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Nous sommes tous des maquisards

Nous sommes tous des maquisards

Publié le 13 juil. 2020 Mis à jour le 3 déc. 2021
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Nous sommes tous des maquisards

Je ne suis pas un personnage de Hemley Boum, mais je suis peut-être la suite de son livre. Quand je parle de moi, je parle de nous. Nous les enfants de la révolution. Non ! de la résolution. La résolution d’un conflit avec notre passé. La résolution d’un conflit qui a engendré d’autres conflits. La résolution de la fissure sur notre fondation.

Plus d’un demi-siècle après nous sommes toujours traqués pour nos idées. Les pistes entre la brousse à laisser place aux routes presque bitumées. Mais nous utilisons les mêmes « mapanes » pour dribler l’oppression armée. Les hommes, les femmes et enfants en souffrance dans la brousse au NOSO sont tous de notre côté. Les hommes, les femmes et les enfants injustement arrêtés dans nos prisons payent le prix de l’héritage du passé. Un passé qui refuse de passer. Un passé qui vient et revient en continuité. Il est temps de stopper sa longévité. La longévité d’un système d’oppression. La longévité de la souffrance d’un peuple au lourd passé. Il est temps d’agir pour notre liberté. Il est temps de sortir du sissongo pour manifester. Manifester notre désir de vivre et non de survivre. Manifester notre besoin de parler sans être éliminé.

Je suis un maquisard. Pas celui du 13 juillet 1955, mais celui de 2020. Un maquisard des temps contemporains. Je rêve du jour de la grande liberté. Du jour où je pourrais écrire sans craindre un procès de terrorisme.

Ma liberté n’a pas de prix. Mais le prix d’une balle a une conséquence sur l’économie. Les balles gaspillées pouvaient sauver les hectares de tomates abandonnées. L’économie sur la guerre pouvait réduire le taux de mortalité, mais aussi le taux de chômage. Je ne me bats pas pour entrer dans l’histoire, je souhaite juste changer le cours de l’histoire. Restituer à notre nation ce que l’oppression lui a enlevé. Redonner à nos citoyens le sourire et la fierté.

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