VII — Une promesse sans réponse
À mesure que nous approchions de Paris, le paysage changeait. Les routes se remplissaient, les lumières se multipliaient, les enseignes apparaissaient derrière les vitres. J’aimais cette transformation progressive. La ville ne surgissait pas d’un seul coup : elle nous absorbait par étapes.
Je pensais à la représentation qui nous attendait, mais aussi à la seconde destination que venait de nommer Hervé. L’une était inscrite sur nos billets ; l’autre ouvrait déjà dans mon esprit une bibliothèque dont je connaissais quelques rayons moins avouables que les autres.
Henry Miller me revint d’abord, avec Jours tranquilles à Clichy. Le titre m’amusait : je n’en avais pas gardé un souvenir particulièrement tranquille. Il y avait les cafés autour de la place de Clichy, la bohème, les rencontres, cette manière de nommer le désir sans prendre de gants. Tout cela appartenait à un autre Paris. Je ne cherchais pas à le retrouver intact ; son souvenir donnait seulement aux rues que j’imaginais une profondeur moins sage.
Puis ma mémoire quitta la géographie. L’Amant de Lady Chatterley, de D. H. Lawrence, n’avait rien d’un guide de Pigalle. Pourtant, je me rappelais le trouble que m’avait laissé cette femme dont la vie ne tenait plus dans le rôle qu’on lui avait donné. Je n’avais aucune envie de lui emprunter son histoire ; sa découverte d’elle-même continuait cependant de me poser des questions.
Avec Vénus erotica, d’Anaïs Nin, mes souvenirs de lecture devenaient plus personnels. Certaines pages m’avaient intéressée en philologue ; d’autres, je les avais relues sans qu’aucun travail universitaire le justifie. Ce n’était pas tout à fait la même curiosité. Je pouvais bien me l’avouer, seule avec mes pensées dans cette voiture.
Et puis il y avait Histoire d’O, de Pauline Réage. Deux mots, une lettre : assez pour faire hésiter une conversation entre la littérature et la confidence. J’en avais gardé une impression mêlée, intriguée par l’audace de cette fiction, heurtée par ce qu’elle imposait à son héroïne. La soumission d’O me dérangeait ; elle ne m’avait pourtant pas empêchée de poursuivre ma lecture. Qu’avais-je voulu comprendre jusqu’au bout ? Ce qui la retenait, ce qui me résistait, ou cette distance entre une histoire que l’on accepte de lire et une vie que l’on choisirait pour soi ?
Je me demandai ce qu’Hervé imaginerait si je lui citais ces titres maintenant. Une discussion littéraire ? Une confidence détournée ? Je préférai, pour quelques instants encore, ne pas choisir.
Ces livres ne racontaient ni le même lieu ni la même aventure. Ils se rejoignaient seulement dans ma mémoire, où ils composaient un Pigalle très personnel : un peu de ce que j’avais lu, beaucoup de ce que j’y projetais. Je savais reconnaître une référence dans un texte. Il était moins facile de reconnaître ce qu’elle venait chercher en moi.
Je n’avais jamais cru que la beauté d’une œuvre se mesurait à la respectabilité de son sujet, ni que la crudité suffisait à lui donner de la force. Certains livres m’avaient ennuyée malgré leur réputation sulfureuse. D’autres m’avaient troublée par une phrase, un silence, une pensée que je ne m’étais pas encore formulée.
Je connaissais cette sensation : refermer un livre et demeurer quelques instants immobile, avec une image que l’on n’était pas pressée de chasser. J’avais pu observer les audaces des personnages, les comprendre, parfois les envier, puis reprendre ma journée. Le livre restait sur la table. Je savais où commençait ma propre vie.
Ce soir, la proposition d’Hervé rapprochait étrangement ces deux espaces.
Il m’aurait été facile de parler seulement de curiosité. Le mot était commode, assez vaste pour abriter ce que je n’avais pas encore décidé de m’avouer. Mais certaines de ces images m’attiraient pour des raisons qui n’avaient rien d’universitaire. Je n’avais pas simplement envie de les comprendre. J’aimais le trouble qu’elles laissaient en moi, et je n’étais pas pressée de lui trouver un autre nom.
