SAPPHO ...
Deux pommes rouges sur une table
Nulle poussière seule la lumière.
Elles se touchent en l’abordable
D’un peau à peau le suspendant en l’éphémère.
D’obliques longs ongles se rebroussent.
Sur des cuisses qui se trémoussent,
De lèvres qui lancent un aspire
D’une romance qui ne soupire.
Des draps s’enroulent autour de ces corps.
De la ô note du plaisir en commun accord,
Le haut firmament suspend le jouir,
Le parcourir dans la persistance du frémir.
De soyeux cils alertes se replient
Sous un voluptueux toucher doigts fins.
A croire qu’ils mendient et répudient
De ce qu’efface le serpent d'airain.
Naviguant la surface de l’autre,
Agiles doigts de pieds en despote se vautrent,
Se croisent au diapason maître
De l’instant né où les corps brûlants s’enchevêtrent.
Oeuvrant le bouton sacré de rose,
Remuant la terre non sans cesse,
Phalanges qui élèvent la prose
D’un subtil plaisir ne s’en affaisse.
Bras fatigués laissent gorge comblée
D’une descente passionnée où l’éreinté air,
En pâle clarté de bouche obstruée,
Se loge en une trachée réprouvant l’amer.
Cet échange charnel dit sans contour,
Que l’archange aurait à parfaire,
Où le condamné sera le pourtour
Des corps écrasant la lumière.
Quand le caresser fait l’érudition,
Celle des âmes des femmes en voeux d’abandon
Que les baisers en brume déposent
Sur le corps de l’autre en désirée osmose.
S’étouffant de l’envie de s’avaler,
Buvant le vin sucré de passion,
Émanant des éreintés bruits scandés
40 Dont leur amour se gorge sans raison.
Des yeux pleins de suave, de poudrée
A plonger la fière tête sous l’aile dorée,
Laissent l’être élargir son néant
De l’éreintée recherche de la Lesbos d’antan.
Elles ferment sans bruits les bleus volets,
Trouent l’entremise de lumière
En nés volcans d’âmes fusionnées,
Déflagrent le reste poussière.
Le beau de l’air fantôme tressaille
De cette beautée éviscérée en entrailles,
Qui d’un rigoureux frisson se glane
Au travers, ostensible, des peaux diaphanes.
En lisière ombrée des rêves,
L’épicure commun idiome;
Nous sommes toutes de chastes Èves
Qui croquent toutes les belles pommes.
Nous étreignons nos larges lèvres.
Nous en abandonnons tous les captieux travers
Sur ce qui est dit appel au sale
Sur ce qui est dit au pouvoir appelé mâle …
image publique - Le Sommeil (1866) Peinture de Gustave COURBET
Posture de l'auteur ECIRTAP.
Toute chose sacrée et qui veut demeurer sacrée s'enveloppe de mystère dit M. Stéphane MALLARMÉ.
Je vous invite à saisir que la transcendance dans l'identification est à éviter.
Donc, diverses plumes ayant goût du copié, collé, pressé, étalé évitaient cet embrassée.
À cela, vous ne serez profond quand superficialité.
Et si ces mots en vous ne suscitent nuls effets entrainant le respect de l'intégrité et bien ... copiait, collait, pressait, étalait mes papiers en votre nom car écrire pour la gloire ne vaut rien.
À mes yeux , cela est certain ...
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