais elle avait tort. Elle se trompait sur mon silence, sur mon attitude.


Anny se redressa et vint se placer entre Morgan et moi, me protégeant de ses paroles blessantes.


― Lili !


La grande carrure de Ryan s’imposa dans la masse, repoussant les plus curieux pour se frayer un chemin jusqu’à moi. Il se baissa et enroula son bras autour de mes épaules pour m’aider à me remettre sur mes pieds.


― Je suis en retard, désolé, murmura-t-il.


Je hochai la tête, mais n’ai rien ajouté.


Morgan émit un bruit d’ennui, nous toisant du regard, puis s’en alla s’installer à sa table, attirant l’attention des quelques Faucons déjà présents. Des premières années. Des chauffeurs de banc.


Je l’observais se pavaner, fière et superficielle. Son sourire figé sur un visage sans défaut. Sans expression. Entourée de personnes qui ne l’aimaient que pour ce qu’elle représentait. Ce qu’elle pouvait leur apporter : pouvoir, richesse et popularité.


― Viens, tu devrais aller à l’infirmerie, suggéra Anny après avoir ramassé mes affaires éparpillées sur le sol. J’aime pas la couleur de ta main…


Je cédai et la laissai me guider loin de la cafétéria, encore confuse de ce qui venait de se passer.


Madame Taylor, l’infirmière, nous accueillit avec rudesse. Son auscultation fut expéditive. Elle me donna une poche de glace, sans même m’interroger sur l’origine de ma blessure ou mon niveau de douleur. Elle se contenta de remplir un rapport succinct, indiquant mon nom, mon prénom et ma classe avant de retourner à son bureau.


Je pris place sur le lit le plus éloigné, tenant prudemment mon poignet enflé. Anny m’accompagna et posa mon sac à mes côtés. Elle m’aida à appliquer correctement le froid, en silence, la colère flambant dans ses yeux pâles.


Ryan et Steve arrivèrent quelques minutes plus tard, avec nos repas. Sous le regard noir de Madame Taylor, ils nous rejoignirent pour vinrent s’installer avec nous.


― Désolé… On a été retenu par le coach, s’excusa Steve. Comment tu te sens ?

― Je vais bien. C’est juste une entorse. Heureusement, je suis droitière, ajoutai-je d’un ton léger.

― C’est pas rien, Lili, s’emporta Steve. Pourquoi elle s’en est encore prise à toi, cette fois ?


Je haussai les épaules en baissant les yeux sur mes pieds avant de mordre dans mon sandwich. Anny bougeait de manière inconfortable à côté de moi, jouant avec sa bouteille d’eau. Même Ryan, d’habitude si calme et sûr de lui, paraissait mal à l’aise. Tous deux savaient pourquoi Morgan m’avait prise pour cible.


― Qu’est-ce que vous m’cachez, putain ! s’énerva Steve.


Il se leva si brusquement que sa chaise se renversa, me faisant sursauter. Je ne l’avais jamais vu dans un tel état.


― Mec, calme-toi ou on va devoir sortir, le prévint Ryan en lançant un coup d’œil nerveux vers Madame Taylor.


Steve soupira, passant les mains dans ses cheveux avec lassitude, avant de ramasser le siège pour s’y laisser tomber. Il fouilla le sac posé sur mon lit pour en prendre de quoi grignoter. Silencieux. Fermé.


Je le regardai fixement quelques instants, la culpabilité me serrant la gorge. Il était mon ami, tout présent pour moi. C’était injuste de ma part de lui cacher des choses.


―Morgan a des vidéos compromettantes sur moi… soufflai-je en regardant discrètement vers madame Taylor.


Ma voix était si faible que je crus en premier lieu qu’il ne m’avait pas entendu. Lorsque ses yeux se posèrent sur moi, je compris qu’il attendait simplement que je continue. Il me laissait le temps et l’espace dont j’avais besoin pour dévoiler ce qui me rongeait le cœur.


― Je… euh… bredouillai-je. Je sais pas comment, mais elle a découvert qu’on s’était embrassé vendredi avec Logan… et… [soupir] Et c’était pas la première fois.


