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ALBA
Nature Objective
Non-fiction
Environment
calendar Published Nov 30, 2023
calendar Updated Jan 20, 2026
time 50 min

Nature Objective

En observant la situation mondiale dans toutes ses dimensions, nous pouvons repenser correctement l'avenir, agir préventivement à temps, poser des actes réfléchis, respecter la dignité humaine, se libérer de l'anxiété en n'oubliant personne ...

Il y a en Europe, des centaines de millions de gens atteints de sinistrose, cultivant la peur de l'avenir, refusant le changement que représente l'opportunité de faire face au réchauffement climatique et se réfugiant dans des croyances politiques réactionnaires et nationalistes, complètement dépassées, aux conséquences criminelles. Il y a tant de nuances à intégrer pour se doter d'une sémantique adéquate et permettre à la voie du milieu d'être la voie royale vers une paix inspirante et solide, temporellement définie à long terme.

Il est alors important de savoir écouter d'où vient le vent du changement pour un véritable progrès mariant écologie et économie.

Etre conscients des problèmes et jouer chacun/e notre rôle dans la société. Les personnes les plus en danger sont celles qui, traumatisées par les mauvaises nouvelles dans un horizon culturel bouché et cédant à la peur, ont perdu l'envie d'agir, celles qui pensent que la situation est tellement grave qu'il n'est plus possible d'espérer. Et, au contraire, seules les personnes qui cultivent des pensées positives peuvent renforcer leur immunité physique et morale pour les rayonner.

L'écologie, prétenduement "objective et scientifique", avec une analyse "froide", avec des constats factuels et des raisonnements chiffrés sur les pollutions et les déforestations, est insuffisante. La vision rationnelle est dépassée. Les approches sectorielles sont devenues inutiles.

La science seule, qui pendant des siècles a interprété le monde de façon mécaniste est à présent, insuffisante à nous faire comprendre la valeur sacrée de la vie et de la nature.

jaguar

Les sciences ne peuvent à elles seules, rendre compte de la splendeur de ce que nous appelons la réalité.

La conscience collective évolue avec le nouveau paradigme écologique : les dimensions de la science quantique (montrant comment observateur et observé interagissent dans un espace-temps mouvant) ouvrent le voie vers une écologie intérieure. Une vision où l'être humain s'implique personnellement dans sa globalité. L'écologie intérieure est reliée à l'écologie scientifique et à l'écologie politique et, les enrichit.

En matière d'éducation à l'environnement, les appels à la raison sont piteusement efficaces. Désormais s'imposent les appels à l'émotion et à l'engagement de notre être tout entier.

Mobiliser les ressources de l'affectivité et de l'esprit est infiniment plus efficace pour développer les Sciences collaboratives.

L'expérience directe dans la nature sauvage, l'éducation artistique, le recours à la littérature, à la poésie, aux mythes et aux légendes participent activement à l'éducation à l'environnement. Sachons faire appel aux nouvelles données de la psychologie appliquée et aux sciences cognitives. Le mental ne peut pas tout sans être relié au coeur, et l'émotionnel prime sur le rationnel.

C'est que ce qui relie à l'objectivité de la science.

Il est à déplorer les blocages de beaucoup de scientifiques, encore réticents à l'égard des conceptions holistiques de la science telles qu'enseignées depuis la création du Collège de France. Grégory Bateson, Fritjof Capra, Alexander Grossendieck, David Bohm, Trinh Xuan Thuan, Jacqueline Bousquet, Alain Connes et quantité d'autres chercheurs incontestables dans des domaines variés ont à ce jour largement vulgarisé ces conceptions.

Par exemple, pour Ilya Prigogine et Isabelle Strengers, "La nouvelle Alliance", Métamorphose de la Science, qui relève notamment "d'une écoute poétique de la Nature", doit conduire à une authentique réenchantement du monde au sens où, il nous faut comprendre le monde, moins comme une machine soumise à des lois linéaires de cause à effet, que comme une globalité complexe ou les interdépendances forment l'harmonie du tout.

Souvent égarés par une pensée anthropocentrée, nous oublions à quel point la nature autour de nous est vivante et puissante dans toute sa complexité.

Dans la science post-galiléenne, post-cartésienne, post-newtonienne, post einsteinienne, on voit en effet maintenant se dessiner une compréhension holistique du monde et de la vie où la notion écologique d'interconnexions et d'interrelations est prédominante.

Le débat sur la science a commencé au début des années 1970 avec les critiques radicales du groupe Survivre et Vivre. Aujourd'hui les convergences de la science et de la spiritualité nous permettent de comprendre l'histoire de l'univers et la place de l'humanité dans l'évolution de la vie sur Terre.

Les débats actuels qui persistent entre la vision mécaniste et la vision holistique de l'univers ne sont plus simplement une question scientifique ou philosophique, mais une question éminemment politique et personnelle. Il est question de choisir entre la soumission et la liberté.

Par la pensée systémique sur la Nature, l'environnement, la technologie, la santé, les sciences et l'économie, nous sommes à même de développer un cadre relationnel qui met en valeur l'équilibre, l'harmonie, la proportionnalité, le rythme, l'adéquation et la justesse. C'est précisément ce que nous offre la Beauté ! Certaines personnes peuvent même trouver des qualités esthétiques et poétiques à des équations et des algorithmes. La biomimétique n’est étrangère ni aux progrès rapides, ni aux performances époustouflantes des algorithmes contemporains. Mais la communauté informatique peine encore à intégrer la vraie puissance du vivant : sa sobriété.

