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Épisode 7 : Pas de pitié

Épisode 7 : Pas de pitié

Veröffentlicht am 7, Juni, 2024 Aktualisiert am 27, Aug., 2025 Romance
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Épisode 7 : Pas de pitié

POV Lili

― Ouais… je ne sais pas trop… soufflai-je.


Anny m’observa et me sourit tendrement.


― Tu ne m’as toujours pas expliqué pourquoi tu t’es sauvée si vite de la fête chez Ryan. On dansait. On s’amusait bien et tout à coup tu es devenue livide et tu t’es enfuie. Ryan m’a dit qu’il t’avait vu sortir en courant, les larmes aux yeux, et qu’il a décidé de te raccompagner en voiture.

― Ouais… il a été vraiment super sur ce coup-là… murmurai-je en me remémorant ses paroles.


Anny s’installa sur mon lit, juste à côté de moi. Nous avions prévu de bosser un peu avant de regarder un film ensemble, tout en nous goinfrant de sucre. Une comédie, sans histoire d’amour si possible… Un truc badass avec une héroïne sans pitié. Mais apparemment, nous allions faire l’impasse sur les cours et nous concentrer sur notre moment de détente avec de la glace et des cookies.


― Tu veux bien m’en parler ? me demanda Anny d’une voix douce.


Elle attrapa ma main et la posa délicatement sur son cœur avant d’ajouter :


― Tu es comme une sœur pour moi. Tu peux me faire confiance…


Sa déclaration me troubla. Non pas que je doute d’elle, bien au contraire, mais l’idée de croiser son regard empreint de pitié ou de colère me pétrifiait. Notre amitié si récente, mais déjà si puissante, m’était essentielle. Vitale. Et je refusais de laisser mon passé la ternir.


― Je… je…


La sonnerie de mon téléphone me fit sursauter. Une notification Facebook apparut sur mon écran, me tordant l’estomac. Éric. La panique me submergea à la simple vue de son nom. Mon cœur s’emballa et la pression sur ma poitrine devint écrasante, comme si tout l’air avait disparu. Ma vision se brouilla, ma gorge se noua et je perdis pied. Prise de vertiges, je m’effondrai, incapable de bouger. Incapable de respirer.


***

― Ma chérie, tout va bien. Tu es à la maison. Tu ne crains rien…


Je me réveillai dans mon lit, enveloppée dans les couvertures, mon père et Anny à mes côtés. Ma tête tournait et j’avais du mal à avaler. Que s’était-il passé ?


― Ma chérie, tu as fait une crise d’angoisse, m’expliqua mon père comme s’il avait lu dans mes pensées. Bois. Tu dois avoir la bouche sèche après avoir hurlé aussi longtemps.


Hurler ? Pourquoi avais-je crié ? J’osais alors un regard vers Anny. Elle avait perdu son éternel sourire. Les yeux rougis et le teint pâle, elle semblait incertaine, jouant avec l’ourlet de son t-shirt.


― Je suis désolée, Lili. Je… je ne savais pas… sanglota Anny.


Non. Elle le savait. Elle savait tout. Mon père. Il lui avait révélé mon secret. Il m’avait trahi. Et maintenant, tout était sur le point de s’effondrer. Je risquais de tout perdre. Anny. La bande. Ryan. Je devrais raser les murs du lycée, subissant les railleries des autres. Je…


Mon père attrapa ma main et la serra fort, stoppant l’angoisse qui montait en moi.


―Je devais lui expliquer, Lili. Avec la crise que tu viens de faire, je devais lui dire. Je suis désolé, ma chérie. Quand je suis rentré, tu hurlais au viol. Tu demandais à Eric de te laisser tranquille, de ne pas te toucher. Tu te débattais et tu te frappais. Anny n’arrivait pas à te calmer. Heureusement que j’ai fini plus tôt que prévu, tu aurais pu te blesser…


― Je… je ne me souviens de rien… on discutait et j’ai reçu… un message d’Eric… murmurai-je totalement perdue.


