Entretien avec Marine Léonardi
Entretien avec Marine Léonardi
À l’occasion de la venue de Marine Leonardi sur la scène de la Cité des Congrès de Nantes le 6 mars, j’ai pu m’entretenir avec l’humoriste, aujourd’hui en tournée avec son spectacle Mauvaise graine. Un échange franc et sans détour, à l’image de son humour, où elle évoque son parcours singulier, sa reconversion tardive vers le stand-up, son succès sur les réseaux sociaux et son arrivée sur France Inter.
Ancienne cadre passée par l’ESSEC et longtemps plongée dans l’univers très corporate des cosmétiques, Marine Leonardi a quitté ce monde en 2023 pour se consacrer pleinement à la scène. Depuis, son spectacle rencontre un succès grandissant, porté notamment par une forte audience sur Instagram où ses vidéos sur la vie de couple et la maternité trouvent un large écho.
Dans Presse Océan, vous retrouverez prochainement une version resserrée de cette conversation. Ici, je vous propose la version intégrale, sans coupe, telle qu’elle s’est déroulée : un dialogue où Marine Leonardi revient sur son parcours, son regard sur la parentalité, sa place dans le stand-up actuel et ce lien très particulier qu’elle entretient avec son public.
Une rencontre qui intervient alors que son spectacle affichait complet à Nantes et qu’un retour est déjà annoncé : le 29 janvier 2027, cette fois au Zénith.
Entretien avec Marine Léonardi
© Alex Dinaut

Racontez-moi ''Marine Leonardi''.
Marine : Je suis Marine Leonardi, je suis humoriste. J’ai un spectacle qui s’appelle Mauvaise graine dans lequel je parle beaucoup de la parentalité, du couple, où j’étrille un peu mon mari, gentiment, et où je me moque aussi beaucoup — un petit peu beaucoup d’ailleurs — du patriarcat, de tous les rouages du patriarcat. Donc c’est un spectacle quand même assez féministe mais assez tendre aussi, qui parle du couple comme plein de gens le vivent aujourd’hui, en 2026. Notamment quand on a des enfants, avec la pression sociétale, le job, la belle-famille, la famille, etc.
Avant ça, comme plein de gens, j’ai bossé en entreprise pendant presque quinze ans. J’ai fait une école de commerce et après j’ai tout de suite bossé en entreprise. Puis j’ai eu un puis deux enfants quand j’ai rencontré mon mari. Donc j’avais un parcours assez classique, dans lequel d’ailleurs je m’épanouissais beaucoup. Ça n’a pas été une crise de la petite quarantaine qui a fait que j’ai commencé à faire du stand-up, pas du tout. J’étais très contente, vraiment très bien avec ça. J’avais trouvé mon équilibre. Néanmoins, il y a quand même un élément déclencheur qui a été la parentalité, la découverte de la maternité et des petites injustices sociales que la maternité génère pour les femmes. Et à ce moment-là, je ne trouvais pas vraiment d’écho autour de moi. Les gens avaient l’impression que je vivais mal quelque chose qui était censé être un grand bonheur.
Donc il y avait cette nécessité d’en parler. Et comme je faisais déjà pas mal de théâtre à côté, je me suis dit : est-ce que ce ne serait pas à travers l’art que je pourrais libérer tout ça, en faire un exutoire ? Et je suis arrivée comme ça vers le stand-up. Au début, j’avais envie de faire les deux en même temps. C’est-à-dire mon job le jour et les comedy clubs le soir. Ce qui était quand même crevant. Et ça n’a pas tenu très longtemps parce que je ne voyais plus assez mes enfants ni mon mari. À un moment donné, il a fallu faire un choix.
Je ne m’attendais pas à ce que le stand-up devienne aussi professionnalisant. Quand j’ai commencé, je me suis dit : bon, ça va être un peu comme le théâtre, le petit cours du mardi soir. Je n’avais pas une attente démesurée. Mais en allant en comedy club et en voyant l’écho que ça trouvait chez le public — et notamment le public féminin — ça m’a encouragée à persévérer.
