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De la Sobriété Numérique

De la Sobriété Numérique

Publié le 11 janv. 2023 Mis à jour le 11 janv. 2023
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De la Sobriété Numérique

Que naîtra à présent de cet écran noir à animer que nous pouvons assimiler au Noun des égyptiens ? Le concept d’océan primordial chaotique des origines, de la nouvelle civilisation digitale ? Celle qui utilise ses doigts !

La mudrā est un terme sanskrit signifiant « sceau, signe, geste, rituel », qui désigne une position codifiée et symbolique des mains d'une personne ou de la représentation artistique d'un personnage ou d'une divinité. L'origine des mudrās est très ancienne et se rattache à la culture védique bien connue de Steve Jobs. Nous ne le savons que trop peu et le découvrons peu à peu.

Nous aura-t-il fallu une disruption créatrice, dans sa définition initiale, une ouverture brusque d’un circuit électrique pour faire basculer nos modes de vies vers une identité et un art de vivre numérique planétaire ?

Toutes les portes se sont ouvertes grâce au numérique.

L'adjectif « numérique » vient du latin « numerus » (« nombre », « multitude ») et signifie « représentation par nombres ». Le terme anglais « digital » vient du latin « digitus » qui signifie « doigt » ; en anglais « digit » désigne un chiffre (0 à 9). Appliqué à un ordinateur, il est attesté en anglais depuis 1945.

L'industrialisation des processeurs et de l'ordinateur entre 1980 et 2000 a transformé profondément certaines technologies et services. On a pu parler de « révolution numérique », au sens où le calcul numérique s'oppose au traitement analogique de l'information. On a ainsi la télévision numérique, la radio numérique, la téléphonie numérique, le cinéma numérique, la photographie numérique, le son numérique, etc.

Le mot « numérique » est « en train de devenir un mot passe-partout qui sert à définir un ensemble de pratiques qui caractérisent notre quotidien et dont nous avons peut-être encore du mal à saisir la spécificité ». 

Gérard Berry, constatant que le mot « numérique » a supplanté le mot « informatique » dans le discours politique et dans les médias, estime que pourtant « on ne peut comprendre le monde numérique dans sa totalité sans comprendre suffisamment ce qu’est son cœur informatique ». L'utilisation de techniques numériques a déterminé des changements au-delà de l'aspect technique annoncé depuis les années 1970.

 

Depuis la fin des années 1990, les humanités numériques ont étudié les transformations culturelles qu'a engendré le développement du World Wide Web. 

Milad Doueihi parle, dans ce sens, de « culture numérique », pour mettre l'accent sur la transformation de la vision du monde que produit la diffusion des technologies numériques. Il n'apparaît pas cependant que cette transformation ait un rapport avec la nature numérique des informations que traitent les divers appareils.

Les utilisateurs s'en soucient peu en général.

La baisse du coût de la production et de la diffusion des produits culturels, catastrophique pour les industries qui en vivaient, ainsi que l'incorporation à des produits manufacturés des compétences techniques qui étaient associées à ces activités, constituent les racines du changement. La culture numérique se caractérise ainsi par la production de produits culturels par des personnes aux compétences et aux occupations les plus variées, qui viennent remplacer ceux autrefois nécessairement conçus et produits par des spécialistes. Dans le même temps, la circulation massive d'informations lisibles par des machines stimule le contrôle de ces échanges, et indirectement des personnes qui les utilisent, par les grandes organisations étatiques et privées, capables d'extraire de ces immenses flux de données des indices pertinents de leur comportement. 

Plaçant le numérique dans la continuité historique des avancées techniques, Stéphane Vial propose de parler du « système technique numérique » dont il identifie trois « versants » : l’électronique (versant physique), l’informatique (versant logique des algorithmes) et les réseaux (versant réticulaire des connexions).

 

Steve Jobs, lors de la présentation du premier Iphone, demandait à ses disciples : “Vous voulez le monde à portée de main ?” Au lieu de se demander “Pourquoi ?” , les disciples ont imaginé avoir le monde dans leurs mains. Depuis, le monde à portée de main ne suffit plus, qu’allons-nous en faire de notre monde ? 

Les promoteurs des technologies de l'information et de la communication soutiennent que les flux d'information, qu'ils disent « dématérialisés », réduisent l'impact des activités humaines sur l'environnement, en diminuant les ponctions sur les ressources naturelles par une meilleure organisation de la production et de la consommation.

Les critiques de l'usage des techniques numériques estiment que la réduction est illusoire, et que cette perception se fonde sur la discrétion des consommations numériques, opposée à la visibilité des moyens de transmission matériels, comme dans le cas d'un courriel remplaçant un courrier. La plus grande disponibilité de la ressource entraîne par un effet rebond l'augmentation de la consommation, réduisant ou annulant le gain. L'impact environnemental des activités humaines ne semble pas fortement lié à une technologie particulière.