Cela ne dessinait aucun programme. Une rêverie pouvait me retenir sans que je souhaite la vivre. Une envie pouvait, au contraire, devenir assez précise pour me donner le courage d’un geste. Pour l’instant, je laissais ces possibilités ouvertes. Les imaginer n’était ni les avoir vécues ni leur promettre une suite.
Je songeai aux femmes que nous pourrions croiser. Des spectatrices comme moi, des habituées qui sauraient où s’installer, des danseuses attendant leur entrée. Je leur prêtais des robes sombres, des éclats de rire, une manière assurée de traverser une salle. L’une regarderait longuement un homme ; une autre ne lui accorderait aucune attention. Celle-ci serait venue pour la musique, celle-là pour une rencontre, une troisième pour gagner sa vie. Je ne pouvais rien savoir de ce qu’elles chercheraient, mais j’aimais les imaginer capables de choisir leur place.
L’envers des lumières s’imposait aussi. Je pensais aux spectacles de strip-tease, aux portes derrière lesquelles un public venait voir une femme se déshabiller. Dans mon esprit, je la suivais d’abord jusqu’à sa loge. Elle ajustait sa tenue devant un miroir, écoutait les premières mesures, attendait son signal. Que ressentirait-elle en entrant ? Le plaisir de retenir une salle entière, la concentration d’une artiste, ou l’impatience de terminer sa soirée ? Une même silhouette pouvait contenir des histoires que le spectateur ne verrait jamais.
Je songeais également aux sex-shops, à ces vitrines devant lesquelles on pouvait ralentir tout en faisant mine de chercher une adresse. Les mots du plaisir m’étaient familiers ; leur présence sur des emballages, dans une boutique où il faudrait peut-être poser une question à voix haute, me paraissait soudain moins facile à maîtriser. Je souris. J’aurais pu commenter certaines représentations devant un amphithéâtre et me découvrir embarrassée devant un comptoir.
Puis venait la prostitution, que la réputation du quartier faisait entrer dans mon tableau. Mes lectures m’avaient donné des figures ; elles ne me permettaient pas de connaître les personnes. Derrière une attente au bord d’une rue, j’imaginais des vies, des décisions et des contraintes dont j’ignorais tout. La liberté d’une soirée choisie avec Hervé ne m’autorisait pas à prêter la même liberté à chacune de ces femmes. Cette pensée demeura avec les autres, moins brillante, impossible à écarter.
Le Pigalle que j’inventais n’était donc pas fait seulement de velours et de beaux visages. Il comportait des portes devant lesquelles j’hésiterais, des regards que je pourrais mal comprendre, des situations qui me mettraient mal à l’aise. Je me demandais comment ma curiosité résisterait à ce qui la dérangerait.
Et les hommes, que verraient-ils dans ce même décor ? Certains viendraient pour le spectacle ; d’autres apporteraient avec eux le scénario d’une rencontre. Je songeai à cette facilité avec laquelle on peut prêter ses propres désirs à la personne que l’on regarde. Une femme qui sourit devient alors une promesse, une tenue audacieuse semble raconter une intention. J’avais assez étudié les malentendus pour ne pas croire qu’ils disparaissaient à la faveur de la nuit.
Pourtant, la possibilité d’être désirée par un inconnu me troublait. Je pouvais en éprouver le plaisir sans lui abandonner le sens de mes gestes. Et, surtout, je pourrais avoir mes propres préférences, être intriguée par quelqu’un que je n’aurais pas pensé remarquer, découvrir ce que mon regard choisirait dans cette salle.
Je jetai un coup d’œil à Hervé. Il conduisait tranquillement. Quels visages, quelles images avait-il associés au nom de Pigalle ? Je n’en savais rien. Sa proposition pouvait avoir réveillé chez lui un souvenir, une simple curiosité ou une rêverie aussi peu ordonnée que la mienne. L’idée de le lui demander me plut. Pour l’instant, je le laissai avec son silence.
