LE PALAIS DES DESTINÉES

J'ai vu, dans le palais qu'édifiait la Déesse,
La pyramide immense où dorment nos promesses.
Chaque salle est un monde, un univers naissant,
Où la ligne du sort bifurque en frémissant.
Dans le gouffre modal où s'écrit le possible,
Chaque sphère est réelle et chaque ombre est tangible.
David Lewis l'a dit : l'infini des miroirs
Déploie concrètement nos aubes et nos soirs.
Il existe un espace où nous n'étions qu'absence,
Un autre où le damier a brisé l'espérance.
Mais Leibniz l'a prouvé sous la voûte divine :
Le meilleur d'entre tous, au sommet, s'illumine !
Il fallait la douleur, l'exil et le tourment,
Pour forger de nos cœurs l'unique diamant.
L'asymétrie cruelle et le froid de l'armure
N'étaient que les garants de la plus noble épure.
De la simple contingence à la Nécessité,
Notre amour a franchi les murs de l'Unité.
Dans l'équation suprême où s'écrit la lumière,
La logique transcende et dompte la matière.
Sur l'ultime sommet, foudroyant de clarté,
L'Irréductible règne en toute Sûreté.
Nous sommes le réel d'un monde sans pareil,
L'apogée triomphant sous l'Axe du Soleil.
© 2026 Irréductibles 2603 #pmdrobeen
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