Mon père se leva aussitôt pour ramasser mon téléphone encore au sol après ma crise. Il l’alluma et le déverrouilla. Depuis quand avait-il le code ? Il se figea, les sourcils froncés, la respiration lourde, ses jointures blanches serrant mon smartphone, qui craqua sous la pression. Puis, sans un mot, il sortit de ma chambre en claquant la porte avec fureur. Il jura, frappa les murs et les objets volaient dans la pièce d’à côté comme si c’était la fin du monde.


― Lili… je savais que tu avais vécu quelque chose d’horrible, mais j’étais loin de m’imaginer un truc pareil. Je suis désolée d’avoir autant insisté…


Le regard d’Anny s’était adouci, mais j’y décelai clairement cette maudite pitié qui s’y glissait au fil des secondes. Elle ne me voyait plus comme sa meilleure amie. Non, elle voyait la pauvre petite chose brisée. La victime de viol et de harcèlement.


Une fureur dévastatrice m’envahit. J’avais quitté ma ville natale pour échapper à cette horreur qu’était devenu mon quotidien – au mépris et aux jugements. Et voilà que toute cette folie me rattrapait, alors que je sortais enfin la tête de l’eau. Que je me réinventai loin de ce cauchemar.


― Non. Non… Stop ! explosai-je. Ce que j’ai vécu ne me définit pas. Je ne suis pas une victime de viol, je suis Lili Menphis. Je ne veux pas de ta pitié. Je n’en veux pas…


À bout de force et de mots, j’ai craqué. Mes joues étaient inondées de larmes amères et ma poitrine tremblait sous le poids de sanglots chaotiques. Honteuse, je plongeai mon visage dans l’oreiller, tentant vainement d’étouffer mes cris de douleur, tout en me cachant sous les couvertures, loin du regard des autres.


Contre toute attente, Anny resta près de moi. Elle s’allongea et m’a étreinte chaleureusement. Elle aussi pleurait. Elle pleurait pour moi. Pour nous. Pour elle.


― Je suis désolée… dit-elle en reniflant. Ce n’est pas de la pitié, je te promets. Je suis admirative. Je ne sais pas comment tu fais. Comment tu peux vivre avec ça ?


Je relevai la tête, réfléchissant à ce que je devais lui répondre. Avouer la vérité et me libérer de ce point énorme, ou rester dans le mensonge et continuer à prétendre que j’étais forte et que tout allait bien.


― J’ai essayé d’en finir, mais je me suis rendu compte que je tenais à la vie malgré tout.

― Tu… tu as essayé de te suicider ? bégaya Anny encore sous le choc.

― Oui. Heureusement, mon père m’a trouvé à temps. Ce jour-là, j’ai compris que soit je mourais, soit je vivais. Mais surtout que, si je décidai de vivre, il fallait que je le fasse correctement. C’est pour ça que j’ai voulu partir loin de chez moi. C’est pour ça que je suis ici, aujourd’hui.


Anny se redressa et planta son regard dans le mien. Ce que j’avais pris pour de la pitié brillait toujours dans ses yeux, mais à cet instant, je compris qu’elle ne m’avait pas menti. Elle était fière de moi, admirant ma force et ma détermination. Ce soir-là, notre amitié s’était trouvée fortifiée.


― Un jour, je te raconterai tout en détail. Je te le promets, mais pas aujourd’hui. J’ai envie de manger une tonne de glace devant un bon film d’action complètement débile. Et demain, on ira danser toutes les deux chez Ethan. On se fera belles et on s’éclatera sans se soucier de personne.

― Ce programme me convient parfaitement, m’avoua-t-elle.


Elle jeta un coup d’œil inquiet vers le couloir, et après une brève hésitation, elle me demanda :


― Et pour ton père ? On fait quoi ?

― Je vais le voir. Je te laisse choisir le film ?

― Yep ! Je m’en charge ! dit-elle en essuyant ses dernières larmes.


Sans attendre davantage, je sortis de ma chambre afin de rejoindre mon père. La cuisine était dévastée, mais déserte. Même constat pour le salon. Je me rendis ensuite à son bureau et frappai à la porte ouverte.