Une douleur vive brilla dans le regard de Steve, comme une profonde trahison. Il hocha la tête en silence puis se concentra à nouveau sur son repas.


Un silence accablant s’installa entre nous, suffocant et interminable, jusqu’à ce que Logan apparaisse dans l’infirmerie.


― Hé, miss Taylor ! salua-t-il en affichant un sourire charmeur. Je viens voir…


Il n’eut pas le temps de finir sa phrase. Steve avait bondi de sa chaise, se ruant sur lui. Son poing directement dans l’estomac de Logan.


― Espèce de salaud !


L’infirmière se leva aussitôt, imitée par Ryan, pour séparer les deux footballeurs.


― Pas de ça ici ! les interpella madame Taylor. Si vous ne voulez pas que je fasse un rapport à votre coach, je vous conseille de vous calmer et de sortir immédialement.


― Connard, siffla Steve.


Il recula d’un pas, les mains levées en une capitulation silencieuse, avant de me lancer un regard déçu et de disparaître. Ryan le suivit, inquiet.


― Je devrais aller voir comment il va, soupira Anny. Vous deux… Vous avez besoin de discuter.


Elle désigna son cousin d’un mouvement de tête avant de s’éclipser à son tour dans le couloir.


Logan s’avança lentement de moi, l’air soudainement mal à l’aise. Les mains dans les poches, les épaules levées. Il resta debout un instant, appuyé contre le mur face à moi.


― Je… tu…commença-t-il avant de baisser les yeux au sol. J’ai appris ce qui s’est passé à la cafet. Je suis désolé de pas avoir été là pour te protéger.

― C’est pas de ta faute… soufflai-je fatiguée par toute cette histoire. Je savais ce que je risquais. Morgan vaut pas mieux que sa cousine…

― Peut-être… mais j’aurais du te laisser tranquille. J’aurais jamais du te courir après. Je suis désolé.


Il fit un pas vers moi, mais se ravisa et s’éloigna de l’infirmerie, sans un regard en arrière.


Je restai quelques minutes immobile sur ce lit dur et austère, perdue dans le silence pesant, les yeux rivés sur le néant. Mes pensées allant à ce baiser. À sa promesse de fin heureuse. Je pouvais encore sentir la douceur de ses lèvres. Son souffle chaud caressant ma peau...


La poche de froid tomba lourdement sur le sol, me ramenant à l’instant présent.


― Si ton poignet va mieux, je te laisse retourner vers tes amis, m’annonça madame Taylor avec un regard désapprobateur.


Elle se leva, vint récupérer la glace que je venais de ramasser et la remit au frigo. Pas un seul instant elle ne se soucia de ma blessure. Avec une indifférence désolante, elle retourna simplement à ses occupations.


Je rassemblai mes affaires hâtivement et quittai les lieux tout en bredouillant un merci presque inaudible.

POV Logan


― Tiens, tiens. Tu sors enfin de ton trou ?


La voix chargée de menaces de Morgan résonna dans le couloir. Je levai la tête, dissimulé dans la pénombre des escaliers, et je la vis avancer vers Lili, suivie de Lesli et Veronica. Elle rayonnait d’une folie dévastatrice. De son sourire parfait et glaçant à ses yeux brillant d’une gentillesse enragée. Tout en elle trahissait un désir ardent de faire souffrir.


― Tu veux quoi cette fois, Morgan ? souffla Lili.


Elle claqua son casier et se tourna pour faire face à Morgan avec une confiance nouvelle. Une défiance et une force que je ne lui avais jamais vu dans son regard. Elle ressemblait à une véritable guerrière, prête à terrasser l’ennemi.


Morgan parut surprise, déconcertée, fronçant légèrement les sourcils, mais elle parvint à dissimuler son trouble sous un masque d’assurance.


― Je veux juste m’amuser un peu avec toi, gloussa la cheffe des pom-pom girls.