Vous aviez une situation plutôt stable. Ce changement a été compris par votre mari et votre entourage ?
Marine : Mon mari l’a compris parce qu’il m’aime et qu’il m’a énormément soutenue. Et c’est d’ailleurs une nuance qu’il faut apporter au portrait que je fais de lui dans le spectacle. Parce que oui, il a des défauts, notamment sur la charge mentale et tout ça. Mais le ciment de notre amour, c’est aussi un soutien inconditionnel. Je pense qu’il a toujours été très fier de moi, très soutenant, à me dire : « Vas-y, lance-toi. Si c’est ton truc, financièrement on trouvera des solutions. » Donc lui, ça a vraiment été un refuge à ce moment-là. Alors que je pense que c’est littéralement la personne que ça impactait le plus que je fasse ce changement.
Mon entourage, lui, a été plutôt mitigé. J’avais mes copines historiques qui m’avaient toujours poussée à prendre un micro, qui me disaient : « Tu as un truc avec ça, il faut creuser. » Mais elles étaient un peu désarçonnées que ça arrive au moment où j’accueillais un enfant. Parce qu’on était toutes dans le même mood à ce moment-là. Un mood où il faut materner, rester chez soi, prendre soin de son enfant, consolider la famille. Et ce n’était pas la dynamique dans laquelle je rentrais.
Et puis du côté de ma famille, de ma maman et de mon papa, ça a été très dur à encaisser parce qu’ils ont vu une mise en danger financière, une mise en danger du couple aussi. Je me suis quand même pris pas mal de remarques, même de copains, du genre : « Tu mets ton couple en danger. » Alors que moi je ne m’étais pas dit ça. Je m’étais dit que j’explorais quelque chose qui me plaisait.
Mais dans la tête des gens, une femme qui s’émancipe, une femme qui prend un micro, une femme qui fait une reconversion… c’est une mise en danger de la famille.
Vous étiez bien dans votre métier d’avant ?
Marine : Oui, j’étais bien. Je pense que j’avais toujours au fond de moi, comme plein de gens, cette petite envie d’explorer quelque chose d’artistique. Mais j’étais extrêmement bien traitée dans mon métier d’avant. Comme plein de gens qui bossent depuis dix ans, je commençais enfin à avoir une certaine reconnaissance, une certaine autonomie, un salaire qui était peut-être plus le reflet de ma valeur en entreprise. Je n’étais plus la stagiaire, puis l’alternante, puis le CDD. Enfin voilà, j’avais passé toutes ces étapes et j’étais arrivée dans une forme de stabilité qui est quand même super agréable. Donc c’était dur pour moi de me dire que tout ça allait s’arrêter pour passer au stand-up. Si j’avais pu faire les deux encore plus longtemps, je pense que j’aurais été tentée de le faire. Mais c’est épuisant. Et il y a eu un moment où je me suis fait peur. Je me suis dit : là, je ne suis ni en train de bien faire mon travail, ni en train de saisir toutes les opportunités que je devrais saisir en stand-up. Et quand je suis entrée dans la troupe du Jamel Comedy Club, quand la troupe m’a fait cet honneur, je me suis dit que je serais trop triste de me faire tej de la troupe six mois après parce que je n’avais pas été au niveau, simplement parce que j’étais épuisée.
Les vidéos sur Instagram sont arrivées à ce moment-là aussi ?
Marine : Non, c’était bien après. Je ne peux pas en vouloir aux gens de faire un peu l’amalgame. On croit souvent que je suis une personne des réseaux sociaux qui a fait un spectacle parce que ça marchait sur les réseaux. Mais ça ne s’est pas passé comme ça.