―Papa ?


Il garda le silence, mais je pouvais sentir sa présence. Avant d’entrer, je pris une profonde inspiration. Pour apaiser mon esprit délirant. Pour me recentrer. Ce soir, j’avais enfin pris conscience que je voulais vivre. Que je voulais être libre et m’amuser, mais mes vieux démons veillaient à ne jamais me laisser seule. Ils guettaient la moindre de mes failles. Tapis dans l’ombre, attendant l’instant parfait pour réapparaitre et m’entraîner avec eux en enfer.


Mon père était affalé sur le canapé près de la fenêtre, les mains sur le visage. Les meubles étaient tous renversés, excepté la table basse en face de lui, où reposait mon téléphone, l’écran toujours éclairé.


― J’ai supprimé son message et je l’ai bloqué. Il ne pourra plus te nuire. Je te le promets. Je suis désolé d’avoir encore échoué…, soupira-t-il.

― Échoué ? Quand as-tu déjà échoué ? lui demandai-je en m’approchant de lui.

― J’ai échoué ce soir-là. J’aurais dû comprendre ses intentions. Voir en lui. Merde, Lili ! Je t’ai laissé partir avec l’homme qui t’a violé…

― Comment aurais-tu pu le deviner ? Éric était l’exemple même du gendre idéal. C’est moi qui n’ai pas eu la jugeote d’écouter les rumeurs et de me méfier. Je n’aurais pas dû accepter le verre qu’il m’a tendu ce soir-là. Je n’aurais pas dû le laisser me conduire à l’étage…


Rapidement, mon père m’a entouré de ses bras, me serrant contre lui avec force et amour. Le visage enfoui dans sa chemise, je respirai son odeur réconfortante, bercée par les battements puissants de son cœur. Avant de me relâcher, il déposa un doux baiser sur ma tête et s’excusa à nouveau.


― Je vais bien, papa. Je te promets. Grâce à toi, j’ai réussi à me relever. Grâce à ta force et ton amour.

― Je t’aime, Lili.

― Moi aussi, papa.


POV Logan


Les entraînements avaient repris officiellement depuis deux semaines. Pour cette saison, le coach m’avait nommé capitaine de l’équipe. J’attendais ça depuis deux ans déjà. Depuis que j’étais devenu le quarterback titulaire des Faucons. Mais l’entraîneur me trouvait trop jeune et inexpérimenté, malgré mon influence positive sur le terrain et mon jeu exceptionnel. « Le capitaine doit toujours être un dernier année. » m’avait-il dit pour justifier son choix. Quelle connerie !


Aujourd’hui, mes efforts payaient enfin. J’avais tout ce que je voulais. Tout ce pour quoi j’avais tant bossé. Je devrais être aux anges, mais non. Impossible de me sortir Lili de la tête, tout comme les mots de Ryan après notre altercation dans les couloirs. Trois semaines à ruminer cette histoire, sans adresser la parole à mes potes sauf sur le terrain. Trois semaines à observer le jeu de flirt entre Ryan et Lili. Quel putain d’hypocrite ! Lui qui prétendait être à fond sur Camilla… dès que la jolie rousse n’était plus dans les parages, il était collé à Lili.


― Mec, tu viens ce soir ?


Je pensais être le seul, comme après chaque entraînement. Faire quelques tours supplémentaires pour me vider l’esprit et réfléchir à notre stratégie en visualisant les moments forts de notre match était devenu mon habitude. Et d’ordinaire, ils respectaient tous ça.


Mais aujourd’hui, Steve avait décidé de m’emmerder. Contrairement à tous les autres, excités par la perspective d’une nouvelle soirée de beuverie, il ne s’était pas précipité dans les douches pour se préparer. Ce qui ne lui ressemblait pas. Il était toujours le premier à s’amuser, surtout lorsque Anny était dans les parages. Et je savais que ce soir, Lili et ma cousine s’étaient portées volontaires pour ranger les choses de valeur avant l’arrivée des invités.