Le superflu est onéreux et l'essentiel est offert dès lors que nous prenons le temps à des activités essentielles de la vie telles que les activités créatrices, l'amour, l'amitié, le partage, la contemplation de la beauté du monde.

Celui qui n'est curieux de rien ne fait pas preuve de libre-arbitre ni de discernement, favorisant la regression mentale et celle de ses enfants. La capacité reflexive, la pensée diminue chez la majorité des cultures populaires, stagnant dans une forme de médiocrité. Alors que les peuples ont une Culture riche, un bien précieux de première nécessité.

L'éducation est la clé de voûte de la liberté de penser.

Dans un monde en mutation, il ne s’agit plus de transmettre un ensemble fermé d’informations et de connaissances, mais d’enseigner des méthodes de travail, ainsi que la façon d’apprendre par soi-même dans des situations nouvelles. Plus qu’un savoir, l’école doit fournir des méthodes pour apprendre à travailler. Elle doit donner goût à la curiosité et à la volonté de savoir. L’enseignement s’est souvent servi de questions fermées qui n’admettent qu’une réponse et une seule.

Les réponses à de telles questions sont faciles à évaluer, mais cette façon de procéder n’habitue guère les élèves à faire face aux complexités du monde contemporain. Il est certainement bien préférable d’enseigner le sens de l’initiative et le goût d’entreprendre, en faisant participer les élèves à des projets ouverts, pour qu’ils soient confrontés à des choix et à des décisions, comme ce sera le cas plus tard, dans la vie réelle. Pour progresser, la motivation est essentielle. Un élève actif, capable de prendre des initiatives est capable d’obtenir de bien meilleurs résultats qu’un élève passif, auquel on demande d’ingurgiter un savoir préconditionné. Apprendre aux élèves à prendre des initiatives et à créer, c’est aussi une façon de mieux les préparer à leur futur rôle dans une société au sein de laquelle ils devront savoir s’adapter, évoluer, agir.

La Nature et la Culture fonctionnent à l'unisson. Nous devons avoir un fort et large goût de culture pour abreuver et structrer notre être.

La perte du sens de la beauté et l'affaiblissement du sens moral sont directement responsables de la décadence des civilisations à cause de la toute puissance accordée aux valeurs matérialistes de compétition, de domination et de profit économique. Les rapports entre la Science, l'Art et la Littérature peuvent permettre de résister à un déracinement sensitif et une résignation pour éviter la déculturation de la société.

Le mystère de la forêt, sa dimension imaginaire et symbolique interpellent notre inconscient insondable et buissonant. Le sens de la beauté marque notre empreinte profonde et permet de sortir d'une vision exclusivement matérialiste. Qu'est-ce que la Beauté si ce n'est la nourriture de l'âme ?

Certes les visages de la Beauté sont différents et multiples, ils peuvent verier à l'infini au cours de l'histoire et d'une culture à une autre, mais le sens de la Beauté est universel dans l'Humanité et même dans tout le règne animal.


Il est question pour chacun de nous de trouver le juste milieu entre l'indignation et l'émerveillement.


La nécessité d'une culture transversale entre naturalistes, photographes, cinéastes, journalistes, écrivains écopsychologues, artistes, guides de haute montagne ... évite l'hyperspecialisation et les approches sectorielles cloisonnées, souvent scientistes. Une culture de la Beauté pour réenchanter le monde, parceque nos facultés d'émerveillement nous maintiennent en bonne santé physique et mentale. Parceque comme le disait Dostoïevski, L'idiot, (1869) #labeautesauveralemonde

L'émotion associée au contact (avec la Nature ou l'animal) reste le moyen le plus puissant de combattre les préjugés et de créer des liens. Ce que les naturalistes ont de précieux, c'est leur amour de la nature et leur expérience de terrain, deux atouts qui permettent de ne pas s'égarer dans un intellectualisme anthropocentrique et de fonder une "éthique de la Terre" comme y aspirait par exemple le naturaliste américain Aldo Leopold. Dans la mesure où nous parlons avec le cœur, la passion est communicative.

Obeserver les bêtes sauvages est une expérience émotionnelle inoubliable et formatrice. Plus on observe et on s'immerge dans des conditions naturelles plus la simplicité apparaît. Le noyau central est dans cet amour de la nature sans lequel les individus ne sont pas centrés dans leur cœur et sans lequel l'écologisme ne serait qu'une idéologie parmi d'autres.

Seule l'écologie profonde est en mesure de répondre à la crise protéiforme qui nous submerge, et seule l'écologie profonde est irrécupérable par un système anxiogène, parcequ'elle est fondée sur des valeurs esthétiques et morales non matérialistes. Elle fait comprendre pourquoi et comment la beauté de la nature rétrécit tragiquement face à la croissance économique, cancer d'un monde devenu un vaste camp de consommation.

L'exigence de Nature et de liberté, assez forte chez chacun/e permet alors à l'humanité de passer de la survie à la vie. Les créatifs culturels, dans un monde profanateur de la Nature, s'interrogent sur la Beauté, le vide spirituel contemporain en communiant personnellement avec

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