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L'inconnue du vieux puits
Fiction
Érotisme
calendar Publié le 20 juin 2026
calendar Mis Ă  jour le 20 juin 2026
time 30 min
Alexandre Leforestier verified
Alexandre Leforestier il y a 10 heures

Oulala ! Je suis bien avertis. Dans ma PAL.. je ferai une lecture à haute voix à ma Chérie... tout en découvrant le texte, histoire de vivre un vrai moment créatif et récréatif !

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Label de transparence créative
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Image / Image co-créée avec IA
Texte / Création humaine

L'inconnue du vieux puits

Avertissement

🔞 L’inconnue du Vieux Puits est une nouvelle Ă©rotique. Elle est donc rĂ©servĂ©e Ă  un public averti.



L'inconnue du vieux puits


Par un curieux hasard, il l’avait rencontrĂ©e en prenant un chemin de traverse destinĂ© Ă  rattraper son temps perdu. Son retard au travail n’en fut que plus grand. Quant Ă  sa productivitĂ©, disons qu’elle n’avait pas la mĂȘme ferveur que celle qui alimentait sa turgescence aprĂšs avoir vu cette inconnue en robe lĂ©gĂšre, penchĂ©e sur le vieux puits.


Le chemin longeait un manoir plutĂŽt cossu, mais visiblement Ă  l’abandon. Les volets de bois pendaient telles des paupiĂšres trop lourdes sur une façade dĂ©crĂ©pite, mangĂ©e par une bignone envahissante. Les propriĂ©taires avaient bĂąti le rĂȘve de toute une vie, puis, au moment de profiter du fruit de leur labeur, leurs hĂ©ritiers les avaient placĂ©s en maison de retraite mĂ©dicalisĂ©e. Depuis, la propriĂ©tĂ© sombrait dans un enchevĂȘtrement de ronces, et le couple faisait de mĂȘme. C’était une histoire glauque que les rĂ©sidents du quartier connaissaient et la raison pour laquelle ce chemin Ă©tait dĂ©laissĂ©, comme si le fait de ne pas l’emprunter permettait d’oublier. Tony, lui, n’était pas du quartier. Il venait d’arriver en changeant de trottoir, selon l’expression de ceux qui n’ont pas Ă  le faire. Tout ce qui lui importait Ă©tait de grappiller quelques minutes sur le chemin du bureau. Son GPS ne connaissait rien non plus de cette tragĂ©die, alors, quand il afficha une quinzaine de minutes de moins sur le trajet, Tony suivit aveuglĂ©ment le tracĂ©.


S’il n’était pas avenant d’y pĂ©nĂ©trer, le chemin prenait pourtant une apparence beaucoup plus engageante Ă  mesure que l’on y enfonçait. De larges feuilles de lierre venaient caresser les vieilles pierres Ă  chaque murmure du vent. Le parfum des essences qui se dressaient encore entre les buissons et les ronciers venait capturer ses sens olfactifs. Il nourrissait alors de douces images d’une rare voluptĂ©. Tandis que Tony marchait Ă  l’écoute de ses pas, son regard parcourait les tiges qui rampaient sur le mur. Elles semblaient pulser au rythme de ses battements de cƓur. Sa gorge se nouait alors Ă  l’en faire dĂ©glutir et ses lĂšvres s’assĂ©chaient Ă  la chaleur de ses pensĂ©es, rĂ©clamant le passage de sa langue. Cependant, son Ă©tat de confusion fut brusquement rompu lorsque les veines ligneuses s’interrompirent sur un pilier de portillon en fer forgĂ© rongĂ© par la rouille. Dans les effluves de sa frustration, la curiositĂ© l’emporta sur le temps et Tony jeta un Ɠil dans cette ouverture. Juste un Ɠil cĂ©da sa conscience, d’une voix intĂ©rieure Ă  peine audible, avant de lui laisser passer la tĂȘte, puis un pied et un autre. Tony Ă©carta dĂ©licatement un buisson touffu qui se laissa faire, puis pĂ©nĂ©tra avec prĂ©caution entre les montants qui gardaient l’ouverture.