La consommation d'électricité des appareils numériques, diffuse chez les utilisateurs et dans les réseaux de télécommunications, concentrée dans les centres de données, atteint 2 % de la consommation énergétique totale. Si les technologies numériques sont auxiliaires dans la production de l'électricité par des ressources renouvelables, il n'y a pas de signe que cet aspect positif soit aujourd'hui dominant.

La fabrication des appareils consomme des ressources et de l'énergie.

Leur obsolescence rapide crée une quantité de déchets qu'il faut prendre en compte dans le bilan environnemental des technologies. L'économie numérique représente plus de 4 % de la consommation d'énergie primaire au niveau mondial, et cette consommation augmente de 9 % chaque année. La fabrication des terminaux et des infrastructures de réseaux en est la cause principale. D'après Sébastien Broca, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication, les industriels n'ont pas intérêt « à ce que leurs utilisateurs adoptent des comportements écologiques. Leur prospérité future nécessite que chacun s’habitue à allumer la lumière en parlant à une enceinte connectée, plutôt qu’en appuyant sur un bête interrupteur. Or le coût écologique de ces deux opérations est loin d’être équivalent.

La première nécessite un appareil électronique sophistiqué muni d’un assistant vocal dont le développement a consommé énormément de matières premières, d’énergie et de travail. Nous sommes aujourd’hui, en majorité, embarqués dans l’arche numérique, nous permettant d’apprendre et d’ingérer des mannes infinies de données et de les transformer en de multiples créations réelles et virtuelles.

Notre capacité d’adaptation face aux défis énergétiques et à ces modes de vies digitales transforment nos systèmes productifs et nous mettent à l’épreuve, confinés ou non. A nous de nous poser les bonnes questions ! La garde du troupeau ne demande en réalité guère de soin au berger. Le berger est un pasteur, non un agriculteur. Son travail est extensif et la mosaïque de cultures à harmoniser est infinie. La sobriété, du latin "sobrietas" désigne la tempérance dans l’usage du vin. Elle est une condition de bonne santé, et de modération dans le boire et le manger.

Elle est un caractère des animaux peu exigeants pour leur nourriture : le chameau remplace, au Maroc, le chemin de fer et les voitures. […]. Il est inutile de rappeler la sobriété de cet animal ; il se nourrit des herbes qu'il parvient à happer le long de la route ; à l'étape, on lui donne de la paille ou du fourrage vert et une ration d'orge tous les trois jours. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, p. 330).

Il est de notre devoir à travers le temps de trier les DATA et de les interpréter de manière juste et socialement responsable pour en simplifier l’utilisation au service de nos humanités. Pour que les bipèdes que nous sommes aient l’humilité de partager leurs joies et leurs connaissances au plus grand nombre, plutôt que des colères et vulgarités numériques, tout en demeurant sobres, tant numériquement que consciencieusement vis à vis de la terre mère qui les nourrit, et des générations futures. Nous ne verrons pas apparaître une IA dotée de conscience de notre unité puisque les êtres binaires que nous sommes et qui la fabriquent en sont eux même difficilement conscients à leur propre niveau.

Le numérique au service de la protection du Vivant, programmé pour prendre conscience de l’énergie vitale, a une chance de donner à l’humanité le choix de s’émerveiller en conservant la notion des priorités au service de la Vie et du Vivant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaires (4)

Pourquoi ? Parce que nous inversons son théorème et il avait compris pourquoi... 🚀

J'ai rencontré une #écrivaine qui a le don et la sagesse d'écrire ce nous sommes en train de batir pas à pas. C'est une très grande dame. Lisez le message qu'elle vous écrit - et lisez au calme. Puis pensez.

Cette écrivaine est en train de mettre en lumière la naissance d'une nouvelle civilisation grâce au #numérique.

Posez-vous et lisez sa publication :

Le numérique au service de la protection du Vivant, programmé pour prendre conscience de l’énergie vitale, a une chance de donner à l’humanité le choix de s’émerveiller en conservant la notion des priorités au service de la Vie et du Vivant. 🌎
Un grand monsieur de la communication me disait au tout début de l'histoire Panodyssey intéressez-vous Alexandre aux travaux de Marshall McLuhan

Un autre grand monsieur des médias qui a beaucoup compté pour moi - et l'Europe - prenait le temps d'écouter mes dires et mes délires autour du concept et de la vision numérique, économique et sociétale Panodyssey - à la naissance de l'idée. Un homme au regard perçant, grand et passionné de livres anciens. Il les rangeait, arrangeait et archivait soigneusement en écoutant ma prosodie dans sa bibliothèque à Paris... Je le salue très chaleureusement parce qu'il n'est plus sur notre planète et qu'il compte toujours - #fidélité - beaucoup dans ce que nous faisons au quotidien - #intégrité

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