Elle gravitait autour de Lili, tel un prédateur à l’affût de sa proie. Amusée par sa souffrance, elle ne laissait transparaître aucune compassion, aucune empathie.


― Tu as embrassé mon mec et tu pensais t’en tirer comme ça ? Tss tss tss… tu me prends vraiment pour une idiote ?


Je m’apprêtais à intervenir, mais un rire cinglant m’arrêta net. Lili se tenait droite, la tête haute. Le visage impassible et les poings fermés comme une promesse de lutte féroce.


― Logan t’appartient pas. Il t’appartiendra jamais.


Les yeux sauvages de Morgan trahirent une colère sourde. Elle ouvrit la bouche plusieurs fois sans qu’un seul mot ne sorte.


― Tu t’es cru dans un remake de Roméo et Juliette ? Mauvaise nouvelle pour toi : Logan peut pas te sentir !


Un rictus sinistre tordit les lèvres de Morgan. Elle prit son téléphone dans sa poche, feignant de chercher quelque chose. Mais je savais parfaitement ce qu’elle manigançait. Elle avait l’intention de briser Lili. De l’humilier en exhibant son sombre passé.


― Morgan, arrête ! tonnai-je en courant vers elle.


Elle se pencha vers moi, son sourire charmeur dissimulant la réalité amère, et enroula son bras autour de mon biceps.


― Mon chéri, minauda-t-elle. Te voilà enfin… Je t’ai pas vu à midi. Je commençais à me faire du souci.


Je haussai les épaules, prenant un air détaché.


― J’ai été retenu par le coach. Avec la rencontre de ce week-end, on avait quelques trucs à régler…

― Te fatigue pas ! m’interrompit-elle en s’éloignant de moi.


Elle s’éloigna nonchalamment avant de pivoter sur elle-même. Une mise en scène parfaite pour donner un côté plus dramatique à la situation.


― Je sais que tu étais à l’infirmerie avec elle, cracha-t-elle en pointant Lili du doigt. Je t’avais pourtant prévenu. Pourquoi tu refuses de m’écouter ?


Une foule de curieux s’était amassée autour de nous, absorbés par ce spectacle dont l’issue me semblait inévitablement tragique. Parmi eux : Anny, Ryan et Steve. Tous trois aux côtés de ma déesse, lui offrant le soutien dont elle avait besoin pour affronter cette épreuve.


Lili se dégagea doucement de l’étreinte de Ryan et s’approcha de Morgan. Un feu chaotique semblait l’animer. Il brûlait avec intensité dans ses yeux, reflétant une force inéluctable.


― Et tu vas faire quoi, au juste ?


Son ton, d’un calme déconcertant, était imprégné de défi et de mépris, comme si aucune des menaces de la pom-pom girl n’avait de poids.


― Montrer aux autres qui tu es vraiment, rit Morgan.


Lili ne cilla pas. Elle resta parfaitement immobile. Comme résignée. Puis elle tourna son regard vers moi. Douleur et tristesse laissaient peu à peu la place à une émotion plus douce. Plus apaisée. Elle m’adressa un sourire rassurant, puis s’adressa à Morgan d’une voix claire :


― Très bien. Vas-y…


Le choc de ses mots déstabilisa Morgan. Son sourire vacilla et elle sembla hésiter.


― Quoi ?

― Vas-y, répéta Lili avec assurance. Montre à tout le monde ce qu’Eric m’a fait subir. Comment il a abusé de moi après m’avoir drogué. Comme ta cousine a osé filmer mon viol…


Lili marqua une pause, la gorge serrée. Chacune de ses phrases étaient à la fois un supplice et un pas vers la délivrance.

Je voulus l’enlacer, l’éloigner de cette tempête pour la protéger, mais j’étais conscient qu’elle devait affronter cette épreuve seule. Se confronter à ses démons pour espérer enfin tourner la page.


― Montre à tous comment ce salaud m’a volé ma première fois. Juste pour le sport. Juste pour s’amuser. Je n’ai plus rien à cacher. Je suis la victime dans cette affaire…


Les larmes coulaient librement sur ses joues rougies par la colère. Des larmes de soulagement.


