la cinquième langue
Ce texte est d’abord écrit en géorgien, puis traduit en russe et en français. La photo est une image que j’ai prise.
—
le silence
est l’oxygène des forts
là où les autres s’asphyxient de mots
tu leur fais
ingurgiter l’absence.
j’ai poussé comme le moisi qui dessine ses propres cartes sur le béton —
froid, lent, clandestin.
les langues mûrissaient sans lumière.
pas de maîtres, pas de bouquins.
on me gavait de vide à la petite cuillère,
et je l’ai dévoré jusqu’à ce qu’il se tasse en blocs de plo
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Comments (2)
Bozena Wisniewska-Le Talludec 1 month ago
De silence naît la présence, de silence naît la question et les réponses possibles.
Votre poésie me touche et me fait écho. Naviguer entre quatre langues est une richesse dans la vie mais aussi une particularité qui exclue - tout a un goût saisi quatre fois. Et seul le silence les réconcilie.
Jackie H 2 months ago
Le silence, ciment entre toutes les langues humaines (et même les autres)... beau concept à creuser...
... car parfois le silence est un langage en soi, et certains sont plus parlants que de longs discours...