Le stand-up, j’ai commencé en 2021, vraiment à fond. En 2023, j’ai quitté mon entreprise, et mon spectacle tournait déjà depuis deux ou trois mois. Ma bonne résolution de l’année 2024, c’était justement de me lancer sérieusement sur les réseaux. À ce moment-là, j’avais 10 000 followers que j’avais gagnés en deux ans. Donc ce n’était pas non plus une fulgurance. Et en janvier 2024, j’ai commencé les formats « Vous n’êtes pas seul.e.s », vraiment au pif. Je prenais mon portable et je racontais mes journées. Et d’un coup, ça a énormément intéressé les gens. J’ai été la première surprise par ce succès.
Concernant France Inter, vous êtes arrivée comment ?
Marine : Ça m’est arrivé... maintenant c’est la deuxième année. J’ai été contactée, j’ai passé des entretiens.
Je trouve que c’est une chance énorme d’avoir cette tribune. Ça me permet aussi d’avoir parfois un discours un peu plus politique, qui sort peut-être un peu du registre dans lequel on a l’habitude de m’entendre sur les réseaux sociaux. J’aime beaucoup ça. Ça touche aussi un public différent, donc c’est très cool. De plus en plus de personnes viennent en salle grâce à France Inter, pas seulement grâce aux réseaux sociaux, donc je m’en réjouis. Mais c’est aussi une responsabilité. Quand on est sur une radio, a fortiori une radio publique, on sent qu’on est quand même observé. Et dans le contexte actuel, qui n’est pas évident, prendre la parole c’est une grosse responsabilité.
Vous vous sentez libre quand même ?
Marine : Je me sens hyper libre. Oui, ça c’est évidemment une condition sine qua non sans laquelle j’aurais du mal à continuer. Je me sens vraiment libre. Je n’ai aucune censure. Après, je ne suis pas non plus quelqu’un d’extrêmement clivant, même si j’essaie de plus en plus de faire passer des messages de la bonne façon parce que les gens se sont habitués à mon style. Je pense que dans les premières chroniques je me permettais moins de choses. Maintenant je me dis que les gens qui cliquent volontairement pour écouter savent aussi à quoi s’attendre. Donc ça me permet d’aller un peu plus loin dans l’observation du monde et de l’actualité.
On va parler du spectacle Mauvaise graine. C’est qui la mauvaise graine ?
Marine : C’est moi… mais dans le spectacle, ce sont surtout toutes les femmes qui s’en veulent d’avoir certaines pensées. Des pensées du style : j’en ai marre de cette vie-là. J’en ai marre de torcher les enfants, de torcher mon mari, le caleçon qui traîne, le machin, le truc… On se demande : ça va durer combien de temps ? Quand est-ce que je vais me reconnecter à la femme que j’étais avant ?
Ce sont des pensées qui existent, même si on a évidemment énormément progressé sur ces sujets. Il reste encore un tabou. Soit on met les femmes dans la case de la dépression post-partum, soit dans celle de la Wonder Woman. Alors qu’il y a dix mille nuances entre les deux. Et d’ailleurs, ça vaut aussi pour les hommes, sincèrement.
Ce dont je parle, c’est vraiment de cette phase d’acceptation de la nouvelle vie. Elle peut être extrêmement joyeuse quand on devient parent ou quand on se met en couple, mais il y a aussi un deuil de la vie d’avant. On n’est pas forcément prêt à tout ce que ça implique.
Donc Mauvaise graine, c’est dire tout ça à haute voix. L’assumer sans chercher à blesser qui que ce soit. Ni les hommes, ni ma famille. Juste dire : ça existe.