En sueur et essoufflé, à cause des exercices intenses et de la chaleur étouffante de cette fin de journée, Steve se mit à ma hauteur et courut à mon rythme en attendant une réponse de ma part.


― Pas sûr, lâchai-je du bout des lèvres.


En réalité, j’en crevais d’envie, mais je n’étais pas convaincu d’être le bienvenu. Surtout avec Morgan qui me collait comme une sangsue.


― Arrête tes conneries ! s’emporta Steve. Pourquoi tu joues les enfoirés depuis la rentrée ? C’est quoi ton problème ?


Mon problème ? Une certaine déesse aux yeux d’ambre qui me fuyait comme si j’étais le diable en personne. Le poignard que mon meilleur ami m’avait planté dans le dos. Ou encore cette maudite promesse faite à ma cousine.


Mais plutôt que de lui avouer mes faiblesses, je puisai dans mes dernières forces pour laisser Steve derrière moi.


***

Cinq semaines plus tôt


― Salut, cousine ! Comment vas-tu ?


Comme chaque dernier dimanche du mois, l’ensemble de la famille se réunissait chez moi. C’était une coutume à laquelle nul ne pouvait se soustraire. Nos aînés et les autres parents arrivaient le matin. Les femmes préparaient le repas pendant que les hommes parlaient affaires autour d’un verre et d’un cigare. C’était un peu trop misogyne pour moi, alors, je me retirais régulièrement pour aller dans la cuisine épauler ma mère et mes tantes. Leur bonne humeur et leur douceur me touchaient.


Anny était arrivée plus tard dans l’après-midi, sa mère m’avait dit qu’elle mangeait chez une amie. Une première pour elle ! D’aussi loin que je me souvienne, Anny n’a jamais eu que la bande et moi, et ça ne devait pas être facile tous les jours. J’étais content pour elle. Une présence féminine, autre que nos conquêtes d’un soir, serait bien pour elle.


― Logan ! Toujours à trainer loin des hommes ! ria-t-elle en se fondant dans mes bras.


Elle était comme une petite sœur pour moi. Nous n’avions que deux semaines d’écart et avions grandi ensemble. Je me sentais bien plus proche d’elle que de mes frères, les fils prodigues de Philip Cohnrad. Henry, Kevin et moi étions si différents. Ils étaient la copie conforme de notre père et faisaient sa fierté. Sportifs, passionnés par la bourse, le marketing… tout ce qui pouvait faire d’eux des magnats des affaires. C’était d’ailleurs pour ça que notre paternel avait décidé de laisser les rênes de l’entreprise familiale à Henry. Quant à Kevin, il devait partir à l’étranger d’ici quelques mois pour superviser la création d’une succursale.


En ce qui me concerne, même si j’avais hérité de la carrure imposante des hommes de ma famille, je tenais mes yeux verts, mes cheveux noirs et mon sourire de ma mère. Et, tout comme elle, j’abhorrai les jeux d’argent et de pouvoir. Je préférais passer des heures le nez dans les livres ou derrière mon ordinateur, quand je n’étais pas sur le terrain de football. La plus grande déception de mon père, malgré mon jeu implacable et mon dossier scolaire irréprochable.


― Que veux-tu ? Je ne peux pas tolérer leur air insuffisant…


Anny ne put réprimer un petit rire. Bien qu’elle soit le trésor inestimable de son père, elle ne supportait pas plus que moi leurs discussions sans fin sur les rachats d’entreprises, les stratégies de restructuration et les secrets du management pour optimiser la rentabilité… tous ces échanges entre requins en costume-cravate.


― Ouais, je te comprends… soupira-t-elle.


Dans un geste complice, je mis un bras autour de ses épaules pour la taquiner et changeai de sujet :

― Alors, où tu étais passée ? Tu as manqué le fameux tajine de ma mère…


Elle me donna un léger coup dans les côtes et me repoussa pour se diriger vers le micro-ondes. Elle n’était pas dupe et savait parfaitement que j’avais gardé une assiette pour elle.