Le jardin Ă©tait en friche. DĂ©laissĂ© par la main de l’homme, il s’était laissĂ© aller Ă  des repousses sauvages, peu engageantes. Pourtant, Tony se laissait porter par cette dĂ©couverte surprenante, cette invitation spontanĂ©e. Le portillon devait ĂȘtre l’entrĂ©e de service, la porte de derriĂšre, cachĂ©e aux yeux de tous, mais empruntĂ©e par les initiĂ©s. Un ancien chemin de gravillons, presque tous ensevelis, conduisait Ă  une premiĂšre bĂątisse, petite, dĂ©labrĂ©e, mais conservant une intĂ©gritĂ© respectueuse. Aucun graffiti, aucune vitre brisĂ©e, et encore moins de saletĂ©s ne venaient souiller la dĂ©pendance des anciens maĂźtres du manoir. Tony se sentit soudainement coupable de son intrusion. Il eut un geste de recul, les yeux baissĂ©s, prĂȘt Ă  rebrousser chemin lorsqu’il vit des empreintes dans la terre meuble bordant l’allĂ©e quasiment disparue. Un sourire de soulagement emporta sa culpabilitĂ©, il n’était plus seul dans cette violation de propriĂ©tĂ©. Aussi, comme si cela pouvait amoindrir la faute, il dĂ©cida de suivre les traces laissĂ©es, Ă  n’en pas douter, par une femme.


Il n’avait aucun doute sur le sexe de l’intruse qui lui avait ouvert la voie. La pointure, petite, probablement un 38, ne pouvait pas ĂȘtre celle d’un ou d’une adolescente. À cet Ăąge, il aurait pu y avoir plusieurs types d’empreintes, au moins deux, voire davantage, selon ses propres fantasmes. Son intuition se rĂ©vĂ©la exacte lorsqu’il arriva Ă  l’angle de la maison. Dans un rayon de soleil mutin, accoudĂ©e sur la margelle d’un vieux puits, une femme en robe lĂ©gĂšre se laissait aller Ă  la mĂ©lancolie de ses pensĂ©es intimes. Le vent, impudent, venait lui caresser les jambes, soulevant le tissu en vagues successives. Tony se replia furtivement, puis, dans l’ombre du mur, s’accroupit derriĂšre un buisson. Il aurait aimĂ© pouvoir se pencher davantage ou que le vent, devenu son alliĂ©, en vienne Ă  soulever un peu plus haut l’étoffe qui lĂ©chait la peau diaphane de cette jeune femme. RecroquevillĂ©, muselant sa conscience, Tony dĂ©shabilla du regard l’aventuriĂšre dont il avait suivi les traces. Ses longs cheveux noirs tombaient en cascade jusqu’au creux de ses reins. Ils dansaient telles des branches d’ébĂšnes entre les motifs de cerises qui parsemaient la robe blanche ceinturĂ©e d’une large bande de cuir rouge. Ses hanches ouvraient le reste de sa robe en un parapluie sur des jambes qui n’en finissaient plus de l’inviter Ă  se perdre entre elles. Enfin, incongruitĂ© de la chose ou esthĂ©tique vestimentaire assumĂ©e, ses chevilles se logeaient dans deux Converses rouges. Une princesse des temps modernes, plus rebelle qu’un Chaperon rouge, qui attendait certainement autre chose d’un prince que son arrivĂ©e par la forĂȘt du jardin. Tony eut envie d’elle instantanĂ©ment. Son membre acquiesçait Ă  cette fugacitĂ© lubrique et s’érigera instantanĂ©ment pour se porter volontaire. Son Ă©rection trouva d’autant plus sa place qu’il ne portait rien sous son pantalon de toile.


La position demi-assise devenait de plus en plus inconfortable. Son sexe rĂ©clamait de la place et Tony Ă©tait sur le point de lui en donner en se levant quand il se ravisa. Un rayon solaire insolent venait de se glisser au niveau de l’entrejambe de l’inconnue. Le clair-obscur qui se dessina sur le tissu

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Commentaire (1)

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Alexandre Leforestier verif

Alexandre Leforestier il y a 10 heures

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