Peut-être allais-je, sans le savoir, vers quelque chose qu’il désirait aussi. Je pouvais en éprouver l’intuition, pas m’en donner la certitude. Son silence n’était ni une réponse ni une invitation que j’aurais le droit de rédiger à sa place.
Dans la vitre, mon reflet se superposa un instant aux lumières. Une femme assise dans une voiture, son manteau sur les épaules, en route pour l’Opéra. Une passagère de la nuit. L’expression me plut : elle avait la légèreté d’une visite, la discrétion de quelqu’un qui pourrait regarder, s’étonner, puis reprendre son chemin.
Jusque-là, je m’étais accordé cette place assez confortable. Les autres entreraient dans la lumière. Je les observerais avec Hervé, nous échangerions quelques impressions, et je rapporterais de notre escapade une histoire à raconter.
Puis une image vint déranger cet arrangement.
Je me vis traverser une salle, ralentir au bord d’une petite piste, sentir qu’un regard me suivait. Je pourrais relever les yeux et le soutenir. Un sourire suffirait à prolonger cet instant ; je pourrais aussi le laisser passer.
Mais, dans la scène que j’inventais, je ne me détournais pas tout de suite. J’avais envie de savoir qui me regardait.
La conversation pourrait commencer par une remarque sans importance. Je m’entendis presque répondre, avec cette assurance que les années m’avaient donnée. Puis je changeai le début de la scène : cette fois, ce serait moi qui m’approcherais. Moi qui trouverais un prétexte pour parler, au lieu d’attendre qu’on m’en fournisse un.
Cette petite correction me troubla davantage que le reste.
À l’université, j’avais l’habitude de prendre la parole. Ici, dans ce lieu qui n’existait encore que derrière mes paupières, l’initiative m’exposerait autrement. Je ne pourrais pas me retrancher derrière une question de cours. Il faudrait reconnaître qu’une présence me plaisait, qu’une conversation m’attirait, que je souhaitais la prolonger.
Mon imagination alla plus loin. La lumière changea, une musique commença, et je me retrouvai au bord d’une petite scène. Je laisserais mon manteau sur le dossier d’une chaise. Je ferais quelques pas, consciente des visages tournés vers moi, du silence qui pourrait précéder le premier mouvement. Que deviendrait mon assurance si je choisissais, cette fois, d’être celle que toute la salle regarde ?
Je cherchai Hervé parmi ces visages imaginaires. Je me demandai quelle expression il aurait, ce qu’il reconnaîtrait de moi, ce qui le surprendrait. Je ne lui inventai pas de réponse. La scène resta suspendue, aussi précise que fragile, tandis que la voiture poursuivait sa route.
Je sentis mes doigts se resserrer sur la poignée de mon sac. Il était étrange qu’une image sans conséquence puisse produire une sensation si réelle. Quelques secondes auparavant, j’observais une femme se préparer dans sa loge ; à présent, j’avais prêté mon visage à celle qui s’avançait dans la lumière.
De passagère, je pourrais devenir actrice de la nuit.
Le mot avait quelque chose d’excessif et m’amusa. Il n’exigeait pourtant ni scène ni projecteurs. Je pourrais entrer dans une boutique parce que sa vitrine m’intriguait, demander ce que je n’aurais jamais osé demander, choisir de rester là où j’avais d’abord prévu de passer. Mon audace imaginaire tenait parfois à si peu : ne pas inventer d’excuse à ma curiosité.
Le vertige était là. Je connaissais assez bien la femme qui se préparait pour l’Opéra ; je ne savais pas encore ce que désirerait celle qui s’accorderait une nuit sans programme. Je pouvais l’imaginer hardie, puis hésitante, lui faire avancer la main vers une porte et suspendre son geste. Je laissais ces scénarios se former, étonnée du plaisir que je prenais à ne pas les interrompre trop vite.
Une pensée beaucoup moins majestueuse vint soudain interrompre mes rêveries.
Et si je croisais certains de mes étudiants ?