Je pense que quasiment toutes les femmes sont traversées par ces pensées-là. Il y a évidemment de la joie, mais aussi de la tristesse, et le poids des responsabilités qui tombe d’un seul coup sur les épaules. Et ce qui me fait plaisir, c’est que beaucoup de gens viennent me voir après le spectacle pour me dire : je me reconnais. Parfois la femme se reconnaît dans mon mari, et le mari se reconnaît dans moi. Ce n’est pas quelque chose de forcément normé ou genré. Ce que je décris, ce sont surtout des dynamiques de couple qui se mettent en place. Souvent, la femme va avoir un certain fonctionnement, les hommes un autre, mais au fond c’est surtout que la vie à deux demande un calage énorme. Et je pense que quasiment tout le monde sous-estime ça. Au bout de quatre ou cinq ans, quand on fait le bilan, on est souvent épuisé. Et on se demande simplement : à quel moment dans ma journée j’ai une minute pour moi ?
Vous allez jouer dans des Zénith. Qu’est-ce que ça représente pour vous ?
Marine : Ce n’est pas encore hyper concret pour moi. C’est évidemment une grande joie, parce que c’est une rétribution énorme de mon travail. Honnêtement, même l’amour que m’envoient les gens, c’est fou. Ils me remercient, ils me disent que je les fais rire… et voir qu’il y a autant de personnes qui veulent venir voir le spectacle au Zénith, c’est juste dingue pour moi.
En revanche, ça reste encore un peu abstrait, parce que c’est dans plusieurs mois. Et puis la taille des salles n’a jamais été un moteur en soi pour moi. Je n’ai pas forcément cette fierté de faire un Zénith plutôt qu’une salle de 500 places. Je suis évidemment très heureuse que des gens aient envie de voir le spectacle, mais je n’ai pas ce truc de me dire : moi je fais une tournée de Zénith. En revanche, je me réjouis de voir que le spectacle crée cette envie chez les gens. Et ça, c’est quelque chose d’extrêmement précieux.
Le spectacle, c'est du stand-up où vous racontez votre vie ou il y a aussi de l’incarnation de personnages ?
Marine : Il y a toujours de l’incarnation parce que le stand-up pur, sans incarnation, ça peut être un petit peu triste. En revanche, je n’ai pas vraiment ce truc de personnage qu’on peut retrouver par exemple quand Gad Elmaleh faisait Chouchou à l’époque. Il n’y a pas ça chez moi, mais par moment je vais jouer ma belle-mère, par moment je vais jouer moi dans certaines situations. Donc ça change.
C’est ce qu’on appelle aujourd’hui dans le stand-up des act out, c’est-à-dire des petits moments d’incarnation qui permettent vraiment aux gens de vivre la scène plutôt que simplement de l’entendre racontée.
On voit de plus en plus d’humoristes femmes. Vous avez un avis là-dessus ? Est-ce qu’elles peuvent être plus corrosives aujourd’hui sur scène ?
Marine : Je me réjouis déjà sincèrement qu’il y ait de plus en plus d’humoristes femmes. Je trouve que ça va vraiment dans le bon sens. Il faut continuer parce que ce n’est jamais acquis. Et oui, on a aujourd’hui une liberté de parole énorme.
Les hommes, je parle vraiment des hommes en tant que groupe et pas individuellement, pâtissent parfois du comportement de certains hommes. Donc sur certains sujets leur parole peut être mal interprétée. Nous, les femmes, on a cette liberté. Typiquement quand on parle de sexe ou de choses trash, ça prend tout de suite une ampleur politique dans notre bouche. Un homme qui parle de sexe aujourd’hui va être beaucoup plus observé, son propos doit être mesuré. Donc nous avons cette liberté, qui est parfois même un peu jalousée par certains hommes qui disent : “Si nous on disait ça…”
Mais en même temps, on ne nous voit pas encore assez sur scène. C’est un peu le paradoxe. Il faut continuer à programmer des femmes parce que ça fait aussi du bien aux femmes. La représentativité en humour fonctionne. On a quand même envie, aussi, d’aller voir des gens qui nous ressemblent. C’est ce qui explique les succès de profils comme le mien, mais aussi Elena Nagapetyan, Diane Segard ou Blandine Lehout. Ça montre que les femmes se déplacent volontiers quand ça parle aussi de leurs problématiques.
