Du cap de la Renaissance à bon port
Du cap de la Renaissance à bon port
Que dire des bardes vieux, gardiens de l'âme ancienne ?
Leur souffle ne meurt pas dans la malle armoricaine !
Si l'avion reste au sol et le passe-pied trébuche,
C'est pour mieux s'élancer, loin de la triste ruche.
Les paladins s'en vont vers un Ere plus joyeux.
Adieu vernis glacé, Brocéliande en pacotille !
Merlin sèche ses pleurs, car une nef scintille.
Morgane et Hugo Pratt, à la barre du navire,
Tracent à l'évidence un cap qui fait sourire.
Ils quittent le décor pour la tradition vivante.
Là-bas, le vent du Nord ne joue plus de bémols,
On chante à pleine voix le rugueux sean-nós !
Le Cygne noir y danse avec l'Oie devenue Reine,
Oubliant les calculs de la logique humaine.
La musique renaît, sauvage et sans contrôle.
Ni binious enfermés, ni bombarde qui tace,
Ici tout recommence et reprend sa place.
Dans l'action, l'artisan retrouve son bonheur,
En unissant enfin l'esprit, la main, le cœur.
L'équation se résout dans la joie du labeur.
Ô Breizh, ne pleure plus ! Tes poètes sont devant,
Ils ont pris la Monade et chevauchent le vent.
L'aventure est ouverte, et la mer est conquise,
Par la tendresse armée, la seule qui suffise.
Et l'aube, triomphante, éclaire l'horizon.
Au menu, plat de résistance Irréductibles à la sauce Janus 2026
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