― Merci, Logan. T’es un amour, dit-elle après avoir avalé une énorme fourchette de semoule. En fait, j’étais avec Lili. C’est notre nouvelle voisine. Elle est arrivée la semaine dernière et je lui ai proposé de lui faire une petite visite guidée. Elle est vraiment géniale. Elle ignore qui je suis et ne s’intéresse pas à moi pour mon argent ou pour mon statut…

― Super ! Je suis content pour toi. Elle est dans quel bahut ?

― Le nôtre… répondit-elle lentement en levant les yeux vers moi. Je l’aime vraiment beaucoup, alors je voudrais que tu me promettes de ne pas la faire fuir.

― La faire fuir ? riai-je. Tu sais que c’est plutôt le contraire avec moi… Les nanas ont tendance à être très collantes avec moi.


Anny fit une grimace avant de soupirer. Elle détestait cette image de séducteur que je m’efforçais d’entretenir en dehors de cette maison. Je n’étais pas non plus convaincu d’apprécier ça, mais c’était hélas inévitable… Un peu comme un héritage familial. Mes frères avaient adopté ce mode de vie de sportif play-boy, à l’instar de mon père et de mes oncles avant lui. C’était l’unique chose que je partageais avec eux. Et même si c’était d’une connerie sans nom – j’en avais pleinement conscience – ils m’avaient fait clairement comprendre que l’honneur des hommes de la famille Cohnrad était en jeu. Je ne pouvais pas faire les « tapettes », dixit Kevin, et je devais profiter de ma gloire et de ma belle gueule pour m’amuser au maximum avant d’épouser celle qu’ils avaient certainement déjà choisie pour moi.


Eh oui ! Nous étions ce genre de famille. Les alliances étaient commerciales. Aucun sentiment, que du faux-semblant. Voilà pourquoi j’avais accepté d’agir comme un connard. De ne jamais coucher deux fois avec la même fille. Pour me protéger… pour ne jamais m’attacher.


― Pas après être passée dans ton lit… finit-elle par avouer.

― OK… soupirai-je. Si je te promets de ne pas la toucher, ça te va ?


Son visage s’illumina et elle me remercia.


― Super ! J’ai hâte de la présenter à toute la bande… s’exclama Anny en terminant son assiette.


***

Présent


Steve avait finalement réussi à me persuader de faire une apparition ce soir. Il avait effectué les tours supplémentaires sans rechigner, accepté les étirements que je m’imposais après chaque entraînement et avait attendu que je sorte des vestiaires pour me parler. Je ne le savais pas aussi persévérant.


À mon arrivée, la fête battait son plein. À peine 22 heures et la maison était déjà bondée de crétins bourrés, mais il n’était pas difficile de deviner où se trouvait toute la bande. Je fis un détour par la cuisine pour me prendre une bière avant de les rejoindre vers la piscine.


Anny avait connecté son téléphone à l’enceinte à l’extérieur et la terrasse avait été transformée en piste de danse. Mes yeux ont instantanément attiré par Lili, debout au centre, pieds nus, se laissant emporter par les rythmes envoûtants d’une vieille chanson de Sean Paul. Elle portait un jean blanc et une chemise vaporeuse parme qui épousait à merveille ses courbes délicates. Ses cheveux, rassemblés en un chignon désordonné, ajoutaient une touche de charme à sa beauté naturelle. Je restais captivé par la sérénité lumineuse de son visage, empreint de joie.


― T’es vraiment accro, mec… affirma Ryan en posant sa main sur mon épaule.


Il me connaissait par cœur. Lui seul avait le don de percer mon armure, de voir au-delà de ce masque immonde que je revêtais depuis si longtemps que parfois j’oubliais qu’il n’était pas réel.


Inutile de débattre ou d’essayer de le duper, nous le savions tous les deux : c’était une douloureuse vérité.


J’avais cette fille dans la peau et je ne pouvais rien y faire.


Quoi que mon cœur en dise.




Texte de L.S.Martins.

Image par Valentin Tikhonov de Pixabay


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