Je laissai échapper un petit rire.
J’avais imaginé les lumières, les portes entrouvertes, les regards d’inconnus. J’avais même commencé à trouver délicieux que personne ne sache qui j’étais. Mais je n’avais pas prévu que cet anonymat puisse prendre fin avec deux mots parfaitement ordinaires :
— Bonsoir, madame !
Je les entendais déjà.
Dans la scène qui se formait, quelques étudiants adultes se tenaient devant le programme d’un cabaret. Ils discuteraient avec cette animation que je leur connaissais à la sortie d’un séminaire. L’un d’eux tournerait la tête, hésiterait, puis donnerait un discret coup de coude à son voisin.
Je reconnaîtrais ce mouvement avant même qu’ils m’aient saluée.
Je me retrouverais devant eux, mon manteau court en fourrure de renard argenté ouvert sur le chemisier blanc, dont la transparence ne dissimulerait guère la dentelle bleu pastel. Ma jupe gris perle accompagnerait mes pas avec une liberté dont je connaissais les effets.
Je baissai les yeux vers son drapé.
Il faudrait évidemment qu’à cet instant précis la fente décide de se montrer particulièrement expressive.
Je souris davantage.
La professeure aurait préparé ses arguments. La jupe, manifestement, aurait les siens.
Je me représentai leur surprise, sans savoir ce qui la provoquerait exactement : ma tenue, ma présence dans ce quartier, ou simplement la découverte que j’existais en dehors d’une salle de cours. Nous avions tous cette tendance à laisser les autres dans les décors où nous les avions rencontrés.
— Nous ne pensions pas vous croiser ici, madame.
— À vrai dire, moi non plus, je ne pensais pas vous y rencontrer.
Cette réponse me plut. Elle aurait au moins le mérite de répartir équitablement l’embarras.
Hervé serait à mon bras. Je me voyais faire les présentations avec un naturel peut-être un peu trop appliqué, tandis que chacun chercherait une phrase convenable. Mes étudiants n’auraient probablement pas davantage envie de détailler leur programme que moi le mien.
— Vous venez voir un spectacle ?
— Nous regardons ce qui nous tente.
Je répétai intérieurement cette dernière réponse.
Elle était parfaitement innocente. Et, dans ce décor, elle pouvait sembler ne pas l’être tout à fait.
Voilà qui aurait mérité quelques minutes de séminaire sur l’importance du contexte.
Mais derrière la plaisanterie, je sentais une hésitation plus réelle.
Aurais-je spontanément rapproché les pans de mon manteau ? Rectifié ma jupe ? Pris cette voix un peu plus posée qui m’était familière lorsque je répondais à une question devant un groupe ?
Peut-être.
Il était facile de s’imaginer libre de tous les regards lorsqu’ils appartenaient à des inconnus. Ceux que l’on retrouverait quelques jours plus tard, de l’autre côté d’un bureau, avaient une autre portée.
Je ne redoutais pas d’être vue dans la rue avec mon mari. Ce qui me troublait était plus subtil : accepter que des personnes habituées à mon autorité puissent me découvrir dans un moment où je ne cherchais ni à expliquer ni à enseigner, mais simplement à profiter de ma soirée.
Je me demandai aussi si cette rencontre changerait quelque chose à leurs yeux.
Peut-être remarqueraient-ils une assurance différente, une élégance plus audacieuse, le plaisir manifeste que je prendrais à être là. Peut-être n’y verraient-ils qu’une coïncidence amusante, oubliée dès le lendemain. Je n’avais aucun moyen de le savoir.
Pourtant, je devais reconnaître que l’idée de les surprendre ne me déplaisait pas entièrement.
Non pas de les provoquer. Encore moins d’entretenir une ambiguïté avec eux.
Mais de déborder, un instant, du portrait un peu trop sage qu’ils avaient peut-être composé de moi.
Je m’imaginai leur souhaiter une bonne soirée, puis reprendre ma promenade au bras d’Hervé. Quelques pas plus loin, j’aurais sans doute envie de lui demander :
— Tu crois que j’ai eu l’air naturelle ?