Vous avez deux filles. Quel âge ont-elles ?
Marine : Oui, elles ont 3 et 7 ans.
Dans votre spectacle, vous abordez le rôle de mère, le rapport avec les enfants ?
Marine : Oui, oui, c’est beaucoup détaillé. C’est une bonne petite partie du spectacle parce que justement j’essaie de déculpabiliser les gens en expliquant que malgré tous mes efforts — ils sont colossaux — je suis vraiment une mère défaillante. Ce n’est pas quelque chose qui est inné chez moi, c’est difficile. Et pour autant, le simple fait de l’admettre, je pense que ça fait du bien à mes filles. C’est-à-dire que parfois, quand je me trompe, elles sont soulagées quand je dis : « Je suis désolée, maman fait une erreur » ou « maman n’aurait pas dû réagir comme ça ». Ça ne veut pas dire qu’il faut se cacher derrière ça tout le temps, mais je pense que c’est important aussi de dire aux parents qu’on n’est vraiment pas parfaits.
Aujourd’hui, c’est très compliqué parce qu’il y a des standards très élevés en matière d’éducation. Sous couvert d’imperfection, il y a quand même une perfection cachée. Et dire aux parents que c’est le bazar, que c’est compliqué… entre l’image qu’on veut donner, ce qu’on imaginait être en tant que parents et ce qu’on est réellement, il y a un écart. Et c’est très difficile.
Si vos filles regardent un jour vos sketchs sur la maternité, est-ce qu’elles vont en rire ou vous demander des comptes ?
Marine : C’est une très bonne question, et c’est un sujet très touchy. On commence vraiment à y réfléchir avec mon mari parce que la grande arrive à un âge où elle capte plein de choses. Avant, ce n’était pas très concret pour elle. Maintenant elle comprend de plus en plus que maman est sur les réseaux sociaux en plus d’avoir un métier d’humoriste. Donc ça va demander de la pédagogie.
Les gens me demandent souvent si elles ont vu le spectacle. Mais là, ce serait délétère pour elles. Elles ne comprendraient pas du tout le second degré.
Mais je reste assez sereine. Ma mère nous a toujours dit à ma sœur et moi : « Vous êtes la plus belle chose qui me soit arrivée, mais si c’était à refaire je ne sais pas si je le referais parce que ça demande énormément de courage et ça a été très difficile. » Et j’ai toujours fait la part des choses dans son propos. Je sais que nous sommes les bonheurs de sa vie, avec ma sœur, mais que ça a été une montagne à gravir pour elle. Les deux ne sont pas incompatibles.
C’est un peu ce que je ressens aussi avec mes filles et c’est ce que j’explique dans le spectacle. Comme mes filles ne manquent pas d’amour au quotidien, j’imagine quand même qu’elles feront la part des choses.
Est-ce que vous avez un rapport particulier avec la ville de Nantes ?
Marine : Alors non, si ce n’est que mon mari a vécu ici et a fait une partie de ses études à Nantes. Mais on ne s’est pas rencontrés à ce moment-là. Moi j’ai surtout des souvenirs des épreuves d’Audencia que j’étais venue passer ici. On s’était bien marrés. Mais c’est une très belle ville. Je sais qu’il y a un super art de vivre, une ville très familiale. Donc je me réjouis d’être à Nantes.
Un message pour les lectrices et lecteurs ?
Marine : Eh bien que c’est important de consommer du spectacle vivant et de venir en salle. Parce que typiquement, moi j’ai la chance d’avoir un public assez large sur les réseaux sociaux, mais je pense qu’on fait passer beaucoup plus de nuances sur scène. C’est beaucoup plus intéressant et intelligent aussi, parce qu’on se rencontre vraiment. Il y a le body language, il y a plein de choses qui passent et qu’on ne peut pas retrouver derrière un écran.
Donc oui, ça vaut vraiment le coup de vivre ces expériences-là en salle et de ne jamais les négliger.
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