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Être la cause d'une grande cause.

Être la cause d'une grande cause.

Published Jul 12, 2022 Updated Jul 12, 2022
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Être la cause d'une grande cause.

J’ai reçu ce commentaire d’ Olivier Carré, coach révélateur de talents, à propos de mon dernier billet : https://panodyssey.com/fr/article/entrepreneuriat/conversation-sur-le-plaisir-d-etre-une-cause-v8bamfuekv8v

La satisfaction de l’ego, qu’elle soit financière ou honorifique, est un puissant moteur de motivation dans nos entreprises et nôtre système de valeurs. Mais elle n’apporte pas la sérénité, ni la joie aux individus sur le moyen terme. J’ai pu le constater auprès de vieux dirigeants qui avaient passé leur vie à travailler dur. Ta piste de la spiritualité est intéressante à creuser. Ta vision dans ce domaine m’intéresse

Ce que m’inspire ton commentaire. 

Maslow et sa pyramide des besoins et Herzberg avec sa distinction entre besoins extrinsèques et intrinsèques dominaient jusqu’à aujourd’hui les théories de la motivation. Avant 2010 , je pouvais prédire les réponses aux deux questions : « qu’est ce qui vous déplaît dans la vie professionnelle? » et  «  qu’est ce qui vous plait dans la vie professionnelle? »

A de rares exceptions près ce qui déplaisait était le salaire, les conditions de travail, l’organisation du travail, les procédures et les pressions hiérarchiques. Ce qui plaisait était l’autonomie, l’apprentissage permanent, la reconnaissance, le travail en équipe et le contenu du travail 

Il existait une frontière entre la satisfaction des besoins extrinsèques et les besoins intrinsèques. Herzberg nous enseignait que la non satisfaction des besoins extrinsèques faisait mal, mais que leur présence avait peu d’impact sur les motivations. En revanche la satisfaction des besoins intrinsèques faisaient du bien.  Dans cette perspective, de bonnes conditions de travail et les systèmes de rémunération cohérents avec le marché de l’emploi satisfont. L’implication est renforcée par l’intérêt du travail, les valeurs ajoutées pour les parties prenantes , l’apprentissage permanent et la  « grande cause  » de l’organisation, quelle soit privée ou publique.
Dans ce contexte, le manager devait être porteur de sens et capable d’émouvoir le travail.

Patatrac ! Est-ce un effet de la crise , une perte de sens, une poussée matérialiste, une défiance entre les salariés et leurs employeurs, l’uberisation des emplois, le management par les algorithmes, l’exigence éthique, la conscience environnementale ou d’autres hypothèses ? La distinction précitée s’effondre.

Lorsque je m’amuse à proposer le même exercice aujourd’hui, les réponses à ce qui nous plait sont : la rémunération , le fait d’avoir un emploi, les faibles temps de déplacement. La référence au sommet de la pyramide de Maslow : reconnaissance et accomplissement émergent rarement. Lorsque je signale aux groupes mon étonnement , j’obtiens des réponses intéressantes : « Nous ne croyons plus aux discours de nos dirigeants, nous ne sommes plus que des ressources sur un tableau Excel, et les fameuses visions et chartes de management ne sont que du marketing non incarné dans les pratiques. Les promesses sur le développement durable et la préservation de l’environnement ne sont que des slogans. »

Un service formation permanente d’une université m’a demandé d’évaluer des vidéos de 5 mn réalisées par 30 managers, venant de tous horizons, où la problématique consistait a faire accepter un changement stratégique. Tous, sauf un , ne présentent que les conséquences en termes de primes sur les résultats de leurs collaborateurs :  « l’atteinte de cet objectif te permettra d’avoir 1/2 salaire mensuel en plus ». Aucune allusion a l’intérêt de la mission , à l’acquisition de nouvelles compétences, à la notoriété. 

Collaborateurs et managers semblent partager des valeurs matérialistes dans le cadre d’un management purement contractuel. Au risque d’être taxé de dinosaure nostalgique , je qualifie cette évolution de perte de sens et j’en suis triste. 

Et pourtant le contexte social, économique, environnemental et geo politique actuel est favorable à la poursuite de grandes causes entrepreneuriales. Par exemple :

  • Inventer des technologies capables d’éradiquer les effets néfastes  des activités humaines sur la nature et la biodiversité,
  • Assurer la sécurité énergétique, industrielle, agricole et financière de l’Europe,
  • Contribuer à la formation tout au long de la vie des citoyens et anticiper quelles sont les compétences pour les emplois à venir,
  • Permettre un accès à l’eau potable pour tous les habitants de la planète, 
  • Être une entreprise citoyenne consacrant ses profits à la recherche et développement, à une juste et raisonnable rétribution des actionnaires, dirigeants et collaborateurs et contribuant aux services publics des pays où nous opérons. 

 La quête du profit dans les entreprises marchandes et l’optimisation du ratio coûts/services rendus à la population dans les organisations publiques contribuent à la prospérité des nations. De mon point de vue elles devraient être des moyens et non des buts. Ford, en son temps affirmait que cela ne valait pas le coup d’entreprendre exclusivement pour faire du profit, il nous faut aussi poursuivre une grande cause. 
Et vous, quelle est votre grande cause ? 

Les sites d'Olivier : https://vivam-coaching.fr et   http://olivicarre.blogspot.com

 

 

 

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