

Daudet évoque les fées
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Daudet évoque les fées
LA MORT DES FÉES
Alphonse Daudet – 1870
« Quel est votre nom ? » dit le juge.
- Mélusine
- Votre âge ?
- Je ne sais pas.
- Votre profession ?
- Je suis fée… je suis la dernière, il ne reste plus que moi, elles sont toutes mortes. »
La salle partit d’un grand éclat de rire. Mais cela ne la troubla point et de sa petite voix claire et chevrotante qui montait haut dans la salle et planait comme une voix de rêve, la vieille reprit :
« En vérité c’est grand dommage, la vie était bien plus belle quand elle avait encore ses fées Nous étions la poésie du pays, sa foi, sa candeur, sa jeunesse. Tous les endroits que nous hantions, les fonds de parcs embroussaillés, les pierres des fontaines, les tourelles des vieux châteaux, les brumes d’étangs, les grandes landes marécageuses recevaient de


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