― Je… je… Non, begaya Morgan. C’est faux ! Tu mens !


Elle lança une des vidéos et tourna l’écran vers la foule.


― Regardez-la !


Les murmures s’intensifiaient. Certains plaignaient Lili. D’autres admiraient sa force. Mais aucun ne se moquait d’elle. Des insultes se firent alors entendre. De plus en plus fortes. De plus en plus nombreuses. Toutes dirigées contre Morgan qui perdait, chaque seconde, un peu plus sa splendeur.


Un tumulte inquiétant envahit dans le couloir. Des pas lourds. Des voix graves et sévères. Un contingent d’hommes en uniforme, flanqué de lycéens, dirigé par le principal Jonhson s’approcha de nous. Mon père parmi eux. Il s’arrêta à quelques mètres de la scène et dévisagea Lili. Son visage blêmit, comme s’il venait d’apercevoir un fantôme. Il cligna plusieurs fois des paupières, hébété.


― Morgan Tomson, je vous prie de bien vouloir nous suivre dans mon bureau, s’excusa monsieur Jonhson d’une voix mielleuse.


― Ce ne sera pas nécessaire, claqua Davidson. Morgan Tomson, vous êtes en état d’arrestation pour possession et diffusion de vidéo à caractère pornographique mettant en scène des mineurs.


― Non… Non… Vous avez pas le droit de faire ça, rugit Morgan en se débattant. Vous savez qui est mon père ? Il vous laissera pas faire ! Vous m’entendez ?


Elle sombra dans une hystérie désolante, tentant de fuir les flashs des téléphones de nos camarades. Jurant contre Lili avec tout son venin. La maudissant pour chaque malheur qui la frappait.


Avant que l’agent ne l’emmène au poste, je fis un pas vers elle, mon regard scrutant le sien. Je me penchai alors pour lui chuchoter des mots qu’elle seule pouvait entendre :


― T’as que ce que tu mérites, Morgan. Sans Lili, je ne t’aurais peut-être même pas toucher. Et tu veux savoir ce qui y’a de plus marrant ? Grâce à toi, je suis obligé de l’épouser.


Je reculai, me délectant de sa détresse et de son désarroi. Elle n’avait plus rien de la reine du lycéen. Celle que beaucoup admiraient, jalousaient. Celle que nombreux craignaient, détestaient. Ses cheveux en désordre, ses yeux fous et ce rictus qui déformait ses traits. Elle montrait enfin son vrai visage.


Je me suis dirigée vers Lili, la prenant dans mes bras. Sans me préoccuper du regard des autres. Je la serrais contre moi, l’enveloppant de tout mon amour. Je posai un tendre baiser sur son front et lui murmurai :


― C’est fini… Tu as gagné…


Elle fondit contre mon torse, son corps tremblant, encore chargé d’adrénaline. Ses mains s’accrochant à mon t-shirt. Son nez contre ma poitrine. Répétant « C’est fini » sans cesse à voix basse.


Alors que nous restions plantés au milieu du couloir, perdus dans notre bulle, les autres prenaient un plaisir malsain à suivre Davidson et son équipe, partageant en direct la descente aux enfers de Morgan. Les commentaires désobligeants et les rires moqueurs fusaient. Même Lesli et Veronica, qui n’étaient pas innocentes dans cette histoire, se mêlaient à la cohue, semblant avoir oublié vers qui se portait leur allégeance.


Ryan me donna une tape amicale dans le dos et me fit un signe de la tête complice puis s’en alla, entraînant avec lui Steve. Anny m’adressa un clin d’œil pétillant avant de courir derrière les gars.


Peu à peu, un doux silence nous enveloppa, apportant avec lui une paix réconfortante après cette tempête de folie. Tout était bel et bien terminé. Plus de menaces. Plus de faux-semblants. Juste elle et moi. Deux âmes abîmées, désireuses de profiter pleinement de la vie.



Texte de L. S. Martins (120 minutes sans relecture).

Image créée par L. S. Martins via Adobe Firefly.


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