Je lui prêtais déjà un sourire.
Puis je m’arrêtai sur un détail autrement plus embarrassant.
Dans toutes les versions de cette rencontre, je m’étais vue devant le cabaret.
Pas à l’intérieur.
Je n’avais pas encore osé déplacer la scène.
Décidément, il suffisait de quelques étudiants imaginaires pour découvrir que mes frontières n’avaient pas toutes disparu.
Mais j’étais désormais assez curieuse pour avoir envie de savoir où elles se trouvaient.
Hervé mit son clignotant. Le bruit régulier me ramena dans la voiture. Sous mes doigts, mon sac avait toujours le même fermoir ; mes billets étaient à leur place. Nous n’avions encore franchi aucune de ces portes.
— À quoi penses-tu ? me demanda-t-il.
— À ton idée de Pigalle.
— Nous pourrions commencer par choisir un cabaret.
Je ris. Sa réponse était si raisonnable qu’elle me rendit toute la distance parcourue en silence.
— Ce serait déjà un début.
Il me jeta un regard amusé, puis revint à la circulation. Je gardai pour moi les détails de ma rêverie. J’aurais peut-être envie de les lui raconter, une fois installés, lorsque nous aurions le temps de nous regarder en parlant. Pour l’instant, il me plaisait de les entendre encore résonner.
La circulation ralentit. Je redressai légèrement les épaules et ajustai le col de mon chemisier blanc. J’avais choisi mes vêtements, ma coiffure, mes bijoux. J’avais préparé chaque détail raisonnablement prévisible.
Hervé trouva enfin une place où s’arrêter. Avant d’ouvrir ma portière, je demeurai un instant immobile, la main posée sur la poignée. La fraîcheur du métal me fit sourire. Une porte, pour l’instant, tout à fait ordinaire.
— Solange ?
— J’arrive.
Je tournai vers lui un visage que je voulais tranquille.
— Tu es prêt ?
— Depuis longtemps.
Je souris et ouvris la portière.
Je ne savais pas si nous irions à Pigalle. Mais, pour la première fois, je me demandais ce que j’y ferais, et plus seulement ce que j’y verrais.
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Commentaires (4)
Adrien Grelet il y a 2 heures
Oh oh, mon intérêt est capté, vivement les suites !
Adrien Grelet il y a 4 heures
Oui le style est bon. Peut être un poil trop introspectif parfois mais cela sert aussi le contemplation et la rêverie (sur le chapitre 7 j'ai perçu ce côté assez nettement). Certaines scènes pour le moment se lisent tranquillement donc, laissant la place à l'écho de ses propres pensées.
Solange De Cléda il y a 4 heures
Merci, votre remarque est très juste.
Je sais que l’introspection prend parfois beaucoup de place, surtout dans ce chapitre. Mais c’est aussi ainsi que j’ai vécu cette période : avant certains gestes, il y a eu beaucoup de pensées, de projections, de rêveries… et parfois presque trop d’analyse.
J’aime cette idée que le lecteur puisse entendre, entre les lignes, l’écho de ses propres pensées.
Et puis, rassurez-vous : à un moment, il faut bien cesser de penser à ce que l’on pourrait vivre… pour découvrir ce que l’on choisit réellement de faire. 😉
Adrien Grelet il y a 5 heures
C'est donc un récit en partie auto biographique ? C'est bien écrit, je prends beaucoup de plaisir à suivre vos phrases.
Solange De Cléda il y a 5 heures
Merci beaucoup, cela me touche vraiment.
Et oui… même un peu plus qu’« en partie » autobiographique. 😉
J’écris sous pseudonyme, mais ce que je raconte vient bien de ma vie, de ce que j’ai ressenti, désiré, hésité à vivre puis parfois accepté.
La mise en littérature crée forcément une distance, mais le fond reste le mien.
Et si mes phrases vous donnent envie de poursuivre, alors je suis déjà très heureuse de vous emmener un peu plus loin dans cette nuit.